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146 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Les séries Duanju les plus visibles en France en juin 2026

    Plus de 70 % des vingt premières séries relèvent de la romance contemporaine, avec une forte présence de milliardaires, de PDG, de mariages forcés, de vengeances et d'identités cachées. Les histoires de loups-garous et de fantasy constituent le principal genre alternatif, tandis que les séries destinées à un public masculin restent très minoritaires. Sur DramaWave, Offside: My Fake Marriage with the Soccer Superstar, réalisé par Thomas Pallier, un réalisateur français actif dans les productions verticales anglophones, est interprété par Tess Dinerstein et Jared Staub, qui tiennent les deux rôles principaux. Le milliardaire y prend les traits d'une star du football. L'intrigue repose sur un faux mariage qui évolue progressivement vers une véritable relation, un schéma narratif particulièrement populaire dans le duanju. Le succès des romances autour des grandes fortunes se retrouve également avec The Billionaire's Backup Bride, qui réunit Ihor Zaitsev, crédité comme creative director, et Liulia Zakharchuk, créditée au scénario. Tous deux collaborent sur plusieurs productions verticales anglophones tournées en Europe de l'Est, une région qui accueille aujourd'hui une part importante des tournages destinés aux plateformes internationales de duanju. Le récit reprend les codes classiques du mariage arrangé, des malentendus sentimentaux et des écarts de statut social. Les univers fantastiques poursuivent la même logique d'adaptation. Rejecting My Lycan Mate retrouve le tandem formé par Ihor Zaitsev et Liulia Zakharchuk, cette fois autour d'une romance transposée dans un univers de loups-garous. La fantasy permet de renouveler les codes narratifs tout en conservant les ressorts émotionnels qui dominent aujourd'hui le marché. Le classement montre également que l'investissement publicitaire n'explique pas à lui seul les performances d'une série. Certaines productions obtiennent une audience plus importante malgré un volume de mise en avant publicitaire inférieur, signe que d'autres facteurs, comme la capacité des premiers épisodes à retenir les spectateurs, les recommandations des plateformes ou le bouche-à-oreille, peuvent également influencer leur diffusion. #SocialPeta

  • Classement des plateformes de fiction sur Google Play Store

    Date du classement : 16/07/2026 Nous signalons parmi ces applications celles qui proposent des séries au format Duanju. Rang Application Téléchargements Duanju 1 Netflix 1Md+ Non 2 Disney+ 500M+ Non 3 Amazon Prime Video 500M+ Non 4 JioHotstar 500M+ Non 5 Max 100M+ Non 6 Paramount+ 100M+ Non 7 Crunchyroll 100M+ Non 8 iQIYI 100M+ Non 9 WeTV / Tencent Video 100M+ Non 10 Sony LIV 100M+ Non 11 ZEE5 100M+ Non 12 DramaBox 100M+ Oui 13 ReelShort 100M+ Oui 14 FreeReels 100M+ Oui 15 ShortMax 100M+ Oui 16 Viu 100M+ Non 17 MX Player 1Md+ Non 18 DramaWave 50M+ Oui 19 NetShort 50M+ Oui 20 GoodShort 50M+ Oui 21 Story TV 50M+ Oui 22 RapidTV 50M+ Oui 23 Melolo 50M+ Oui 24 ABEMA 50M+ Non 25 Viki 50M+ Non 26 StardustTV 10M+ Oui 27 FlickReels 10M+ Oui 28 MoboReels 10M+ Oui 29 Kalos TV 10M+ Oui 30 Playlet 10M+ Oui 31 Rakuten TV 10M+ Non 32 FlareFlow 10M+ Oui 33 Micro Drama 10M+ Oui 34 Wavve 10M+ Non 35 U-NEXT 10M+ Non 36 MUBI 5M+ Non 37 Canal+ 5M+ Non 38 My Drama 5M+ Oui 39 VibeShort 5M+ Oui 40 DreameShort 5M+ Oui

  • Les Asian Academy Creative Awards lancent une catégorie Duanju

    Les Asian Academy Creative Awards (AACA), qui récompensent chaque année les meilleures productions audiovisuelles de la région Asie-Pacifique, ont annoncé la création d'une catégorie « Best Micro-Drama » à partir de leur édition 2026. Les Asian Academy Creative Awards sont dirigés par Fiona McKay, Chief Executive Officer, aux côtés de Michael McKay, fondateur de l'organisation et figure historique des Awards. Pour l'Académie, le format, composé d'épisodes de 30 secondes à cinq minutes, connaît une croissance rapide portée par le développement des plateformes verticales et des nouveaux usages mobiles. Le prix sera remis lors de la cérémonie des Asian Academy Creative Awards le 3 décembre 2026 à Singapour. La catégorie est soutenue par RisingJoy, société spécialisée dans la distribution de micro-dramas verticaux, qui organisera également un panel consacré au secteur lors de la National Winners Conference. Parmis les membres du jury le producteur français : Guillaume Sanjorge. La décision d'ajouter cette nouvelle catégorie découle de plusieurs années d'observation des tendances du marché. Elle considère que le micro-drama est désormais un format narratif à part entière, suffisamment développé pour mériter une récompense au même titre que les productions télévisées et numériques classiques, telles que les séries dramatiques, les longs métrages ou les documentaires. Les productions peuvent être présentées dans plusieurs catégories artistiques et techniques, comme l'interprétation, la réalisation, le montage ou la photographie, avec des critères adaptés au format. Pour les séries de micro-dramas, les candidats devront généralement soumettre dix épisodes consécutifs afin de permettre au jury d'évaluer le travail dans son ensemble. Les œuvres éligibles devront avoir été diffusées entre le 1er août 2025 et le 31 juillet 2026. Les inscriptions resteront ouvertes jusqu'au 1er août 2026.

  • ReelShort entre sur Peacock avec un accord stratégique

    Peacock, la plateforme de streaming de NBCUniversal, commence à intégrer des duanjus de ReelShort dans son application mobile. Le groupe américain, propriétaire notamment de NBC, Universal et Bravo, teste ainsi un format jusqu’ici principalement associé aux plateformes spécialisées venues de Chine ou de Singapour. L’accord prévoit l’arrivée de plusieurs séries courtes verticales directement dans l’environnement Peacock. NBCUniversal prépare aussi des productions originales conçues pour une consommation mobile rapide, notamment autour de la marque Bravo. Le groupe veut mesurer la capacité de ces formats à générer de nouveaux usages et à retenir un public habitué aux vidéos courtes sur TikTok, Instagram ou YouTube Shorts. Pour le spectateur, cela signifie que les vertical dramas commencent à sortir des applications spécialisées pour entrer dans les plateformes de streaming grand public. Jusqu’ici, des acteurs comme ReelShort, DramaBox ou ShortMax reposaient principalement sur leurs propres applications mobiles et sur des campagnes massives sur les réseaux sociaux. Avec Peacock, le format arrive directement dans un service déjà installé chez des millions d’abonnés américains. ReelShort fait partie des plateformes les plus visibles du marché occidental du microdrama. L’entreprise a fortement accéléré sa croissance depuis 2024 grâce à des séries ultra-courtes pensées pour le smartphone, souvent diffusées épisode par épisode avec un modèle freemium. L’accord avec NBCUniversal lui donne une exposition nouvelle auprès d’un public plus large et plus traditionnel. Pour NBCUniversal, le test dépasse la simple expérimentation éditoriale. Les grands groupes américains cherchent désormais à intégrer les usages mobiles courts dans leurs propres plateformes plutôt que de laisser ce terrain aux applications spécialisées. Le rapprochement entre production verticale et distribution streaming devient plus direct, avec des contenus conçus dès le départ pour une consommation mobile rapide. Cette évolution rapproche aussi les vertical dramas du fonctionnement classique de l’industrie audiovisuelle américaine. Les plateformes historiques commencent à observer les performances des microdramas non plus comme un phénomène isolé, mais comme une catégorie potentielle du streaming mobile.

  • Comprendre l’Asie : comment elle industrialise les émotions (Duanju, K-pop, emoji, manga)

    Depuis plusieurs décennies, l’Asie développe des formats culturels conçus pour organiser la circulation des émotions à grande échelle. Le duanju pourrait être au monde audiovisuel ce que l’emoji a été à l’écriture et la K-pop à l’industrie musicale : non pas un simple format venu d’Asie, mais un nouveau standard à vocation mondiale. Hypothèse audacieuse. Et pourtant, depuis trente ans, plusieurs innovations culturelles majeures venues d’Asie, d’abord perçues comme des phénomènes locaux, ont modelé durablement les usages sur la planète entière. Le manga a par exemple transformé les codes de la narration graphique. L’emoji a complètement modifié le cadre de nos échanges écrits. La K-pop a redéfini la relation entre artistes, plateformes et communautés. Aujourd’hui, le duanju semble suivre la même trajectoire. Le point commun de toutes ces innovations est plus profond que la simple nouveauté du format ou l’originalité des contenus. Celles-ci déplacent le centre de gravité de la culture : de la production d'œuvres vers l'organisation des interactions. Ces inventions asiatiques sont toutes apparues à l’endroit exact où se rencontrent communication, technologie et émotion. Cette différence est fondamentale : ce qui circule dans les réseaux sociaux et numériques n’est pas seulement de l’information. Ce sont des affects, des réactions, des identifications, des émotions, des subjectivités. Sous cet angle, le manga, l’emoji, la K-pop ou le duanju apparaissent bien comme des technologies particulièrement performantes de circulation émotionnelle. L’emoji compresse une émotion dans un signe, ajoutant même au langage sans simplement s’y substituer ou le transposer en image comme un calque. La K-pop transforme l’émotion individuelle en expérience collective et communautaire. Le manga pousse l’intensité émotionnelle au cœur même de son identité visuelle. Le duanju, lui, semble porter cette logique à son point d’aboutissement, en tant qu’il est construit comme un flux émotionnel continu. Chaque scène est conçue pour produire une réaction immédiate. Désir, surprise, empathie, colère, frustration, soulagement. Les émotions ne sont plus seulement un effet de la narration, elles deviennent sa matière première. Et c’est peut-être là que réside la véritable innovation. Le duanju ne raconte pas simplement une histoire adaptée au smartphone et ses usages. Il est pensé pour un environnement où l’attention se gagne moins par l’information que par l’intensité émotionnelle. Cette intuition rejoint les analyses de la sociologue Eva Illouz sur la place croissante des émotions dans les économies contemporaines. Les émotions ne sont plus seulement vécues à titre individuel : elles circulent, s’échangent, se partagent et créent de la valeur. Dans cette perspective, les grandes innovations culturelles asiatiques des dernières décennies pourraient être comprises comme des infrastructures émotionnelles, c’est-à-dire des systèmes conçus pour produire, amplifier et faire circuler les affects à très grande échelle. C’est sans doute d’ailleurs ce qui explique en partie leur capacité à devenir des standards mondiaux. Les standards culturels ne s’imposent pas seulement parce qu’ils racontent de meilleures histoires. Ils s’imposent parce qu’ils correspondent mieux à la manière dont une époque ressent, communique et interagit. Le succès mondial des emojis n’a jamais été une affaire de pictogrammes. Et celui du duanju n’est probablement pas une affaire de séries courtes verticales. Dans ces deux exemples, il s’agirait d’une même révolution : l’émergence de formats optimisés pour l’économie émotionnelle du numérique. Si tel est le cas, le duanju n’est pas seulement une nouvelle tendance venue de Chine. Il pourrait être l’un des premiers formats culturels pleinement conçus pour une société où l’émotion est devenue la principale unité de circulation, d’attention et de valeur. Ainsi, le duanju n'annonce pas seulement l'avenir de l’audiovisuel et du divertissement numérique : il nous dit également quelque chose de plus fondamental sur l'avenir de nos interactions elles-mêmes. Article rédigé par Maëlle Billant #MaelleBillant

  • « Escape from the British Museum » : la série Duanju qui aborde la question de la restitution des œuvres

    La montée en gamme des duanju passe aussi par des œuvres capables de conjuguer ambition thématique et succès populaire. En 2023, Escape from the British Museum (逃出大英博物馆) est devenue l'un des exemples les plus marquants de cette évolution en attirant l'attention de médias, d'universitaires et d'institutions culturelle. La série traite avec douceur et humour un sujet sensible en Chine : celui des objets historiques et des trésors culturels conservés dans les collections de musées étrangers. Après la disparition mystérieuse d'une relique du British Museum, une jeune femme apparaît dans les rues de Londres avec une seule obsession : rentrer en Chine. Le spectateur découvre progressivement qu'elle est l'incarnation d'un trésor chinois conservé à l'étranger depuis des générations. Cette quête de retour devient une métaphore du destin de nombreux objets patrimoniaux dispersés à travers le monde. La série a été créée par les vidéastes chinois 夏天妹妹 (Xiatian Meimei, Yang Qianyun) et 煎饼果仔 (Jianbing Guozi, Zhang Jiajun), qui interprètent également les deux rôles principaux. Xiatian Meimei incarne la jeune femme au centre du récit, tandis que Jianbing Guozi joue Zhang Yong'an, le journaliste qui l'accompagne dans son voyage de retour vers la Chine. Si les duanju sont souvent associés aux séries verticales en format 9:16, le marché chinois est plus diversifié. Escape from the British Museum a été réalisée en format paysage, un choix fréquent pour les œuvres historiques ou culturelles qui nécessitent davantage d'espace pour les décors et la mise en scène tout en conservant la narration rapide propre aux contenus courts. Le ton de la série surprend par son approche simple et parfois humoristique, centrée sur la relation des deux personnages principaux. Cette simplicité rend le récit accessible et explique sa diffusion au-delà des cercles habituels intéressés par les questions patrimoniales. Selon plusieurs sources reprises à l'international, Escape from the British Museum a dépassé les 300 millions de vues en quelques jours et est devenu un véritable phénomène culturel en Chine. Pour découvrir la série, voici une compilation accessible sur YouTube : Devenue un véritable phénomène, la série a attiré l'attention de plusieurs grands médias internationaux. The Independent s'est intéressé à la manière dont la série a relancé le débat autour des artefacts chinois conservés au British Museum : The Art Newspaper a analysé le succès viral de l'œuvre sous l'angle du patrimoine et de la circulation des œuvres d'art : En France, Paris Match a également consacré un article à la série, présentée comme une fiction décalée plaidant pour le retour des artefacts chinois conservés au British Museum : Le format duanju, souvent critiqué pour ses propositions commerciales et caricaturales, démontre avec cet exemple qu'un format très court peut soutenir un récit ambitieux et résonner bien au-delà de son public initial. Le succès de Escape from the British Museum illustre également l'émergence d'œuvres capables d'aborder des sujets historiques, culturels ou patrimoniaux tout en conservant l'accessibilité qui fait la force des contenus courts.

  • Le marché mondial des Duanju atteint 11 milliards de dollars en 2025

    En 2025, le marché mondial des duanju a atteint 11 milliards de dollars de revenus, dont plus de 9 milliards générés en Chine. En quelques années, ce format né sur smartphone est devenu l'un des segments les plus dynamiques de l'industrie audiovisuelle mondiale. En Chine, premier marché du secteur, les revenus sont passés de 37,39 milliards de yuans en 2023, soit environ 5,15 milliards de dollars, à 50,44 milliards de yuans en 2024, soit environ 6,95 milliards de dollars. C'est en 2024 que le secteur a dépassé pour la première fois le box-office chinois du cinéma traditionnel. La croissance ne se mesure pas seulement en revenus. Fin 2024, les duanju comptaient environ 662 millions d'utilisateurs en Chine, soit près de 60 % des internautes du pays. Le secteur aurait également contribué à la création de plus de 647 000 emplois directs et indirects. Cette dynamique dépasse désormais largement les frontières chinoises. Des plateformes comme DramaBox, ReelShort, ShortMax ou GoodShort développent leurs activités en Amérique du Nord, en Europe et dans plusieurs marchés émergents. Elles investissent dans des productions locales tout en conservant les codes narratifs qui ont fait le succès du format. Principalement financés par les abonnements et les achats intégrés, plus de 60 % des revenus mondiaux du secteur proviennent aujourd'hui de ces modèles de paiement. Selon Omdia, le marché mondial pourrait atteindre 14 milliards de dollars dès 2026, dont près de 3 milliards de dollars hors de Chine. Cette progression illustre l'accélération de l'adoption du format à l'international, alors que les duanju sont déjà devenus un secteur majeur du divertissement numérique en Chine.

  • France : un cas d'école pour l'avenir du financement de la création numérique

    La France dispose de l'un des systèmes de financement audiovisuel les plus interventionnistes au monde. À travers le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), une partie des revenus générés par les diffuseurs est réinvestie dans la création. Ce modèle, souvent présenté comme l'un des piliers de l'exception culturelle française, a longtemps accompagné le cinéma et la télévision. Mais son adaptation à l'économie numérique reste un chantier ouvert. C'est dans ce contexte que la suspension du programme CNC Talent relance le débat sur la place de la création web dans les politiques culturelles françaises. Au-delà de la polémique nationale, cette affaire soulève une question qui concerne l'ensemble de l'industrie audiovisuelle : comment financer la création à l'heure des plateformes mondiales et des nouveaux usages mobiles ? Le programme CNC Talent cherchait à appliquer au web le modèle français de soutien à la création. Mais contrairement au cinéma, les plateformes numériques ne sont pas spécialisées dans la fiction, le documentaire ou l'animation. Elles mêlent œuvres audiovisuelles, contenus d'information, divertissement, influence, éducation et services. Cette hybridation rend plus complexe l'application d'un modèle historiquement conçu pour financer des œuvres culturelles clairement identifiées. Dans le même temps, le marché du duanju, ou microdrama, connaît une croissance rapide. En Chine, ces séries courtes conçues pour le smartphone ont atteint une échelle industrielle. Lors du Grand Débat du Festival de la Fiction de La Rochelle en septembre 2025, le président du CNC, Gaëtan Bruel, rappelait que le marché chinois du microdrama avait dépassé celui du cinéma. À cette occasion, il soulignait également la nécessité de « suivre et comprendre ces tendances », tout en qualifiant le microdrama de « parfait contre-exemple » de la vision de la création défendue par le CNC. Quelques mois plus tard, lors de la Journée de la Création 2026, il évoquait des contenus « hyper standardisés » reposant sur des « logiques addictives ». Cette critique de l'addiction soulève toutefois une question de cohérence : où placer la frontière entre œuvre culturelle et produit d'engagement ? Le CNC finance déjà le jeu vidéo, un secteur où les mécanismes de rétention, de progression et de fidélisation des utilisateurs occupent souvent une place centrale. Il convient également de rappeler que le format duanju repose sur un modèle économique centré sur la fiction, bien plus structuré que celui de nombreuses plateformes numériques et réseaux sociaux. Des acteurs comme ReelShort ou DramaBox maîtrisent l'ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la distribution, jusqu'à la monétisation des œuvres, au sein d'applications fermées conçues spécifiquement pour les séries. Le débat sur le financement de la création numérique a été relancé début juin par Justine Ryst, directrice générale de YouTube France. Lors d'une audition au Sénat, elle a souligné que la taxe sur les services vidéo représentait plus de 44 millions d'euros par an, alors que seulement 3 millions étaient affectés à CNC Talent. Elle a également appelé à une réforme du dispositif. La France a déjà intégré les plateformes de streaming à son système de financement audiovisuel. Depuis l'entrée en vigueur du décret SMAD en 2021, les acteurs concernés, comme Netflix ou Disney+, sont tenus d'investir une partie de leurs revenus réalisés en France dans des œuvres françaises et européennes. Si cette logique est poussée jusqu'à son terme, le duanju pourrait lui aussi finir par entrer dans le champ de réflexion des régulateurs. Même si le format ne correspond pas aujourd'hui aux priorités affichées du CNC, son développement international et la structuration de son modèle économique pourraient rendre cette question de plus en plus difficile à ignorer. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge

  • DramaBox mise sur la publicité avec The Trade Desk

    Le 26 avril 2026, DramaBox, l'une des principales plateformes mondiales de duanju, a annoncé l'ouverture de son inventaire publicitaire à l'achat programmatique grâce à un partenariat avec The Trade Desk, l'un des plus grands acteurs mondiaux de la publicité numérique. Les annonceurs peuvent désormais acheter des espaces publicitaires sur DramaBox via les mêmes outils que ceux utilisés pour la télévision connectée, les plateformes vidéo et les grands médias numériques. Cette intégration donne à DramaBox accès à un marché publicitaire international beaucoup plus large que celui des campagnes négociées directement avec les marques. Pour la plateforme, cette évolution apporte une nouvelle source de revenus qui vient compléter les achats d'épisodes et les abonnements. Un enjeu important dans un secteur où les coûts d'acquisition d'utilisateurs restent élevés et où la concurrence continue de s'intensifier. D'autres acteurs explorent également cette voie. En Chine, Xiaomi a lancé l'application Weiguan Duanju avec un accès gratuit financé par la publicité. Des plateformes comme ShortMax ou GoodShort proposent aussi une partie de leurs contenus gratuitement afin d'élargir leur audience. La publicité prend ainsi une place croissante dans l'économie du duanju. Longtemps centrées sur les microtransactions, les plateformes de duanju adoptent progressivement des modèles de revenus plus proches de ceux du streaming vidéo. Avec ce partenariat, DramaBox poursuit cette évolution tout en renforçant son attractivité auprès des grands acheteurs médias internationaux. À mesure que l'audience du duanju progresse à l'échelle mondiale, les grands acteurs de la publicité numérique s'intéressent de plus en plus à ce marché, dont DramaBox fait aujourd'hui partie des plateformes les plus visibles hors de Chine.

  • Le duanju face au piratage : le cas shortflix.net

    Note : Malgré la similitude de leur nom, shortflix.net et Shortflix India sont deux entités distinctes, sans lien connu entre elles, dont les activités et le fonctionnement diffèrent. Les informations présentées dans cet article concernent exclusivement shortflix.net. Le développement international du duanju commence aussi à faire émerger de nouveaux enjeux autour des droits de diffusion. Plusieurs séries issues de plateformes officielles semblent aujourd’hui republiées sur des sites tiers sans attribution claire ni licence identifiable. C’est notamment le cas de la série française Les aventures avec ma voisine, également diffusée sous son titre anglais Next Door Adventure. Produite par Sanjorge Production, la série a récemment été retrouvée sur la plateforme shortflix.net sans autorisation connue de la production. Selon les informations obtenues par Duanju News, Stardust TV aurait confirmé son intention d’engager une procédure contre shortflix.net. D’autres plateformes semblent également concernées par cette situation, leur catalogue étant référencé sur la plateforme : FlickReels, ReelShort, DramaShorts, CandyJar, NetShort, ShortTV, DramaTV, MinuteDrama ou encore FlexTV. Contrairement à de simples sites d’indexation, shortflix.net commercialise directement les séries présentes sur sa plateforme, avec un modèle proche de celui des applications officielles de microdramas. Cette situation intervient alors que certains créateurs commencent déjà à faire l’objet de signalements automatisés sur des plateformes officielles. L’identification des ayants droit dans l’écosystème international du duanju pourrait ainsi devenir un véritable sujet pour le secteur. Avec l’explosion mondiale du format vertical, la question de la protection des œuvres, des licences et de la circulation non autorisée des contenus pourrait rapidement devenir un enjeu majeur pour l’industrie du duanju.

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