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134 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Le groupe France Télévisions lance ses premières séries au format Duanju

    France Télévisions est le principal groupe audiovisuel public en France. Il opère plusieurs chaînes nationales et une plateforme de streaming gratuite, france.tv, financée majoritairement par des fonds publics. En parallèle, le groupe dispose d’un réseau dédié aux territoires ultramarins, son nom : « La 1ère », qui produit et diffuse des contenus locaux en Afrique, dans les Caraïbes, dans l’océan Indien et dans le Pacifique. Le groupe introduit deux séries courtes et en format feuilleton, spécialement conçues pour être diffusées directement sur ses plateformes et les réseaux sociaux. La première est portée par Slash, verticale dédiée aux 18-30 ans. Les formats sont courts, avec une narration séquencée et une publication régulière. La série « P*tain de soirée » est coécrit et interprété par Roman Doduik, en collaboration avec des équipes éditoriales internes à France Télévisions. La diffusion s’appuie sur les comptes sociaux de Slash et sur ceux du créateur, avec une circulation directe dans les flux Instagram, TikTok, Snapchat et YouTube. La deuxième initiative est menée par le pôle Outre-mer autour de La 1ère. La série « L’île entre nous » est produite en Guadeloupe et raconte une histoire sentimentale entre des personnages enracinés localement. Des talents tels qu'Axelle René et Gilles Saint-Louis participent à la création et à la production. La série est diffusée sur les réseaux sociaux de Guadeloupe La 1ère, avec des épisodes courts publiés de façon séquencée, adaptés à un visionnage sur mobile. Lors d'une intervention au Media Club International le 5 mars 2026, James Labbé, directeur adjoint des contenus responsable des antennes TV au pôle Outre-mer de France Télévisions, a précisé que ce projet a d'abord été lancé de manière indépendante avant d'être complètement intégré, en raison de son succès. Les contenus sont accessibles directement en ligne, sans passage par une diffusion linéaire, avec une circulation assurée par les plateformes et les réseaux sociaux. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge

  • Si le cinéma est né en France, le Duanju est né en Chine

    Dans le sud de la France, à La Ciotat, l’ Eden Théâtre , construit en 1889, demeure un lieu à part. Reconnu comme l’un des berceaux du cinéma, il conserve la mémoire des premières images en mouvement et des débuts de l’écriture audiovisuelle. C’est ici que les frères Lumière, pionniers du septième art, tournent et diffusent, à la fin du XIXe siècle, des séquences de quelques dizaines de secondes qui capturent des moments de la vie quotidienne. Ces films, destinés à capter le réel ou à le mettre en scène, posent les bases d’un langage et explorent les possibilités de la narration visuelle. À cette époque, le cinéma est alors, par nature, un format court. Dès le début, des cinéastes comme Georges Méliès cherchent à dépasser la simple captation en introduisant des effets visuels, des illusions et une narration transformée, recomposant ainsi le réel. Une logique que prolongent aujourd’hui les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Plus d’un siècle plus tard, un nouveau format court s’impose à l’échelle internationale : le duanju, développé en Chine et souvent désigné sous le terme de « microdrama ». Ce format ne saurait pourtant être réduit à une simple variation technique, par son ampleur, ses modèles économiques et ses modes de diffusion, s’inscrit dans une logique propre, directement adaptée aux usages contemporains, en particulier à l'attention portée à l'écran du téléphone. Le grand écran a structuré ses récits. Le téléphone construit désormais les siens. C’est dans ce contexte dynamique que l’Eden Théâtre, toujours en activité et en phase avec les évolutions du monde cinématographique, a récemment accueilli une prise de parole du producteur Guillaume Sanjorge. Investi dans ce format depuis 2023, il y défend l’idée d’une nouvelle étape dans l’histoire des écritures audiovisuelles, à la croisée des usages et des technologies. Cette réflexion s’inscrit dans une dynamique internationale plus large, notamment à travers le Global Traffic Conference 2026, organisé à Shenzhen les 23 et 24 avril. L’événement réunit les principaux acteurs de ces formats émergents et témoigne de leur structuration rapide à l’échelle mondiale. Billetterie de l'évènement à Shenzhen : https://baijing.cn/ui6v6

  • Première projection à Toulon d’une série au format Duanju : Roi Gandolfi

    Une projection de la série Roi Gandolfi se tiendra le 7 mai 2026 à Toulon, au sein de la Médiathèque Chalucet. L’événement s’inscrit dans le cadre du Club MEDSERIES, un rendez-vous consacré aux écritures sérielles contemporaines, organisé par Quattrocento en partenariat avec la Ville de Toulon. Installé dans un auditorium de 120 places, ce temps de projection propose une immersion dans différents formats narratifs, à la veille du Festival de Cannes. La séance débutera à 16h avec « Roi Gandolfi », une série médiévale, humoristique et décalée. On y suit un Roi confronté à des épreuves mêlant mystère, honneur et pouvoir, avec un médaillon sacré à protéger, des trahisons et des disparitions à élucider. Chaque situation forge sa légende, malgré un tempérament du souverain complètement instable, peu adapté à sa fonction. Tournée dans le sud de la France, la série se déroule dans des décors naturels variés, parmi lesquels l’aqueduc de Roquefavour à Ventabren, le château de Tarascon, le moulin de Daudet à Fontvieille, les calanques de Marseille, le moulin de Régusse ou encore la tour sarrasine de Cournonterral. La série créé par Guillaume Sanjorge est portée par des personnalités comme Jean-Pierre Castaldi, Marthe Villalonga, Laurent Artufel, Anthony Joubert, Michel La Rosa, Stéphane Martinet, Sébastien Bugeja, Cyril Etesse, François Viette, Rémi Barrero, Nicolas Tacussel, Roger Nicolas, Jordan Deluxe, Karine Lima, Claudia Notte, Alexandre Thibault, Aurèle Barbieri, Sami Bentayeb, Gérald Michiara et Raphael Forte. Conçue pour des usages mobiles avec des épisodes courts, Roi Gandolfi sera présentée lors d'un événement mêlant expérience en salle et diffusion numérique. La série, adaptée au format Duanju, met en avant le dynamisme de la région Sud dans l'expérimentation de nouveaux formats audiovisuels avant le festival de Cannes. La projection de Roi Gandolfi s’intègre dans une programmation plus large, pensée comme un parcours à travers trois écritures et trois formats. À 16h45, la mini-série Buddy Bob , écrite et réalisée par Anne Loriot, propose une comédie contemporaine centrée sur une rencontre improbable lors d’un festival. À 17h10, la séance se poursuit avec Paoliwood , présentée dans le cadre d’une carte blanche à la plateforme corse ALLINDÌ, autour d’un projet mêlant fiction et identité territoriale. L’ensemble compose plus de deux heures de projection, alternant humour, récits intimistes et propositions ancrées dans les cultures méditerranéennes. Informations pratiques : Lieu : Médiathèque Chalucet Adresse : 5 rue Chalucet, 83000 Toulon Date : 7 mai 2026Heure : 16h00 > environ 18h30 Entrée : libre (dans la limite des places disponibles) Format : projection et découverte de plusieurs séries, dont Roi Gandolfi (12 épisodes, 21 minutes)

  • Le retour de l’argentique et peut-être le déclin des influenceurs

    Le marché de la photographie argentique atteint près de 5 milliards de dollars en 2025. L'appareil photo "Camp Snap", sans écran et inspiré de l’argentique, dépasse le million d’unités vendues. Des entreprises anticipent ce basculement. Une partie des jeunes se détourne des usages classiques du smartphone, malgré la qualité croissante des images. La génération Z (née entre 2000 et 2010), commence à adopter des appareils photo sans écran et redécouvre la pellicule, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ce mouvement s’inscrit dans la social media fatigue , la quête d’authenticité et le slow media , ainsi que dans un retour à l’analogique ( analog revival ). Depuis vingt ans, les réseaux sociaux ont transformé l'image en outil d'exposition. Photographier n'est plus seulement capturer un moment, mais produire une version de soi en comparaison avec les autres. Cette image performative doit être vue, validée, et comparée, avec des exigences proches de celles des professionnels de l'audiovisuel. L'ego est constamment sollicité et le partage perd sa logique d'expérience vécue. Avec les appareils sans écran et la photographie argentique, il n'y a pas de contrôle instantané, pas de retouche, ni de publication immédiate. L'image retrouve son caractère incertain, différé, imparfait, libérée de cette pression, à l'instar des albums photo d'antan. Cette situation peut aussi s'élargir à la vidéo en ligne sur les réseaux sociaux. Les formats dominants (Reels, Shorts) se concentrent beaucoup sur l'individu en selfie en train de parler, mêlant auto-exposition, influence et réaction, et perpétuent une logique de contenus courts, centrés sur soi et surtout répétitifs depuis plus de 15 ans maintenant. Les récentes critiques et litiges aux États-Unis visant des plateformes telles que Meta, accusées de propager des vidéos nuisibles pour la santé mentale des jeunes, mettent en évidence les limites de ce modèle. Plusieurs décisions judiciaires et procédures en cours appuient les utilisateurs. Le succès des formats analogiques en photographie signale une attente qui pourrait aussi se traduire par une séparation croissante entre l’objet de captation (l’appareil photo) et l’objet de diffusion (l’écran du téléphone), une trajectoire notamment favorable aux professionnels de la fiction. Un boulevard s'ouvre aussi pour la fiction professionnelle adaptée aux écrans de téléphone. Les formats qui vont réintroduire le récit vont redorer l'image des réseaux sociaux. L'utilisateur redevient spectateur d'une histoire, à distance et sans nécessité de se représenter soi-même. Sortir d'un espace où l'ego est constamment engagé. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge

  • Short Drama Alliance : une nouvelle plateforme pour les créateurs de fictions mobiles

    Lancée par la productrice chinoise Wenwen Han, Short Drama Alliance (SDA) est une plateforme internationale dédiée aux professionnels du duanju, ces mini-séries verticales pensées pour smartphone. Short Drama Alliance se donne pour mission de connecter les créateurs du monde entier, de favoriser les coproductions internationales, et de rendre plus accessible l’écosystème chinois du format court, aujourd’hui en plein essor. La plateforme propose : un espace de discussion libre pour les auteurs, producteurs, traducteurs et distributeurs, des rapports mensuels sur les tendances du marché chinois (DataEye), des guides, webinaires et analyses stratégiques pour mieux comprendre ce nouveau langage narratif, un programme d’adhésion premium pour les structures souhaitant accéder à des ressources ciblées et des opportunités de collaboration. Pour rejoindre la plateforme : www.shortdramaalliance.com #WenwenHan

  • Nippon TV lance Viral Pocket

    Nippon TV fait partie des grands noms de l’audiovisuel japonais, premier diffuseur commercial du pays dès les années 1950, et il opère aussi Hulu au Japon. Le groupe a annoncé le lancement de Viral Pocket, une structure pour le marché du Duanju. Nippon TV ne présente pas cette initiative comme une expérimentation isolée, mais comme une activité à part entière, articulée autour de trois fonctions : le développement d’IP, la production de projets conçus pour le format vertical, et l’accompagnement marketing piloté par les indicateurs de performance. Ce positionnement s’appuie sur des résultats déjà installés. Nippon TV met en avant le succès de We are Coy Every Day , lancé en mars 2023, auquel le groupe attribue plus de 2,6 milliards de vues organiques. Le groupe cite aussi Chokotto Paa-chii , dont les épisodes dépasseraient en moyenne le million de vues sur TikTok. Autrement dit, Viral Pocket n’arrive pas pour tester l’existence d’un public. La division sert à transformer une compétence acquise en chaîne de production et de commercialisation plus structurée. Depuis plusieurs mois, le secteur est souvent observé à travers des applications spécialisées, des studios natifs du mobile ou des acteurs venus de la creator economy. Nippon TV lie explicitement cette nouvelle division à ses enjeux de développement international, à son portefeuille de contenus et à sa stratégie de connexion avec les audiences nées sur les plateformes sociales. Sources : • Nippon TV  – 17 février 2026 • World Screen  – 17 février 2026 • C21Media  – 17 février 2026

  • Le français gagne 75 millions de locuteurs et devient la 4e langue mondiale

    Plus un langue est parlée, plus elle ouvre un large marché d’audience et de diffusion dans l'audiovisuelle. Aujourd’hui, l’anglais domine largement avec environ 1,4 milliard de locuteurs. Le mandarin suit avec plus de 1,1 milliard de locuteurs, tandis que l’espagnol rassemble plus de 560 millions de locuteurs. Ces langues structurent les plus grands marchés audiovisuels mondiaux. Mais la hiérarchie évolue. Le français, longtemps perçu comme une langue culturelle plus que démographique, progresse fortement. Il compte désormais près de 396 millions de locuteurs dans le monde, contre environ 321 millions en 2022, et s’impose aujourd’hui comme la quatrième langue mondiale (dépassant la langue arabe). Cette progression repose sur une dynamique structurelle. Le français est aujourd’hui présent sur tous les continents. Il est également la deuxième langue étrangère la plus apprise dans le monde, avec des dizaines de millions d’apprenants. Le basculement est en grande partie démographique. La majorité des francophones se trouve désormais en Afrique, où la croissance de la population et de la scolarisation alimente directement l’expansion de la langue. À horizon 2050, près de 85 % des francophones pourraient être africains, ce qui redéfinit profondément les perspectives d’audience. Cette logique se retrouve dans l’économie numérique. Le français fait partie des principales langues de contenu sur internet et s’impose comme une langue de communication, d’éducation et de diffusion culturelle à l’échelle internationale. Les usages numériques et audiovisuels convergent de plus en plus, notamment avec les plateformes de streaming et les formats courts. Dans ce contexte, la langue peut devenir un levier stratégique pour les investissements. Un projet audiovisuel ne se pense plus uniquement en termes de territoire, mais en termes de public linguistique accessible. C’est notamment ce qui explique certaines stratégies industrielles. Le groupe Canal+ a ainsi fortement investi en Afrique, un marché où la langue française permet d’adresser simultanément plusieurs pays et des dizaines de millions de spectateurs potentiels. La cohérence linguistique devient ici un facteur d’échelle, capable de structurer un marché au-delà des frontières nationales. À mesure que les usages se globalisent avec le numérique, la question reste de choisir la langue qui permet d’atteindre le bon volume d’audience. Sources : • Organisation internationale de la Francophonie  – 16 mars 2026 • France Diplomatie  – 20 mars 2026 • Le Figaro  – 17 mars 2026 • Franceinfo  – 17 mars 2026 • Le Parisien Étudiant  – 19 mars 2026 • Ethnologue  – 2026 • W3Techs  – 20 mars 2026 • INSEAD Knowledge  – 22 mai 2017

  • Google TV offre une première fenêtre au format Duanju

    Google, l’un des plus grands groupes technologiques mondiaux, lance une initiative liée au format duanju. À travers 100 Zeros, développée avec la société américaine Range Media Partners, le groupe finance et structure des séries courtes pensées pour le téléphone, avec une première exposition prévue sur l’application Google TV sur Android. Pour le public, l’enjeu est concret : le duanju ne serait plus cantonné à une application spécialisée, mais intégré à une interface de découverte et de recommandation déjà installée dans les usages du grand public. Le signal industriel est important. Quand un acteur de cette taille ouvre une fenêtre au duanju, le format change de statut. Il ne s’agit plus seulement de produire vite, mais d’organiser la circulation des œuvres, leur visibilité et leur monétisation dans un cadre de diffusion pensé en amont. Si la première exposition passe par Google TV avant d’autres circulations plus larges, alors le format, le rythme, les talents mobilisés et le modèle économique sont envisagés dès l’origine en fonction de leur trajectoire de distribution. C’est sans doute l’un des aspects les plus structurants du dossier. Le choix des premiers talents associés va dans le même sens. Mike Fleiss est connu pour avoir créé The Bachelor, l’une des grandes franchises de télé-réalité américaines. McG vient du cinéma commercial et de la production télévisée grand public. Simon Fuller est le créateur de Pop Idol et American Idol, deux formats mondiaux du divertissement musical. Kenan Thompson est l’un des visages les plus installés de la comédie télévisée américaine. Jusqu’ici, l’essor du secteur reposait surtout sur des acteurs nés avec le mobile, souvent marqués par l’Asie et par des logiques d’acquisition directe. Cela ne garantit pas un basculement immédiat, mais montre que la fiction verticale commence à être envisagée comme une composante possible des grandes architectures de distribution numérique. Sources : • Reuters  – 5 mai 2025 • C21Media  – 13 mars 2026 • Deadline  – 12 mars 2026 • Cynopsis  – 13 mars 2026

  • Isabelle Degeorges appelle à un sursaut industriel face au Duanju

    « Un pays qui ne maîtrise plus ses récits est un pays qui perd son âme. Et une industrie qui ne contrôle plus ses formats est une industrie qui perd son avenir. » C’est par cette citation attribuée au célèbre réalisateur français Bertrand Tavernier qu’Isabelle Degeorges a récemment posé le débat autour des fictions pour téléphone. Présidente de Gaumont Télévision France depuis 2013, Isabelle Degeorges dirige la branche télévision française de Gaumont. Un groupe fondé en 1895 et considéré comme la plus ancienne société de production cinématographique et télévisuelle encore en activité au monde. Dans deux prises de parole publiées sur le réseau social LinkedIn, elle ne rejette pas le format du duanju. Elle alerte plutôt sur ce qu’il révèle : la montée de nouveaux usages, de nouvelles plateformes et de nouvelles dépendances. Pour elle, la question est à la fois culturelle, industrielle, technologique, stratégique et politique. Son propos situe l’enjeu d’une réponse non pas à l’échelle française, mais à l’échelle européenne. Dans son second post, elle insiste sur la dépendance de l’Europe à des infrastructures, des plateformes, des systèmes d’exploitation, des serveurs et désormais des intelligences artificielles relevant largement du droit américain. Elle rappelle notamment que, via le Cloud Act, des données hébergées en France peuvent relever d’un droit étranger. Appliqué au format duanju, ce raisonnement prend une dimension particulière. Si les formats, les plateformes de diffusion, les logiques algorithmiques et, demain, les outils de production sont conçus ailleurs, la France et l’Europe risquent de perdre non seulement la maîtrise de leurs récits, mais aussi celle de leur circulation et de leur monétisation. Le duanju devient alors plus qu’un nouveau langage narratif : aussi un test de souveraineté numérique. Isabelle Degeorges interroge explicitement le risque que les duanju deviennent « une menace de plus pour notre souveraineté culturelle » plutôt qu’un simple relais de croissance. Consciente des nouveaux usages, elle alerte et appelle à un réveil industriel à l’échelle européenne. Cette inquiétude fait écho à d’autres débats français sur les plateformes. En 2013, lors du projet de rapprochement entre Yahoo et Dailymotion, le ministre français Arnaud Montebourg s’était opposé à une cession qui aurait fait perdre le contrôle d’un acteur numérique français considéré comme stratégique, en défendant l’idée qu’il ne fallait pas abandonner ce « fleuron du web » à un groupe étranger. Aujourd’hui, Dailymotion reste l’un des principaux players de diffusion vidéo pour les médias professionnels. Les braises d’une relance et d’un succès auprès du grand public ne sont pas impossibles, dans un contexte de tensions dans la mondialisation. Relu à l’aune du duanju, ce précédent avec Dailymotion rappelle que derrière les formats émergents, la question n’est jamais seulement celle de l’innovation. Elle est aussi celle de savoir qui possède les outils, qui contrôle la distribution et qui organise l’avenir numérique des récits. Retrouvez les publications d’Isabelle Degeorges sur LinkedIn : Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge

  • Des écrans verticaux de salon : la Chine prépare l’après-smartphone

    Longtemps associé au téléphone individuel, le format vertical pourrait bientôt s’installer durablement dans les salons. En Chine, plusieurs industriels développent des écrans domestiques mobiles, plus grands qu’un smartphone, capables d’afficher nativement des contenus en orientation portrait. Ces écrans, généralement montés sur pied, orientables portrait ou paysage et parfois équipés de batterie intégrée, sont pensés pour circuler dans la maison. On peut les déplacer de la cuisine au salon, les utiliser pour du streaming, du fitness, de la visioconférence ou du divertissement vertical. Le modèle rompt avec la télévision fixe horizontale et introduit un objet hybride, entre tablette géante et téléviseur mobile. Plusieurs acteurs chinois sont déjà positionnés sur ce segment. Xiaomi a lancé en Chine une “smart home screen” de 27 pouces sur base mobile, intégrée à son écosystème connecté. Hisense propose des écrans lifestyle sur pied avec batterie intégrée et rotation automatique. Skyworth développe également des écrans portables orientés usage domestique, combinant mobilité et interface TV connectée. En amont, la puissance industrielle chinoise des panneaux renforce cette dynamique. BOE, TCL CSOT et HKC figurent parmi les principaux fabricants mondiaux de dalles LCD et OLED pour smartphones, tablettes et téléviseurs. Cette continuité technologique entre petit écran mobile et grand écran domestique facilite l’émergence de nouveaux formats hybrides. Pour l’audiovisuel, l’enjeu est stratégique. Si ces écrans se diffusent à grande échelle, le format vertical pourrait quitter le cadre strictement individuel du smartphone pour devenir un mode de consommation domestique collectif. Les séries verticales, aujourd’hui conçues pour un usage personnel, pourraient alors être pensées pour des écrans plus grands, visibles à distance et partagés dans l’espace familial. Sources • Cinco Días  – 15 août 2025 • NotebookCheck  – 6 janvier 2026 • Skyworth USA • DisplaySpecifications  – 14 octobre 2025 • Reuters  – 26 septembre 2024

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