James Franco, première tête d'affiche hollywoodienne à tourner un duanju sur Shortical
James Franco est un acteur américain connu du grand public. Il a été nommé aux Oscars pour le film 127 Hours (2010), où il joue un alpiniste piégé dans un canyon. Il a aussi remporté deux Golden Globes : un pour le téléfilm James Dean (2001), l'autre pour The Disaster Artist (2017), un film qu'il a réalisé et dans lequel il jouait le rôle principal. Il a également joué dans Milk avec Sean Penn, et dans Spring Breakers.
Cet acteur reconnu joue aujourd'hui dans Love, Lies & Frank, une série diffusée sur Shortical depuis le 12 août 2026.
Shortical est une application israélienne spécialisée dans les séries courtes pour mobile, connue pour son approche fortement automatisée dans la production. Elle a levé 100 millions de dollars auprès du fonds singapourien PvX Partners, et revendique 20 millions d'épisodes vus chaque mois.
La série est diffusée en épisodes courts sur Shortical. Franco y joue Jimmy Franks, patron d'une agence de publicité qui doit faire face à des menaces à la fois criminelles et surnaturelles. Il joue aux côtés d'Eric Guilmette et Neela Jolene, deux acteurs déjà habitués à ce type de série.
Franco n'est pas le premier acteur connu à se lancer dans ce format. Taye Diggs a été l'un des premiers, au point de créer sa propre application de micro-séries. Plus récemment, Jesse Tyler Ferguson, Jimmy Fallon, Kevin Hart et Issa Rae s'y sont aussi investis, en tant que producteurs, acteurs ou créateurs de contenus.
Pour Guy Shimoni, PDG de Shortical, l'arrivée de Franco marque "un jalon important pour l'industrie" du divertissement vertical.
Le tournage de "Love, Lies & Frank" s'inscrit dans ce nouveau cadre syndical. La SAG-AFTRA a lancé fin 2025 le "Verticals Agreement", un accord spécifique aux productions de moins de 300 000 dollars de budget, qui garantit aux acteurs un salaire minimum, des conditions de tournage encadrées, ainsi que des protections sur l'usage de leur image et leur crédit à l'écran.
Avant cet accord, les tournages de ce type se situaient dans une zone grise syndicale, sans cadre clair sur le statut des acteurs ni sur d'éventuels droits liés à la diffusion. Le studio précise par ailleurs que "Love, Lies & Frank" ne contient aucune performance ni doublure générée par intelligence artificielle, alors que Shortical produit aussi, par ailleurs, des contenus entièrement créés par IA.



