DUANJU NEWS
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- Disney+ passe au vertical
Disney+ prépare l’ajout d’un flux de vidéos courtes au format vertical, plein écran, défilement, découverte rapide, et contenus rafraîchis en continu. L’idée est de faire de l’application un réflexe du quotidien, y compris entre deux séances de visionnage “long format”, en reprenant les mécaniques de swipe popularisées par TikTok. Disney+ prévoit d’y mélanger plusieurs types de contenus : programmes courts originaux, clips conçus pour être partagés sur les réseaux sociaux, et scènes “reformatées” à partir de films et séries du catalogue. L’ambition n’est pas seulement d’ajouter une fonction : c’est de gagner en fréquence d’usage, donc en temps passé dans l’app, avec un bénéfice direct pour la rétention et, pour les offres avec publicité, pour l’inventaire publicitaire. 41 % des consommateurs considèrent à la fois les vidéos sur réseaux sociaux et les services de streaming comme du “temps TV”, et 35 % disent passer plus de temps à regarder des vidéos sur les réseaux sociaux que sur les services de streaming, un écart particulièrement marqué chez les plus jeunes. Dans ce contexte, du contenu vertical devient un outil de reconquête : capter des micro-moments d’attention, sans exiger du public qu’il change d’application. C’est aussi un indicateur fort pour l’écosystème du duanju : les codes de narration ultra-courte (accroche immédiate, rythme serré, scènes compréhensibles en quelques secondes) ne restent plus cantonnés aux applis spécialisées. Ils s’installent au cœur des plateformes généralistes, là où se joue désormais la concurrence entre streaming et usages sociaux. Sur le plan produit, Disney s’appuie déjà sur une expérimentation côté ESPN avec l’onglet vertical “Verts”, et d’autres acteurs avancent sur des logiques comparables, Netflix ayant aussi testé un format de feed vertical. Source : • Deadline – 8 janvier 2026 • The Verge – 8 janvier 2026 • Marketing Dive – 12 janvier 2026 • 01net – 8 janvier 2026
- Sur la chaine LCI, la journaliste Sandra Marconi cite Guillaume Sanjorge et « Les aventures avec ma voisine »
Dans le métro, le temps s’étire souvent en fragments : un quai, un wagon, deux stations. C’est précisément sur ces interstices que prospère un format venu de Chine et désormais commenté en France à heure de grande écoute : les micro-dramas, aussi appelés duanju. Le jeudi 5 février 2026, dans La Matinale de LCI, Sandra Marconi, chroniqueuse des tendances, approfondit le sujet et décrit une consommation pensée pour l’écran vertical et pour l’enchaînement. À l’antenne, Sandra Marconi résume le cœur du modèle : des épisodes conçus pour le téléphone, courts, rythmés, et construits sur des rebondissements répétés. Elle rappelle que ces fictions sont « filmées à la verticale », pour des épisodes d’une à trois minutes, avec la promesse implicite de pouvoir en regarder des dizaines sur un trajet de quelques minutes. Au-delà du phénomène chinois, la chronique met en avant un exemple français. Sandra Marconi cite Guillaume Sanjorge et sa série Les aventures avec ma voisine, présentée comme un micro-drama français ayant déjà trouvé son public, et comme un cas précoce : celui d’un Français qui a investi ce domaine dès 2023, en diffusant sur des applications chinoises. Elle évoque notamment le cap des 400 000 vues en France pour la série, et inscrit ce signal dans une dynamique plus large : le duanju n’est plus seulement observé depuis l’hexagone, il commence aussi à être produit et exporté. Dans la chronique, un extrait de l'épisode 1 de la série réalisé par Jérémy Haeffele, avec Lana Sfera, est diffusé à l’antenne. Pour replacer cette séquence dans une continuité éditoriale, un reportage de TF1 avait déjà présenté le format duanju, en décrivant ses codes narratifs et sa diffusion via des applications spécialisées, dont Stardust TV, en soulignant l’essor de ces mini-séries sur mobile.
- TikTok accélère dans les séries verticales Duanju avec PineDrama
Les microdramas ont longtemps prospéré à la périphérie des plateformes, portés par des extraits, des scènes choc, des cliffhangers recyclés en acquisition. TikTok change de registre. Avec PineDrama, le groupe ne se contente plus de servir d’autoroute marketing à des applications tierces : il installe un espace dédié où l’on consomme une fiction comme un flux, épisode après épisode, sans quitter l’univers des usages mobiles. Une application séparée pour structurer l’expérience PineDrama se présente comme une app autonome centrée sur des séries ultra courtes, pensées pour le plein écran et le défilement vertical. L’objectif implicite est de réduire la fragmentation : au lieu de tomber sur un extrait isolé, le spectateur est guidé vers une logique de suivi, avec des épisodes d’environ une minute et une continuité narrative conçue pour maintenir la rétention. Le produit reprend les codes d’interface familiers de TikTok, tout en remplaçant le contenu créateur par un catalogue de fictions sérialisées, ce qui rapproche l’expérience d’un “streaming en scroll” plutôt que d’un simple fil social. Le Brésil comme terrain d’essai hors États-Unis Le lancement simultané aux États-Unis et au Brésil n’est pas anodin. En choisissant un marché où le smartphone est déjà l’écran principal pour une large partie des usages vidéo, TikTok s’offre un laboratoire à grande échelle pour tester l’adhésion à la fiction verticale en consommation continue, et observer ce qui convertit réellement : la fréquence des épisodes, la vitesse des rebondissements, la durée des arcs, et les mécaniques de recommandation. Pour l’instant, l’accès gratuit et sans publicité ressemble à une phase d’installation. La question centrale, pour la suite, sera la monétisation : à quel moment et sous quelle forme TikTok cherchera à capter la valeur, sans casser la fluidité qui fait la force de ce format. Sources : • TechCrunch – 16 janvier 2026 • Franceinfo – 19 janvier 2026 • Business Insider – 26 décembre 2025 • The Hollywood Reporter – 20 janvier 2026
- Le groupe français Canal+ signe une opération historique à 3 milliards de dollars avec le sud-africain MultiChoice
Entre la France et l’Afrique subsaharienne, le paysage des plateformes, de la fiction, du divertissement et du streaming est en train de bouger. Canal+ est un groupe français d’abonnement (télévision payante et offres en application), présent dans plus de 70 pays. Il est dirigé par Maxime Saada et évolue dans l’écosystème médiatique associé à Vincent Bolloré. L’opération, évaluée autour de 3 milliards de dollars, permet à Canal+ de prendre le contrôle de MultiChoice, un acteur sud-africain qui domine la télévision payante sur une grande partie de l’Afrique avec DStv (offre premium) et GOtv (offre plus accessible). MultiChoice possède Showmax, sa plateforme de streaming, relancée récemment et déficitaire. Canal+ a déjà indiqué vouloir revoir son modèle, car Showmax est la passerelle naturelle pour convertir des abonnés TV vers une consommation en application. Canal+ vise aussi des synergies importantes : environ 150 millions d’euros d’économies annuelles dès 2026, et plus de 400 millions d’euros par an à partir de 2030. L’idée est simple : mutualiser la technologie, les fournisseurs et une partie des coûts, afin d’investir plus efficacement dans l’offre numérique. Côté contenus, l’intérêt est double. Canal+ apporte sa puissance de production et de distribution de fictions, notamment via STUDIOCANAL. MultiChoice apporte un volume de fictions africaines et une machine de commandes locales, avec une vitrine streaming via Showmax. L’accord peut donc accélérer la circulation des séries entre Afrique et Europe, en s’appuyant sur une base d’abonnés déjà installée. « L’enjeu, c’est la distribution », résumait Gérald-Brice Viret le 16 janvier 2026, dirigeant en charge des programmes et des antennes de Canal+ France, à propos de la bataille entre chaînes et plateformes. Après la perte de la fréquence TNT de C8, que le groupe a jugée « injuste » et « politique », Canal+ renforce donc l’international et le streaming : une façon de rebondir là où l’accès au public dépend moins d’une fréquence nationale. Sources : • Reuters – 29 janvier 2026 • Business Insider Africa – 29 janvier 2026 • Broadband TV News – 29 janvier 2026 • CB News – 29 janvier 2026 • BFM TV – 29 janvier 2026 • The Media Leader – 16 janvier 2026
- StoryShort : la première application de Duanju centrée sur des séries francophones
Nous avions déjà suivi ce projet lorsqu’il s’appelait StoryTV, au moment où Alexandre Perrin et Adrien Cottinaud le présentaient comme une initiative française dédiée aux micro-séries verticales. Le nom a depuis évolué vers StoryShort, un intitulé anglais pour une application française avec des séries en langue française. Une volonté de se positionner dans un marché mondial, tout en évitant les confusions avec des appellations proches, notamment en Inde autour de l'application “Story TV”. Lors de la projection organisée par Studio Phocéen à Paris le 14 juin 2025 , les deux dirigeants exposaient leur méthode : vidéo 9:16 en plein écran, jeu frontal, plans serrés, micro-épisodes, et une dramaturgie conçue pour l’attention mobile, avec des cliffhangers très rapprochés. Trois mois plus tard, le contexte français se durcissait : au Festival de la Fiction de La Rochelle, le président du CNC, Gaëtan Bruel, qualifiait les micro-dramas de « parfait contre-exemple ». C’est dans ce climat que StoryShort s’inscrit, en choisissant d’avancer malgré les réticences institutionnelles. Quelques mois plus tard, le projet change d’échelle. StoryShort n’est plus une plateforme en devenir ou un simple concept de diffusion : c’est une application distribuée sur les stores, portée par l’idée que le duanju n’est plus seulement importé ou commenté en France, mais qu’il peut désormais être produit, organisé et commercialisé localement. Sur la forme, StoryShort reprend les fondamentaux du langage duanju : vertical plein écran, épisodes très courts, narration accélérée, montage conçu pour accrocher immédiatement, et sérialité structurée par le rebond permanent. Le catalogue mis en avant joue clairement la lisibilité, avec des titres à archétypes et promesse immédiate, typiques des vertical dramas : amour interdit, figures de pouvoir, secrets, renversements de statut. La stratégie est lisible : produire des déclencheurs narratifs simples, immédiatement compréhensibles, qui permettent au spectateur de s’engager en quelques secondes et d’enchaîner. Le “feuilleton” version mobile, et l’idée d’un format qui dépoussière la télévision Pour un regard français, cette grammaire renvoie à ses feuilletons télévisée installés comme : Au nom de la vérité , Mon histoire vraie , Si près de chez vous , Face au doute , Le jour où tout a basculé , et leurs déclinaisons comme Petits secrets entre voisins . Même logique de récits courts centrés sur l’intime, mêmes situations domestiques, mêmes secrets ordinaires qui deviennent des drames, même efficacité de production et de narration pensée pour la répétition et l’enchaînement. La différence, c’est que la vitesse d’écriture opèrent comme un dépoussiérage. On garde l’ADN du feuilleton populaire, mais on le compresse, on le rend plus nerveux, plus compatible avec l’attention fragmentée, et plus directement monétisable dans un univers applicatif. Autrement dit, ce n’est pas seulement un nouveau support : c’est une manière de moderniser un langage télévisuel connu en le rendant natif smartphone. C’est précisément là que l’avenir de StoryShort peut intéresser des producteurs et des médias déjà familiers de ces écritures. Des sociétés qui fabriquent des récits fondés sur la clarté des enjeux, l’accroche immédiate, les retournements rapides et la performance narrative, pourraient voir dans ce type d’application un débouché complémentaire ou un laboratoire. Si StoryShort parvient à installer une régularité de publication et une consommation durable, elle peut devenir, à moyen terme, une plateforme attractive pour des acteurs français qui cherchent à rajeunir leurs formats, tester de nouveaux usages et capter une audience mobile sans renier la fiction populaire. Découvrir l'application sur Google Play Sources : • Ecran total – 22 janvier 2026 • Business Insider – 17 septembre 2025
- Holywater : la levée record de 22 millions pour le Duanju en Occident
L’entreprise Holywater vient d’annoncer une levée de 22 millions de dollars pour accélérer le développement de ses applications, comme MyDrama, et de ses contenus dédiés au format court vertical : le Duanju. Une levée de fonds, c’est une opération où des investisseurs achètent une part de l’entreprise pour financer une étape de croissance. En pratique, il y a presque toujours un investisseur principal, celui qui met la plus grosse partie de l’argent et qui mène le tour. Il pilote l’analyse du dossier, négocie les conditions d’entrée, puis d’autres investisseurs rejoignent l’opération aux mêmes conditions. Dans le cas d’Holywater, Horizon Capital mène l’opération. Le fonds indique investir 16 millions de dollars sur un total de 22 millions. Les 6 millions restants proviennent des autres participants annoncés, dont Endeavor Catalyst et Wheelhouse. Qui sont les investisseurs cités ? Horizon Capital. C’est un fonds d’investissement qui finance des entreprises technologiques en phase de croissance. Son rôle est d’apporter du capital, mais aussi d’aider à structurer un changement d’échelle : objectifs, pilotage, recrutements, partenariats. Dans son annonce, Horizon explique soutenir Holywater pour accélérer la production et la construction d’un groupe d’applications dédiées à la fiction verticale. Endeavor Catalyst. C’est le fonds d’investissement lié à Endeavor, organisation connue pour son réseau international d’entrepreneurs et d’acteurs des industries créatives. L’intérêt de ce type d’investisseur est souvent double : financement et accès à un réseau business et entertainment. Wheelhouse. C’est une structure américaine positionnée entre production, talents et investissement, fondée par Brent Montgomery. Son profil “entertainment” correspond à la logique actuelle du secteur : produire vite, industrialiser des formats et optimiser la distribution. Genesis. Dans le communiqué d’Horizon Capital, Genesis est présenté comme un soutien historique de Holywater. Horizon précise connaître l’équipe depuis plus de dix ans via sa relation avec Genesis, ce qui inscrit Holywater dans un écosystème produit déjà installé, plutôt que dans une simple application née récemment. Ce que cela change pour le public ? Ce financement doit se traduire par une montée en gamme visible : davantage de séries originales, des intrigues plus feuilletonnantes, un casting plus identifiable, et une fabrication plus “premium” tout en restant fidèle aux codes du vertical. L’objectif est clair : capter un réflexe de consommation quotidien sur smartphone, avec des épisodes courts conçus pour déclencher immédiatement le suivant. Au-delà de Holywater, le signal est plus large. Une levée de 22 millions de dollars confirme que le duanju n’est plus un format marginal. Il devient un segment d’investissement à part entière, où l’on finance des catalogues, des applications, et des mécaniques de monétisation intégrées, avec une ambition comparable à celle des plateformes de streaming, mais adapté pour le téléphone. Sources : • Holywater – 15 janvier 2026 • Business Wire – 15 janvier 2026 • Axios – 15 janvier 2026 • The Hollywood Reporter – 15 janvier 2026 • Vestbee – 16 janvier 2026
- ByteDance (Tiktok) lance une application Duanju en bande dessinée
Nous avions déjà montré dans un article que la bande dessinée est née dans le format court et feuilletonnant : d’abord dans Le Journal de Mickey (1934), puis dans Pilote (lancé en 1959), où chaque semaine paraissaient les aventures d’Astérix, Lucky Luke ou Tanguy et Laverdure. Ce rythme sériel a façonné une véritable culture de l’attente et du suspense, ancêtre direct du modèle du duanju et de ses déclinaisons numériques. Un parrallele avec les webtoon a été également expliqué dans un autre article . Aujourd’hui, l’histoire semble boucler la boucle : ByteDance, maison mère de TikTok et Douyin, vient de lancer en Chine une application gratuite dédiée aux Duanju illustrés, un format hybride entre webtoon et série courte. Baptisée « 漫剧岛 » ( Manju Dao , littéralement “l’île du drama dessiné”), la plateforme combine lecture verticale et logique d’épisodes ultra-brefs, conçus pour un visionnage rapide sur smartphone. Chaque planche intègre des effets de mouvement, de son et de voix off, brouillant la frontière entre bande dessinée animée et fiction sérielle. Pour ByteDance, déjà leader du duanju avec Douyin, cette initiative vise à étendre la narration courte à tous les formats visuels. En Chine, le but est clair : conquérir une génération habituée aux webtoons coréens mais désormais en quête de récits plus immersifs. Pour les créateurs, l’intérêt est stratégique : la production d’un “manga webtoon duanju” coûte bien moins cher qu’une mini-série filmée tout en s’intégrant parfaitement au modèle de l’attention lecture rapide, interaction, partage. Ce format pourrait à terme influencer l’international. Cette filiation entre bande dessinée et fiction mobile a également été explorée en France avec Roi Gandolfi , une série au format Duanju faisant participer des acteurs issus des films Astérix et Obélix . Source : • WeChat 漫剧岛发布 , 2 novembre 2025
- Jordan De Luxe et Jean-Pierre Castaldi en duo dans la série Duanju « Roi Gandolfi »
Sur les hauteurs des Goudes et de Callelongue, au cœur des calanques de Marseille, face à l’île Maïre, deux silhouettes anachroniques rejouent la comédie du Moyen Âge. Il s'agit de Jean-Pierre Castaldi qui incarne un chevalier massif, bourru mais au grand cœur, et accompagné d’un écuyer débordant d’énergie interprété par Jordan De Luxe. Ensemble, en tournage pour la série Roi Gandolfi , ils font revivre l’esprit des grands duos d’aventure. La scène se déroule dans un décor de falaises calcaires, d'herbes sèches et de l'horizon marin, le tout baigné par une lumière méditerranéenne. Par contraste, les intérieurs d’un château médiéval ont nécessité d'autres plans, qui ont été réalisés en studio sur fond vert. En 2016, plusieurs médias, dont Télé Loisirs et Télé 2 Semaines , avaient présenté le projet sous le titre Chevaliers Academy, diffusé sur plusieurs chaînes du câble. Depuis, l’univers a évolué : la série a été repensée au format Duanju sous le nom Roi Gandolfi , en vertical et resserré, conçu pour les écrans de téléphone. L'histoire se recentre autour du souverain du royaume, dont la tranquillité est perturbée dans quelques épisodes par ce duo d'aventuriers. Jean-Pierre Castaldi est une figure familière du cinéma français depuis les années 1970. Ancien pensionnaire du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il s’est illustré au théâtre comme à l’écran, de Claude Zidi à Claude Lelouch. Il a marqué plusieurs générations par ses rôles populaires, notamment dans les adaptations d’Astérix au cinéma « Astérix et Obélix contre César » (1999) puis « Astérix aux Jeux Olympiques » (2008) où il incarne un centurion romain désormais emblématique, souvent repris dans les bandes-annonces et extraits télévisés. Jordan De Luxe, aujourd’hui reconnu comme animateur et chroniqueur télé, de Voltage à C8, en passant par W9 aux côtés de Cyril Hanouna, s’essaie ici avec efficacité à un registre différent : la fiction et la comédie. Lors d’un passage à la radio sur Voltage, l’acteur à la filmographie prolifique Jean-Louis Barcelona a d’ailleurs félicité son interlocuteur, Jordan De Luxe, pour son interprétation. Une émission d’une chaîne du groupe Canal+ a ravivé un souvenir de tournage marqué par un petit accident : Jordan De Luxe s’était blessé à l’arcade après un faux mouvement d’épée, un épisode que Jean-Pierre Castaldi se remémore avec tendresse, au détriment de l’intéressé. Avec la participation de Jean-Pierre Castaldi et Jordan De Luxe, Roi Gandolfi gagne en relief et en personnalité. La série cultive un goût pour la parodie, la fantaisie et la satire populaire, transposés au format Duanju. Elle se veut l’héritière directe des bandes dessinées feuilletonnantes des années 1960. À l’image d’Astérix le Gaulois, né dans les pages du magazine Pilote, où chaque semaine un « à suivre » tenait le lecteur en haleine, Roi Gandolfi adopte un rythme fragmenté et sériel. Guillaume Sanjorge, son créateur, revendique cette filiation symbolique avec l’univers d’Uderzo et de Goscinny. Il a d’ailleurs participé au documentaire Canal+ Astérix sur le divan d’Uderzo, consacré à l’un des pères du héros gaulois, prolongeant ainsi cette tradition du récit populaire réinventé pour l’écran vertical. Voir la série intégrale sur Duanju Kids
- Michel La Rosa, de la télévision au format Duanju : le retour du « Roi Gandolfi »
Figure familière des téléspectateurs des années 80, Michel La Rosa a marqué ses années de présence comme animateur avant de se tourner vers la fiction. Son parcours singulier trouve aujourd’hui une résonance avec la renaissance d’une série qu’il porte fièrement. Michel La Rosa s’est imposé à la télévision grâce à sa capacité à fédérer le public et à mettre en lumière des invités de premier plan. Ses interviews marquantes, aujourd’hui conservées à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), témoignent de la diversité des personnalités qu’il recevait : Jean Rafa, Isabelle Aubret, Odette Joyeux, Jacques Demy ou encore Darry Cowl. Il enchaîne alors des programmes populaires : Tremplin sur FR3 Méditerranée (1985-1987), puis en 1990 sur Antenne 2 avec Matin Bonheur, Été Show, Villa de star et Ça va tanguer. Une trajectoire jalonnée de succès, brutalement interrompue en 1990, lorsqu’il quitte la télévision à la demande du Président François Mitterrand, au moment de l’annonce de l’entrée de la France dans la guerre du Golfe. Cette décision le pousse à se réinventer, en cultivant un regard neuf sur la création et la sincérité dans son métier. La notoriété acquise lui ouvre rapidement de nouveaux horizons : il retrouve le micro sur France Inter, puis revient sur TF1 comme animateur de Shopping Avenue Matin et Télévitrine (1998-2013). Michel La Rosa rejoint la série « Roi Gandolfi » Sous l'ancien nom Draculi & Gandolfi, la série avait marqué les chaînes du câble et les antennes régionales dans les années 2010 par son ton décalé et son ancrage dans le patrimoine médiéval. La presse régionale et nationale de Var-Matin, Sud-Ouest à La Provence en passant par Télé-Loisirs, Premiere, avait largement couvert ses tournages spectaculaires, portés par les costumes, le casting et le nombre de figurants, notamment à Marseille, aux Goudes, aux îles du Frioul, sur la presqu’île du Gaou, au château de Tarascon et dans plusieurs monuments historiques du sud de la France. En 2020 sur Radio Maritima, Michel La Rosa parle de la série à l'occasion de projections dans le sud de la France. La même année avec Benjy Doti, Michel La Rosa évoque le succès de la série sur les réseaux sociaux. Projection du 14 juin 2025 Michel La Rosa participe à la projection organisée par l'association Studio Phocéen le 14 juin 2025 à Paris. A cette occasion, il est revenu sur sa rencontre avec Guillaume Sanjorge, réalisateur de la série Roi Gandolfi projetée ce soir-là. Une rencontre qui ne date pas d’hier : elle remonte à une quinzaine d’années, par l’intermédiaire de Frédéric Perrin, directeur du cinéma Le Prado à Marseille. Michel La Rosa raconte avoir été frappé par la passion et la conviction du jeune réalisateur : « Ce jeune homme m’a parlé avec une passion évidente, avec l’envie et j’ai senti du talent. » Séduit, il accepte d’incarner le Roi Gandolfi, personnage central de l’univers médiéval de la série. Roi Gandolfi, une saga qui renaît Aujourd’hui, l’histoire renaît sous le titre « Roi Gandolfi », adaptée aux technologies actuelles et au format Duanju : des épisodes verticaux, courts et rythmés, conçus pour être regardés sur le téléphone. Plus qu’un simple retour, ce projet incarne le dialogue entre mémoire télévisuelle et innovation numérique, porté par l’engagement d’un acteur, Michel La Rosa, qui a su traverser les époques. Source : Var Matin , le 26 août 2020 Sud ouest , le 10 septembre 2019 Toute La Culture , le 28 avril 2016 Télé Loisir , Télé 2 Semaine le 17 février 2016 La Provence , le 3 juillet 2012 Premiere , le 20 août 2010
- Duanjuphobie : quand Gaëtan Bruel, président du CNC, confond le format et son usage
Lors de son discours d’ouverture au Festival 2025 de la Fiction de La Rochelle en France, le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Gaëtan Bruel, a choisi d’évoquer le phénomène des micro-dramas, plus connus en Chine, sous le nom de Duanju. Plutôt que d’y voir l’émergence d’un nouveau langage audiovisuel, il l’a décrit comme « le parfait contre-exemple » de ce que la France devrait défendre. Cette réserve traduit une confusion profonde entre un format et les contenus commerciaux qui ont accompagné sa première vague d’exportation. Juger un format sur les premières séries venues d’Asie revient à juger le cinéma entier à partir de ses blockbusters. Une peur de l’évolution plus qu’un débat de fond Le Duanju n’est ni un modèle économique ni un courant esthétique figé : c’est un format, au même titre que le court métrage, la série ou le long. L’ignorer ou le mépriser ne l’empêchera pas de s’imposer comme un phénomène de société. Ce rejet dit beaucoup de l’immobilisme d’un secteur qui peine à regarder en face les mutations de l’attention et des usages. Quelques mois plus tôt déjà, Gaëtan Bruel avait évoqué le format sur un ton fataliste, parlant d’un « effet prescripteur venu d’Asie » sans imaginer de contre-offensive française. Plutôt que d’opposer les modèles, il conviendrait d’envisager une réponse créative : comment faire du Duanju une nouvelle vitrine de la création francophone, de ses auteurs et de ses idées ? Nous choisissons ici d’éclairer, d’analyser et de mettre en valeur les formes artistiques qui émergent autour de ce format, plutôt que d’agiter des peurs et de décourager les investisseurs qui souhaitent s’engager en France sur le sujet. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge #Duanjuphobie Source : • CNC , 19 septembre 2025









