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134 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Carton d’audience en 2023 pour la série française au format Duanju « Les aventures avec ma voisine »

    Avant de rejoindre la plateforme internationale Stardust TV en 2025, la mini-série feuilletonnante Les aventures avec ma voisine  avait déjà rencontré un succès viral sur Facebook, cumulant près de 700 000 vues. Deux premiers extraits publiés au printemps 2023 ont révélé le potentiel de ce format encore inédit en France. En 2023, aucune plateforme n’existait encore en langue française, alors que le format connaissait déjà un essor à l’étranger. En Chine, 2023 marque l’explosion des mini-feuilletons verticaux. Dans ce paysage, Les aventures avec ma voisine fait figure de pionnière française, en s’inscrivant dans une tendance mondiale. Le 12 avril 2023, un premier épisode franchit les 400 000 vues, accompagné de plus d’un millier de mentions J’aime et de nombreux partages. Deux mois plus tard, le 22 juin, un autre épisode confirme l’engouement avec plus de 300 000 vues et une nouvelle vague de réactions enthousiastes. Le public salue le ton léger, la beauté de l’actrice Lana Sfera et le personnage attachant incarné par Guillaume Sanjorge : « C’est vraiment bon, j’adore, bravo tu es au top », écrit une spectatrice. « Tu as une âme de comédien et de rassembleur », ajoute un autre. Certains s’amusent des situations : « Donc il faut donner du sucre à la place du sel, c’est ça ? » ou encore « Sacré sel ! » De Facebook à Stardust TV Le projet a ensuite été raccourci pour coller aux standards du Duanju, avec un rythme plus soutenu et des épisodes condensés. En avril 2025, la série rejoint le catalogue international de Stardust TV, devenant la première production originale française disponible en huit langues (français, anglais, japonais, coréen, turc, arabe, portugais, espagnol et allemand). Les plateformes de fiction mobile offrent un environnement plus adapté que les réseaux sociaux pour ce type de formats : elles permettent au spectateur de suivre l’histoire épisode après épisode, avec une expérience pensée pour la sérialité et le visionnage sur smartphone. Ainsi, les aventures nées sur les réseaux sociaux ont trouvé un second souffle sur une plateforme internationale, confirmant la capacité du format à franchir les frontières. Source : Facebook - Guillaume Sanjorge , 23 juin 2025 Morandini Blog , 13 avril 2025

  • Le Sap’Heure : le bistrot parisien devenu décor de séries Duanju

    Depuis 2023, le bistrot Le Sap'Heure, situé sur la place Jacques Froment près de Montmartre, s'est imposé comme un lieu incontournable pour le format Duanju à la française. Entre tournages, projections et vie de quartier, il conjugue convivialité, gastronomie et création audiovisuelle. Ce nouveau format de fiction mobile a trouvé ici l’un de ses ancrages parisiens. De l’assiette à la fiction En novembre 2023, Le Sap'Heure a servi de décor à une scène de la série Les Aventures avec ma voisine, réalisée par Jérémy Haeffele et diffusée sur Stardust TV. Dans cette scène, le héros, incarné par Guillaume Sanjorge, confie ses rêves les plus fous à sa voisine, jouée par Lana Sfera, lors d'un rendez-vous plein d'humour et de poésie dans l'ambiance intime du bistro. Une comédie fraternelle sur grand comptoir En 2024 et 2025, le bistro a accueilli l’intégralité du tournage de La Minute des Frangins, une comédie contemporaine au format Duanju produite par Sanjorge Production. Entre complicité et chamailleries fraternelles, les personnages ont trouvé dans ce décor un terrain de jeu naturel. Les acteurs Sylvain Binetti, Guillaume SanJorge, Chloé Borivage, Claudia Notte, Claire Butard et Anaïs Petit y ont incarné des rôles hauts en couleur. Une projection internationale Le 14 juin 2025, le Sap’Heure s’est transformé en salle de projection lors d’une soirée organisée par l’association Studio Phocéen. Devant un public local et des invités connectés depuis le monde entier, cinq fictions Duanju produites par Sanjorge Production ont été présentées : Ambre, La Minute des Frangins, Miliciens, Roi Gandolfi et Les Aventures avec ma voisine. La projection s'est terminée par une session d'échanges dynamiques entre les professionnels internationaux et les équipes françaises. Un souffle littéraire et culturel Plus qu’un décor de cinéma, le Sap’Heure est aussi un espace de création et d’inspiration. C’est ici qu’a été rédigée une partie du livre Houris de Kamel Daoud, couronné par le prix Goncourt, l’une des plus hautes distinctions littéraires françaises. La passion d’un restaurateur À l’origine de cette dynamique artistique et culinaire se trouve Benor Attouche, un entrepreneur passionné fier de ses racines kabyles et profondément amoureux de la France. Avec son équipe, il propose une cuisine française simple et raffinée en semaine, avant de laisser place aux saveurs orientales le week-end. Grâce à ses prix abordables et son sens de l’accueil, il a transformé Le Sap’Heure en un véritable point de ralliement aussi bien pour les habitants du quartier que pour les voyageurs et divers personnalités. Un ancrage parisien pour le Duanju À travers ses tournages et ses événements, le Sap’Heure illustre l’ancrage du Duanju dans la vie parisienne. Entre art, gastronomie et fiction, ce bar-restaurant prouve qu’un lieu de convivialité peut aussi devenir une scène où s’écrit l’avenir de la création numérique. Le Sap’Heure pourrait bien devenir pour le Duanju ce que le Café des Deux Moulins est pour Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, ou ce que le Central Perk est pour la série culte Friends.

  • À Paris, le 14 juin 2025, la scène mondiale du Duanju s’est réunie

    Après une première projection locale en novembre 2024, la soirée du 14 juin 2025 a pris une dimension internationale. À Montmartre, l’association Studio Phocéen a réuni un public local et des invités venus d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique pour une soirée consacrée à la fiction verticale mobile, encore peu connue en France. Dans une ambiance conviviale, spectateurs et professionnels ont échangé autour d’un format qui s’impose progressivement comme un nouveau langage narratif. La présentation de la soirée a été assurée par Maelle Billant, podcasteuse et juriste en droit international, qui coordonne l’événementiel de l’association Studio Phocéen, aux côtés de Jean-François Fonlupt, producteur reconnu et lauréat de quatre Palmes d’Or à Cannes avec la société Ciby 2000 dans les années 90, ayant collaboré avec des cinéastes tels que David Lynch, Pedro Almodóvar ou Emir Kusturica. L’animation était également assurée par Sylvain Binetti, acteur et chanteur de cabaret parisien. Des projections française et une ouverture mondiale La soirée a débuté avec la projection sur grand écran de cinq fictions française produites par Sanjorge Production : Ambre, La Minute des Frangins, Miliciens, Roi Gandolfi et Les Aventures avec ma voisine. Ces séries pour un visionnage sur téléphone, illustrent l’évolution d’une écriture visuelle plus directe et rythmée. Étaient également présents à la soirée les acteurs Jean-Louis Barcelona, dont la riche filmographie inclut de nombreux films populaires, et Magali Semetys, actrice familière du public de séries télévisées. L’acteur Michel La Rosa était également à l’honneur avec la projection du Roi Gandolfi. Figure familière de la télévision des années 80, il prête désormais ses traits à ce personnage central dans une adaptation au format Duanju. Sa présence illustre le passage d’un visage du petit écran vers l’univers de la fiction digitale. Autre temps fort, la présence de Tony Leva, comédien-voix et fondateur de SyncLab Studio, qui a présenté son travail de doublage francophone de séries mobiles pour des plateformes comme Stardust TV et Netshort. Son intervention a illustré comment le doublage ouvre la voie à une appropriation européenne du format. Une vision internationale du format Plusieurs invités étrangers ont livré leur lecture du phénomène. La productrice mexicaine Yamile Vaena a insisté sur la nécessité d’un nouveau langage narratif, rapide et audacieux, né de la contrainte d’écrire en quelques secondes. Sa compatriote Veronica Angeles-Franco a rapproché le Duanju des telenovelas latino-américaines, y voyant une réinvention condensée des grands récits populaires. La scénariste américaine Jenny Rosen a témoigné de son passage du web novel au vertical drama, soulignant la croissance fulgurante du public et l’inspiration que ce format puise dans la littérature en ligne. La productrice californienne Karla M. Rodriguez, issue du milieu de la mode et des médias digitaux, a quant à elle défendu le Duanju comme un terrain stratégique d’innovation et de diversité pour la nouvelle génération de talents. Du côté britannique, le producteur Adam Gee, lauréat d’un BAFTA et d’un Emmy, est venu specialement d'Angleterre pour présenter le Smart Film Fest, festival international dédié aux films tournés au smartphone. Pour lui, la narration verticale est « le langage de cette génération », une nouvelle vague comparable à l’énergie de la Nouvelle Vague française. La journaliste Jen Cooper, fondatrice de Vertical Drama Love, a de son côté rappelé comment le format avait réconcilié le public féminin avec la fiction romantique, en proposant une efficacité émotionnelle immédiate. Enfin, la productrice chinoise Wenwen Han, fondatrice de la Short Drama Alliance, a replacé le Duanju dans l’héritage des romans en ligne diffusés en Chine depuis les années 1990. Elle a insisté sur l’importance des scénaristes, souvent invisibles, et sur la nécessité de relier les créateurs du monde entier pour bâtir des ponts entre marchés asiatiques et européens. Nouvelles plateformes et perspectives La soirée a aussi été l’occasion de découvrir StoryTV, plateforme Duanju présentée par Alexandre Perrin et Adrien Cottinaud. Cette plateforme propose des micro-séries de 1 à 3 minutes avec une mécanique narrative centrée sur l’attention immédiate et le partage. Pour ses fondateurs, l’Europe représente encore un marché “vierge”, prometteur pour le développement du Duanju. Une étape fondatrice En réunissant projections locales et interventions internationales, la soirée du 14 juin 2025 a marqué une étape pour l’implantation du Duanju en France. Elle a montré la richesse d’un format capable de fédérer des créateurs venus d’horizons très divers, et de poser les bases d’un dialogue mondial autour de nouvelles formes de narration.

  • Première projection de séries françaises au format Duanju

    Une première projection verticale de Duanju en France. Le 23 novembre 2024, l'association Studio Phocéen a organisé au bistro Gouttes Cave Tattoo à Montmartre la toute première projection verticale en France, inspirée du format Duanju. Ce format court et dynamique, conçu pour les téléphones, a été présenté au public parisien à travers plusieurs mini-séries originales, offrant des propositions plus françaises pour ce type de contenu. La soirée, animée par Maëlle Billant, a rassemblé environ 70 spectateurs dans une atmosphère chaleureuse. Des fictions écrites et produites par Guillaume Sanjorge, réalisées par Jérémy Haeffele et Camille Bertin, ont été dévoilées, suivies d’un échange entre le public et les équipes artistiques. La présence d’acteurs et d’actrices reconnus a contribué à crédibiliser l’événement. Parmi eux, Jean-Louis Barcelona, dont la filmographie prolifique inclut des apparitions marquantes dans OSS 117, Radiostars, Les Profs ou Astérix et Obélix. Magali Semetys, révélée dans Les Mystères de l’Amour, et Sylvain Binetti, apprécié pour ses concerts de chanson française au Petit Café de Montmartre, étaient également présents. Le casting comptait aussi Svetlana Sfera, modèle ukrainienne désormais active dans la fiction, ainsi que les actrices Chloé Borivage, Aria Laurens, Ana Capella, et Guillaume Sanjorge. Ils ont partagé leurs expériences de tournage et échangé librement avec le public. La soirée a commencé par une intervention de Jean-François Fonlupt, producteur de films emblématiques à l’échelle internationale (La Leçon de piano, Underground) et ancien dirigeant de Ciby 2000, célèbre pour avoir remporté 4 Palmes d’or dans les années 1990. Figure du cinéma d’auteur à la fois international et populaire, il a représenté ce soir-là la transition du grand écran vers les formats courts. Un moment fort pour le lancement du format Duanju en France Sources : • Montmartre Addict , 14 novembre 2024 • Hello Asso  - Studio Phocéen , 23 novembre 2024 • Facebook - Studio Phocéen , 24 novembre 2024 • Linkedin - Studio Phocéen , 24 février 2025

  • Première série verticale en Espagne : Atresmedia dévoile « Una novia por Navidad »

    Atresmedia, l’un des groupes audiovisuels les plus importants d’Espagne, se lance dans le microdrama avec Una novia por Navidad, une série conçue directement en format vertical pour Flooxer. Atresmedia possède plusieurs chaînes nationales très suivies et une plateforme de streaming, Atresplayer, qui joue aujourd’hui un rôle clé dans la modernisation de la fiction espagnole. Avec ce projet, le groupe rejoint la dynamique mondiale du récit court pour mobile, déjà très installée en Asie et en Amérique latine. La série est développée en collaboration avec La Charito Films et dirigée par Laura Reviejo et Marta Ambel Meyer. Elle est destinée à Flooxer, une branche d’Atresplayer centrée sur les formats courts et les contenus innovants. Ce canal vise principalement un public jeune et se distingue par l’expérimentation de nouveaux formats. Una novia por Navidad adopte les codes du microdrama avec des épisodes de 1 à 3 minutes, une intrigue concentrée sur un petit nombre de personnages et un total de 60 épisodes, en ligne avec les standards internationaux du genre. Cette approche permet une consommation rapide, adaptée aux usages mobiles et aux plateformes sociales. Une histoire ancrée dans la saison de Noël L’histoire suit Sofia, qui traverse une rupture juste avant les fêtes. Elle se rapproche de Marina, avec qui le courant passe immédiatement. Tout se complique quand Sofia découvre que Marina est en couple avec son frère. Le programme s’appuie sur les codes du récit romantique tout en les adaptant à la vitesse et aux attentes du public mobile. Sources : • Atresplayer Premium , 29 novembre 2025 • Atresmedia Prensa , 19 novembre 2025 • TodoTVNews , 20 novembre 2025 • Hola , 27 novembre 2025

  • Wenwen Han : « Les Duanju sont l’héritage numérique de la littérature populaire chinoise »

    Le 14 juin 2025, lors de la deuxième soirée de projection publique organisée par l'association Studio Phocéen à Paris sur le Duanju, la productrice chinoise Wenwen Han a ouvert la visioconférence avec une intervention marquante. Fondatrice de la Short Drama Alliance et animatrice de la chaîne Short Drama Decode, elle a partagé une présentation riche et documentée sur l’essor des fictions courtes en Chine. Wenwen Han replace le format duanju dans une histoire longue : celle des romans en ligne chinois, apparus dans les années 1990 et publiés chapitre par chapitre, parfois jusqu’à des milliers d’épisodes. À mesure que ces récits captivaient un lectorat toujours plus large, un système économique s’est structuré : les lecteurs payaient pour débloquer la suite. De là est née une culture du feuilleton accéléré, prêt à basculer vers la vidéo. « Les mini-dramas sont comme une version bêta audiovisuelle de nos romans en ligne. » L’intervention de Wenwen Han a offert au public un aperçu des coulisses de cette industrie en pleine expansion. Elle insiste sur le rôle des scénaristes, souvent invisibles, et sur l’importance de connecter les créateurs du monde entier pour faire grandir ce format. En lançant la Short Drama Alliance, elle souhaite ouvrir un dialogue entre les pays déjà en avance, comme la Chine et ceux en pleine découverte, comme la France. « La fiction verticale est un nouveau langage, et c’est maintenant qu’il faut l’apprendre. » Découvrez sa chaîne Youtube : ici #WenwenHan

  • Inter Medya : le géant turc qui se met au duanju

    Inter Medya, basée à Istanbul, est l’un des principaux exportateurs de séries turques. En un peu plus de trente ans, la société a bâti un catalogue de milliers d’heures de programmes vendus dans plus de 160 pays. Elle ouvre désormais une nouvelle ligne de travail : des microdramas tournés directement en 9:16 et pensés pour un visionnage rapide sur smartphone. Une nouvelle étape pour inter medya Sa première série originale, « Iki CEO Bir Araya Gelmemeliydik », enchaîne des scènes courtes, centrées sur les acteurs, avec des dialogues frontaux et un montage très serré. Inter Medya ne recompose pas simplement ses feuilletons : les scénarios et les tournages sont pensés dès le départ pour ce format, avec l’objectif d’atteindre à terme une cadence de six à dix microdramas produits chaque mois. Un pari économique sur le Duanju Inter Medya reste un fournisseur de contenus, et non une application grand public. Ses microdramas sont proposés à la fois aux applis spécialisées et à ses clients historiques, chaînes et plateformes, qui cherchent des formats courts pour leurs services et leurs réseaux sociaux. Pour mesurer le potentiel de ce marché en forte croissance, la société s’appuie notamment sur les analyses de Vitrina, une plateforme qui suit les catalogues, les deals et les tendances économiques de l’audiovisuel mondial. Si cette stratégie fonctionne, le microdrama vertical deviendra une brique durable à côté des feuilletons qui ont fait la réputation internationale d’Inter Medya. Sources : • ContentAsia , 2 octobre 2025 • BroadcastPro ME , 2 octobre 2025 • Vitrina , 21 octobre 2025 • C21Media , 20 novembre 2025

  • Construire un espace panafricain du vertical : la vision d’Ebuka Njoku

    Dans un échange mené par la journaliste Blessing Azugama, le cinéaste nigérian Ebuka Njọkụ, connu pour son film « Yahoo+ », décrit avec précision un paysage audiovisuel africain en pleine transition. Il y raconte comment les usages mobiles, l’énergie créative du Nigeria et l’arrivée d’une nouvelle génération de réalisateurs ouvrent la voie à un véritable écosystème panafricain du Duanju. Ebuka explique que le vertical fait déjà partie du quotidien en Afrique : sketches comiques, petites fictions sur TikTok, formats courts qui circulent de Lagos à Nairobi. Le continent ne manque pas de créateurs actifs, mais il rappelle qu’« il n’existe pas encore de plateforme où l’on peut voir uniquement des dramas verticaux ». Une telle structure permettrait de rassembler les productions du Nigeria, du Ghana, du Kenya, d’Afrique du Sud ou d’Égypte dans un espace cohérent et accessible. Il souligne également que le Nigeria bénéficie d’un avantage important : des coûts de production très bas pour un niveau technique solide. Avec un budget modeste selon les standards occidentaux, il est possible de produire une œuvre verticale de qualité. Les défis qui demeurent concernent surtout la formation et la technique : améliorer le son, adapter les équipes aux exigences du 9:16, renforcer les collaborations internationales pour stabiliser la qualité. Dans ce contexte, une plateforme panafricaine ne serait pas seulement un marché du court format : ce serait une nouvelle manière de structurer et partager les récits du continent. Ebuka évoque aussi l’importance d’un modèle économique adapté aux réalités africaines. Les plateformes internationales rencontrent des limites, notamment parce que, comme il l’explique, « consommer de la data et payer pour accéder à un contenu peut être très difficile ». Une offre pensée pour le mobile peut en revanche mieux correspondre aux usages du public. Selon lui, l’avenir passe par un double accès : une version gratuite financée par la publicité et une version payante légère pour ceux qui souhaitent une navigation sans interruption. Il souligne enfin un élément essentiel de son approche créative : l’influence de l’Afrobeats, un courant musical nigérian mêlant rythmes africains, percussions électroniques et énergie urbaine. Cette musique façonne, dit-il, des récits dynamiques, fragmentés, construits pour capter l’attention en quelques secondes. Le vertical s’accorde naturellement à cette esthétique et à la manière dont une génération entière consomme l’image. Entretien mené par Blessing Azugama. #BlessingAzugama

  • Tracer un cadre, raconter le monde : des peintures rupestres à l’écran vertical

    L’évolution des cadrages et des formats en peinture. Depuis l’art des grottes, il s’est agi pour l’humain de délimiter ce qu’il voulait reproduire. Mais chaque figure de cette lointaine époque nous semble aujourd’hui posée sans ordre parmi d’autres. Avec la naissance de l’agriculture et donc de l’organisation des champs cultivés, la surface dessinée ou sculptée commença à respecter une certaine géométrie. Quant à la peinture, les premières traces, antiques, qui nous en restent sont des fresques appliquées sur les murs ou les tombeaux, parfois sur des rouleaux, puis plus tard aux murs des églises ou sur des panneaux de bois visant à décorer les autels de ces lieux de culte. Cela impliquait bien sûr que le format ne provienne pas d’une décision artistique mais se conforme simplement à la surface qui lui était attribuée. On vit aussi alors les premières manifestations de petits formats, en décoration, souvent admirable, des pages de livres religieux. Après le Moyen Âge, les formats ont commencé à se préciser et le cadre à se distinguer du tableau lui-même. On notera que la peinture sur chevalet permettra de généraliser des tailles petites ou moyennes, tandis que l’arrivée de la toile, allégeant l’ensemble, favorisera la mobilité des œuvres. Le développement des académies d’art et de la circulation des oeuvres conduira à la définition de dimensions plus précises, selon les genres. La « modernité », à partir du XXè siècle, se fonda sur l’idée de remise en cause permanente de l’acquis et sur la nécessité de l’innovation constante, d’où la disparition -pour le meilleur et pour le pire- de toute règle, et donc la possibilité de pratiquer toutes les tailles voire même l’irrégularité du format ! Dans l'article « De l’écran large à l’écran de poche » , nous étudions avec l'exemple du cinéma, que la production contemporaine d'images, sous toutes les formes, est aussi l'héritière de ce que nous venons de décrire. Article rédigé par Jean-Marie Sanjorge #JeanMarieSanjorge

  • De l’écran large à l’écran de poche

    Cadrages, formats et innovations cinématographiques. Le lien est aisé avec notre réflexion précédente sur l’histoire de la peinture : nous évoquions le « cadre », d’abord fixe puis détachable, comme limite extérieure du tableau. Avec le cinéma, le « cadre » devint en quelque sorte le contenant de l’image filmée. Mais à notre époque, cette notion a revêtu une forte dimension technique car elle est inévitablement reliée à l’idée de format : dans une même largeur de film, on a pu intégrer des images de plusieurs dimensions. Comme les largeurs de films ont été nombreuses, les combinaisons possibles furent considérables ! Mais, artistiquement, le cadrage n’a jamais été neutre : par-delà les contraintes techniques, il reste un outil visant à centrer l’attention du spectateur ou à susciter son émotion. Appuyé en outre sur des écrans de diverses dimensions : du « standard » jusqu’au vaste « cinémascope », spectaculaire en salle mais qui lors des multiples rediffusions s’insère difficilement dans l’espace offert par exemple sur un écran de télévision… Le cinéma numérique, nouvelle étape majeure, se fonde comme on sait sur l’utilisation de programmes informatiques à toutes les étapes de la production puis de la diffusion : notion de « cadrage virtuel » ou utilisation désormais de l’intelligence artificielle. Enfin, le téléphone portable se révèle un outil de diffusion d’images construites, mais qui ont dû être préalablement filmées en tenant compte de la contrainte de verticalité de lecture. D’où le nom de « fictions verticales ». Avec, là encore, de nouvelles nécessités devant prendre en considération les capacités d’attention humaines face à une image de très petite taille. Et, pour la « fiction verticale », la naissance d’un nouvel enjeu : dépasser les limites qui lui sont propres et le risque de trop grande simplicité, pour rechercher, voire créer, une qualité d’un nouveau type ! Quelle durée pour un film ? C’est évidemment une notion fondamentale, liée aux évolutions techniques mais devant aussi rester soucieuse des capacités d’attention du public ! Nous avons tous eu l’occasion de voir les « films muets » de la première partie du XXè siècle, souvent humoristiques (mais pas toujours) et en général assez brefs (mais pas toujours). Comportant aussi leur lot de chefs-d’œuvre, parfois de longue durée. C’est avec la naissance du cinéma parlant, auquel le « 7ème art » allait ensuite littéralement s’identifier, que la durée moyenne s’allongea pour atteindre en général une heure et demie à deux heures. Avec quelques « classiques », très appréciés des spectateurs, approchant les quatre heures de projection. Voire même quelques films hors normes, plus « élitistes », aux durées exceptionnellement longues. En parallèle, se développa le « court-métrage » : conçu à l’origine comme un outil d’expérimentation à moindre coût de nouvelles techniques, il acquit progressivement le statut de « genre » à part entière, donnant lieu à des innovations et à des festivals appréciés, mais demeurant toujours malheureusement à distance du grand public. Il n’est souvent qu’une étape vers le long-métrage alors qu’on pourrait considérer qu’il a pourtant une valeur en soi. Par les qualités qu’il met en œuvre (concentration de l’émotion, utilisation d’un temps limité, créativité indispensable) il peut devenir une source de référence et d’enrichissement pour les formes encore plus brève liées aux actuelles évolutions : les fictions verticales ! Avec ce genre nouveau, issu des nouvelles technologies, la durée devient d’une brièveté (1mn 30 !) qui est un défi extrême, pouvant apparaître comme contraire aux nécessités de la plus élémentaire qualité. C’est là que nous avons à créer ! Le champ de la beauté nous est ouvert… Article redigé par Jean-Marie Sanjorge #JeanMarieSanjorge

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