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117 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Retour sur le Global Traffic Conference 2025 à Shanghai

    Le Global Traffic Conference (GTC) s’est tenu début novembre. Organisé par Beluga Global, l’événement a rassemblé des professionnels venus de Chine et de l’étranger autour des thèmes des jeux vidéo, de l’intelligence artificielle et de la fiction verticale courte. Près de 200 exposants ont présenté leurs projets dans une atmosphère tournée vers la création et la collaboration internationale. La correspondante de Duanju.news et productrice chinoise, Wenwen Han s’est rendue sur place pour couvrir l’événement et en partager les temps forts à travers un court reportage vidéo. Dans cette vidéo apparaît également l’actrice Anina Net, présente dans plus de 50 séries Duanju, et adresse un petit message aux spectateurs, un clin d’œil sympathique. De nombreuses plateformes et studios y ont pris part pour explorer de nouvelles coopérations internationales. Parmi eux, l’équipe britannique Onset Octopus, venue de Londres avec Emma Wang, a présenté ses mini-séries verticales et échangé avec plusieurs partenaires asiatiques intéressés par leurs productions. Lors de la cérémonie officielle, Wenwen Han a également réceptionné le certificat honorifique remis à Duanju.news et à son fondateur Guillaume Sanjorge, désigné Global Traffic Conference Promotion Ambassador  pour sa contribution au rayonnement du GTC et au dialogue entre la création européenne et asiatique.

  • Nick Ritacco : une gueule taillée pour le Duanju

    Sur la chaîne Vertical Drama Love de la journaliste Jen Cooper, l'acteur Nick Ritacco revient sur son parcours, ses rôles marquants et sa vision du vertical drama. Figure montante du vertical drama et récompensé pour son rôle de M dans Crush on the Unwanted Princess, il enchaîne aujourd’hui les productions dans un format en pleine mutation. Présence affirmée, regard intense : il a ce que l’on appelle une vraie gueule de cinéma, un atout qui n’échappe ni aux fans, ni aux plateformes. Ancien comédien de théâtre, formé à New York, Ritacco bascule vers le vertical en 2023 avec Billionaire CEO’s Obsession. Il y découvre un univers encore peu balisé, rapide, mais capable de raconter beaucoup avec peu. Depuis, il multiplie les rôles d’antagonistes, de mafieux ou de figures plus ambivalentes. Mais c’est surtout sa position sur le cynisme qui le distingue : Ritacco assume des scénarios parfois improbables, comme une romance entre une mafieuse et un loup-garou, mais refuse de les jouer avec ironie : « C’était absurde, mais on l’a joué sérieusement. Jamais de manière cynique. On ne s’est pas moqué du scénario. On l’a traité comme un drame réaliste. » Nous partageons cette vision : jouer sérieusement, c’est respecter le genre, le personnage, et le public. Il exprime néanmoins une réserve sur la rapidité croissante des tournages, qui laisse peu de place à la nuance et au travail du jeu. Malgré la cadence, Nick Ritacco s’efforce de ne livrer aucune scène “au rabais”. Il rêve de projets où la tension ne reposerait pas uniquement sur la surenchère. Il évoque l’envie d’incarner un détective usé ou un personnage plus introspectif, dans un duanju capable de raconter autrement. L’avenir de ce format permettra-t-il de répondre à ces aspirations ? Chez Duanju.news, nous souhaitons à cet acteur au talent prometteur de trouver les rôles à la hauteur de ses aspirations. Si nécessaire, activez les sous-titres dans votre langue. #JenCooper

  • GammaTime léve 14 millions pour produire des Duanju

    À Hollywood, une nouvelle plateforme veut faire du micro-drama un vrai business de masse. GammaTime vient de lever 14 millions de dollars pour produire des séries très courtes, tournées en format vertical et pensées uniquement pour le smartphone. L’idée est de reprendre les recettes des duanju chinois et de les adapter au public occidental, avec des épisodes d’une à deux minutes à regarder à la chaîne. Derrière GammaTime, on trouve Bill Block, ancien patron du studio Miramax, qui a produit de nombreux films indépendants aux États-Unis. Il est accompagné d’investisseurs très connus du grand public: Alexis Ohanian, cofondateur de Reddit, mais aussi Kris Jenner et Kim Kardashian, figures de la téléréalité et du marketing d’influence. Tous misent sur un même pari simple: si des millions de personnes paient déjà pour débloquer des micro-dramas sur des applications comme ReelShort, alors une plateforme américaine, bien financée et bien produite, peut elle aussi trouver son public. L’argent levé doit servir à financer la technologie et surtout des séries originales, tournées uniquement en vertical. GammaTime annonce plus de vingt fictions au lancement, dont certaines écrites par Anthony E. Zuiker, créateur de la série Les Experts (CSI). Le modèle économique suit la logique des applis de micro-dramas: quelques épisodes gratuits pour accrocher le spectateur, puis un paiement pour connaître la suite. Si ce pari fonctionne, il pourrait accélérer encore l’arrivée du micro-drama dans les offres des grands groupes audiovisuels américains et européens. Sources : • TV Tech , 24 octobre 2025 • The Wrap , 23 octobre 2025 • Fabric , 24 septembre 2025 • Real Reel , 10 octobre 2025

  • Les productions britanniques Night Train Media et Spirit Studios se lancent dans le format Duanju

    Le Royaume-Uni entre officiellement dans la course à la narration verticale. Deux sociétés bien établies, Night Train Media et Spirit Studios, ont annoncé le financement du développement d'une micro-série dramatique native pour téléphones portables, qui sera lancée dans le monde entier via Night Train Digital. Ce projet vise à innover, en combinant un format 9:16 intimiste, une écriture de qualité studio et un rythme émotionnel intense (« une émotion par temps »). Selon Herbert L. Kloiber, PDG de Night Train Media Group : « L’essor mondial des contenus verticaux est un phénomène que nous suivons de près. Notre objectif est d’élever le niveau de qualité en faisant appel à des scénaristes et des acteurs de premier plan pour la production. » La déclaration de Kloiber témoigne d'un engouement croissant pour les micro-dramas de qualité : des séries courtes et verticales conçues pour les écrans mobiles. Des plateformes comme ReelShort, DramaBox et ShortMax sont à l'origine de cette tendance, et le marché devrait atteindre 14 milliards de dollars d'ici 2027. Matt Campion, directeur créatif et cofondateur de Spirit Studios, a ajouté : « Nous sommes ravis de produire notre première série dramatique verticale. Avec une consommation de divertissement plus importante que jamais en format vertical, nous sommes idéalement placés pour créer des histoires adaptées à la façon dont le public regarde réellement les programmes. » Neil Francis, le nouveau directeur général de Night Train Digital, a partagé ce sentiment, soulignant que ce projet s'inscrit dans leur mission de « repousser les limites et d'expérimenter des formats qui font évoluer le paysage de la distribution ». Actuellement en phase de développement, le projet recrute activement de jeunes talents britanniques en écriture et en jeu d'acteur. Son objectif : créer des histoires courtes et intenses, à l'esthétique cinématographique, mais au format vertical. Alors que la narration verticale s'étend de l'Asie à l'Europe et aux États-Unis, cette collaboration marque une étape importante pour la scène britannique, alliant savoir-faire cinématographique et innovation axée sur le mobile. Article rédigé par Blessing Azugama #BlessingAzugama Source: DropMedia , 1er octobre 2025

  • Duanjuphobie : Les journalistes de France Inter veulent "résister" aux Duanju

    Le 14 octobre 2025, à la fin du Journal de 19h sur France Inter, la grande radio publique française, les journalistes concluent avec humour : « On va résister, on va lutter avec nos petits bras ». Une phrase anodine en apparence, mais révélatrice d’un certain réflexe français face aux révolutions culturelles. On rit pour tenir à distance ce qui dérange : un format nouveau, rapide, populaire et étrangement efficace. Ce ton ironique n’est pas qu’une plaisanterie radiophonique. Il s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’une industrie cinématographique française en crise de modèle. Selon Le Figaro, 90 % des films produits en France ne sont pas rentables. Malgré une production abondante et des soutiens publics considérables, la plupart des œuvres ne remboursent pas leurs coûts. Et comme le souligne Les Échos, la Cour des comptes s’interroge désormais sur le nombre de films aidés par le CNC : entre 2011 et 2022, la France a produit en moyenne 270 longs-métrages par an, bien plus que ses voisins européens, alors même qu’une grande partie d’entre eux peine à trouver leur public. En 2019, près d’un tiers des films d’initiative française ont attiré moins de 20 000 spectateurs. Autrement dit, l’industrie résiste déjà à une autre forme de réalité : celle d’un système subventionné où l’offre dépasse la demande et où la rentabilité s’effondre. Dans ce cadre, le duanju n’est pas une menace, mais une expérience parallèle, un modèle où la légèreté de production, la réactivité et l’attention du public redonnent du souffle à la création. On peut sourire d’un format d’une minute, financé autrement, consommé ailleurs, et pensé pour une génération qui invente d’autres rythmes narratifs. Mais on peut aussi y voir un laboratoire : celui d’un récit moderne adapté à la vitesse et à la fragmentation de l’attention. Résister à cela, c’est sans doute prolonger un malentendu : croire que défendre le cinéma consiste à ignorer les formes nouvelles plutôt qu’à les comprendre. Résister à une minute, c’est peut-être résister à l’époque. Ou refuser d’admettre que la créativité peut, parfois, tenir dans le creux de la main. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge #Duanjuphobie Source : • France Inter , 14 octobre 2025 • Le Figaro , 8 janvier 2014 • Les Échos , 17 octobre 2023

  • Duanjuphobie : quand Gaëtan Bruel, président du CNC, confond le format et son usage

    Lors de son discours d’ouverture au Festival 2025 de la Fiction de La Rochelle en France, le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Gaëtan Bruel, a choisi d’évoquer le phénomène des micro-dramas, plus connus en Chine, sous le nom de Duanju. Plutôt que d’y voir l’émergence d’un nouveau langage audiovisuel, il l’a décrit comme « le parfait contre-exemple » de ce que la France devrait défendre. Cette réserve traduit une confusion profonde entre un format et les contenus commerciaux qui ont accompagné sa première vague d’exportation. Juger un format sur les premières séries venues d’Asie revient à juger le cinéma entier à partir de ses blockbusters. Une peur de l’évolution plus qu’un débat de fond Le Duanju n’est ni un modèle économique ni un courant esthétique figé : c’est un format, au même titre que le court métrage, la série ou le long. L’ignorer ou le mépriser ne l’empêchera pas de s’imposer comme un phénomène de société. Ce rejet dit beaucoup de l’immobilisme d’un secteur qui peine à regarder en face les mutations de l’attention et des usages. Quelques mois plus tôt déjà, Gaëtan Bruel avait évoqué le format sur un ton fataliste, parlant d’un « effet prescripteur venu d’Asie » sans imaginer de contre-offensive française. Plutôt que d’opposer les modèles, il conviendrait désormais d’envisager une réponse créative : comment faire du Duanju une nouvelle vitrine de la création francophone, de ses auteurs et de ses idées ? C’est précisément la mission que s’est donnée Duanju.fr : éclairer, analyser et mettre en valeur les formes artistiques qui naissent autour de ce format et qui, loin de le réduire à un produit industriel, en font un terrain d’innovation. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge #Duanjuphobie Source : • CNC , 19 septembre 2025

  • Jen Cooper : « Pourquoi les dramas verticaux m’ont réconciliée avec la fiction romantique »

    Le 14 juin 2025, à l’occasion de la seconde projection publique sur le format Duanju organisée par l'association Studio Phocéen à Paris, la journaliste britannique Jen Cooper a introduit la soirée avec une intervention vidéo remarquée. Fondatrice du média spécialisé Vertical Drama Love et initiatrice des Fan Awards du genre, elle a partagé une vision à la fois personnelle et éclairante de ce nouveau format de fiction. Ancienne libraire passionnée par les récits d’amour, Jen Cooper se présente comme une spectatrice « typique » de ces mini-séries verticales (Duanju). Mère de deux ados, débordée comme beaucoup, elle a longtemps cherché des formats adaptés à ses envies : des romances accessibles, de qualité, sans contrainte de temps ou de plateforme. Face à une production hollywoodienne jugée appauvrie et une télévision traditionnelle souvent décevante, elle découvre par hasard les dramas verticaux via TikTok : « Je voulais quelque chose de simple, d’émotionnel, qui tienne dans le creux de la main. Et là, tout à coup, c’était là. » Ce qu’elle décrit, c’est un basculement dans un nouveau mode de consommation de la fiction : rapide, direct, mobile. Les vertical dramas, ou duanju, proposent des épisodes de 1 à 3 minutes, pensés dès l’écriture pour le format smartphone. Et surtout : centrés sur le ressenti immédiat. Pour Jen Cooper, cette efficacité émotionnelle explique le succès mondial du format, en particulier auprès d’un public féminin. Le vertical drama ne cherche pas à imiter le cinéma ou la télé : il invente ses propres codes, souvent plus proches des réseaux sociaux. Si l’Asie a largement anticipé cette révolution, l’Europe commence à peine à s’y intéresser. L’intervention de Jen Cooper rappelle à quel point le genre peut toucher un public large, au-delà des clichés sur les « jeunes générations ». À travers Vertical Drama Love, elle cartographie cette mutation mondiale et milite pour la reconnaissance des créateurs, souvent invisibles. Découvrir son blog : https://www.verticaldramalove.com/ #JenCooper

  • Karla M. Rodriguez : « Les dramas verticaux offrent un terrain d’innovation pour la nouvelle génération de talents »

    Le 14 juin 2025, lors de la deuxième soirée de projection publique organisée par l'association Studio Phocéen à Paris, la professionnelle californienne Karla M. Rodriguez a livré une intervention sur l’évolution des formats et les nouvelles dynamiques de production autour du duanju. Ancienne collaboratrice de Sony Pictures et de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, Karla M. Rodriguez a participé à l’essor de la vidéo mobile en rejoignant les équipes de Vogue et Condé Nast. Elle travaille aujourd’hui dans le développement de castings et de partenariats pour plusieurs plateformes de fiction courte. Une mutation du paysage audiovisuel Dans son intervention, Karla M. Rodriguez revient sur la transition observée à Hollywood depuis une dizaine d’années. À l’époque où elle travaillait dans le développement de contenus pour la télévision non scénarisée chez Sony, elle constate un déclin progressif de ce secteur, en lien direct avec le recul de la télévision linéaire : « Tout le monde stream, plus personne ne regarde les chaînes. Et beaucoup sont sur YouTube ou sur mobile. » Cette transformation des usages l’amène à se tourner vers des formats plus agiles et digitaux. Chez Vogue, elle participe à la production de vidéos à la fois horizontales et verticales, pensées pour le web et les réseaux sociaux. Elle y découvre l’importance des formats courts centrés sur le talent, comme les séries « 71 Questions » ou « What’s in My Bag ». De l’édition de mode aux fictions verticales Ce détour par les médias de mode lui ouvre la voie vers le monde du duanju, qu’elle voit comme un espace hybride, à la croisée des univers de l’influence, de la série et du streaming. Pour elle, les vertical dramas permettent à une nouvelle génération de créateurs de « travailler dans des environnements innovants, plus rapides et connectés à la réalité des usages mobiles ». Aujourd’hui basée en Californie, Karla Rodriguez accompagne des plateformes dans le repérage de talents et la structuration de projets pensés dès le départ pour une narration verticale. Elle insiste sur l’intérêt stratégique que ces formats représentent pour les professionnels en quête de diversité, d’impact rapide et de diffusion mondiale. « Ce format est pensé pour l’instantané. Pour des talents qui veulent créer vite, être visibles vite. Et ça change tout. »

  • Yamile Vaena : « Les dramas verticaux exigent un nouveau langage, rapide et audacieux »

    Le 14 juin 2025, lors de la deuxième soirée de projection publique organisée par l'association Studio Phocéen à Paris, la scénariste mexicaine Yamile Vaena a partagé son regard d’autrice sur les bouleversements narratifs apportés par les fictions verticales. Écrivaine depuis l’enfance, récompensée pour ses premiers récits de jeunesse, Yamile Vaena a exploré tous les formats : nouvelles, romans, publicité, audio, séries, podcasts… avant de devenir l’une des scénaristes les plus prolifiques du vertical drama. Ses séries (A Bride for the Devil, Teach me, touch me, The Alpha’s Mate That Calls Wolf…) comptent parmi les plus vues sur la plateforme MyDrama, où elle est aussi consultante et showrunneuse. Un nouveau langage narratif Dans son intervention, Yamile Vaena raconte comment elle a appris à repenser totalement son écriture pour passer du roman au scénario, puis du scénario traditionnel à la série verticale. « Quand on écrit un roman, on développe les personnages avec des mots. En scénario, on raconte par les actions. Mais dans le vertical, il faut tout condenser en quelques secondes. » Elle compare cette contrainte à l’arrivée de Twitter et ses messages de 140 caractères, qui forçaient les écrivains à aller à l’essentiel. C’est selon elle un exercice passionnant, qui a transformé sa façon de concevoir les intrigues et les personnages. L’urgence de capter l’attention Avec l’influence de TikTok et des formats courts, la rapidité est devenue une clé du succès. Cette contrainte oblige les scénaristes à adopter un rythme plus direct. Et cela ouvre la voie à de nouveaux genres. Si la romance domine encore, les thrillers, comédies et drames psychologiques gagnent du terrain. Lorsqu’elle a commencé à écrire pour ces plateformes, Yamile a dû faire face aux doutes de ses pairs : « On me demandait pourquoi je quittais les longs-métrages pour ça. Mais aujourd’hui, ce sont les formats verticaux qui évoluent, qui prennent de l’ampleur. C’est là que ça se passe. » Elle évoque également son travail actuel avec des producteurs qui investissent dans des séries verticales ambitieuses, avec une exigence de qualité narrative et de production : « C’est un nouveau terrain d’innovation. »

  • Adam Gee : La narration mobile comme langage du présent

    Lors de l’événement organisé par l'association Studio Phocéen le 14 juin 2025 à Paris, le producteur britannique Adam Gee, venu spécialement pour l’occasion, a livré une réflexion sur la place de la création mobile dans le paysage audiovisuel contemporain. Récompensé par cinq BAFTA et un Emmy, Adam Gee a longtemps œuvré à l’avant-garde de la télévision britannique, avec des formats innovants comme Embarrassing Bodies (une émission de santé interactive et grand public diffusée sur Channel 4) ou Big Art Mob, (un projet collaboratif en ligne visant à cartographier l’art public dans les rues britanniques). Aujourd’hui, il s’intéresse aux formats verticaux et aux possibilités narratives offertes par les smartphones. Une nouvelle vague de cinéma mobile Lors de l'événement, Adam Gee a présenté le Smart Film Fest, un festival international qu'il a cofondé, dédié aux films tournés avec des smartphones : « On voit dans la bande-annonce des films sélectionnés lors de la première édition : certains sont horizontaux, d’autres verticaux ; certains sont des fictions, d’autres des documentaires », explique-t-il. Mais un détail l’a marqué : « La plupart des formats verticaux sont des fictions. On voyait déjà une tendance. » Pour lui, le smartphone est l’outil du quotidien, qui donne un accès direct, intime et spontané à la narration. Il le compare à ce qu’ont vécu les cinéastes de la Nouvelle Vague avec leurs caméras portables : « C’est l’outil de cette génération. » Adam Gee insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un sous-genre de la télévision, ni d’une extension de la publicité : « C’est un langage différent. Pas poli, mais immédiat. Un art de l’instant. » Il prend en exemple Missed Call, un court-métrage tourné sur smartphone avec la réalisatrice Victoria Mapplebeck, qui a remporté un BAFTA TV Award (la plus haute distinction télévisuelle au Royaume-Uni). Ce projet a donné naissance à un long-métrage autobiographique, monté à partir de vingt ans d’archives filmées avec six générations d’iPhone. Une sorte de Boyhood documentaire, filmé dans la vraie vie. Enfin, Adam Gee rappelle que ces formats courts et souvent verticaux ne sont plus marginaux : « Ils viennent désormais du monde entier. » Pour lui, leur diversité et leur énergie témoignent de l’émergence d’une culture visuelle inventive et en plein essor.

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