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117 résultats trouvés avec une recherche vide

  • StoryTV : une nouvelle plateforme pour les Duanju

    Lors de la projection organisée par l'association Studio Phocéen le 14 juin 2025 à Paris, Alexandre Perrin et Adrien Cottinaud ont présenté StoryTV, leur plateforme de streaming dédiée aux micro-séries verticales pensées pour le mobile. Ancien directeur artistique chez Chefclub, Alexandre Perrin vient du monde des réseaux sociaux et maîtrise les codes de l’attention mobile. Adrien Cottinaud, passé par l’écriture télévisuelle classique, apporte un savoir-faire centré sur l’émotion et l’art du suspense. Ensemble, ils conçoivent des séries qui accrochent le spectateur dès la première seconde : « L’idée n’est pas de copier la télé, mais de raconter autrement », explique Alexandre Perrin lors de l’événement. La plateforme propose des micro-séries de 1 à 3 minutes par épisode, filmées en vertical, avec un rythme narratif rapide et une structure pensée pour la lecture sur smartphone. Lors de leur intervention, ils ont détaillé comment l’intégration de cliffhangers toutes les 20 à 30 secondes favorise la rétention et le partage. Un marché à conquérir Les fondateurs de Story TV insistent sur le fait que le marché européen est encore « vierge » sur le plan des Duanju à forte qualité de production, alors que l’Asie est déjà saturée. Dans l’interview accordée à Vertical Drama Love le 29 juin 2025, les cofondateurs rappellent que le format vertical est déjà dominant en Asie et gagne rapidement du terrain en Europe. Ils évoquent également, auprès de Investisseur TV le 9 juin 2025, un modèle économique mêlant diffusion gratuite financée par la publicité et offres premium par abonnement, avec une ouverture à la co-production pour accélérer le développement de contenus originaux. Sources : • Investisseur TV , 9 juin 2025 • Vertical Drama Love , 29 juin 2025

  • Jenny Rosen : du roman en ligne au Duanju

    Lors de l’événement organisé par l'association Studio Phocéen le 14 juin 2025 à Paris, Jenny Rosen, scénariste américaine spécialisée dans la fiction verticale, a partagé son expérience et sa vision du secteur. Basée à Los Angeles, elle écrit aujourd’hui pour des plateformes de Duanju Reelshort et Alta TV après avoir fait ses armes sur Wattpad, un site qui permet aux auteurs de publier gratuitement leurs histoires et aux lecteurs du monde entier de les découvrir. Ses récits y ont cumulé plus de 25 millions de lectures, et ses romans, publiés chez Hachette Book Group, ont été remarqués par des médias tels que Der Spiegel et OK! Magazine. Venue du monde du web novel, Jenny Rosen a rapidement été séduite par le format vertical et son rythme court et addictif. Selon elle, les intrigues feuilletonnantes ponctuées de suspense final (un procédé déjà efficace sur Wattpad), se prêtent parfaitement aux vidéos verticales à épisodes. « Ces histoires sériealisées, portées par des rebondissements qui donnent un coup de dopamine, fonctionnaient déjà dans l’univers du web novel. Les transposer dans des formats encore plus courts est très excitant », explique-t-elle. Rejoindre Reelshort lui a permis de « supercharger » cette narration et de l’adapter à des épisodes très courts et dynamiques. Jenny Rosen observe d’ailleurs « une croissance incroyable » du public ces derniers mois, en particulier chez les jeunes adultes et la génération TikTok. Elle se dit « très enthousiaste à l’idée de voir plus d’écritures aller dans cette direction », et souligne qu’il existe un fort potentiel pour créer des passerelles entre l’édition traditionnelle et la fiction verticale : « Il y a beaucoup de codes et de tendances en littérature qui peuvent directement inspirer nos scénarios pour mobile. »

  • Tony Leva, une voix française pour le Duanju

    Dans le monde du doublage, certains parcours naissent là où on ne les attend pas. À Amiens, Tony Leva a tracé son chemin en rassemblant une équipe de comédiens qui donnent aujourd’hui une voix française aux séries mobiles venues d’Asie. Son travail illustre la manière dont le duanju, format court et vertical, commence à trouver une résonance francophone. Du freelance à la création d’un studio C’est sur la plateforme Fiverr que tout a commencé. Contacté par un client chinois, Tony Leva accepte de constituer une équipe pour doubler des fictions au format vertical. En quelques semaines, il parvient à réunir des comédiens travaillant depuis leur home studio. Ensemble, ils réalisent leurs premiers doublages pour des séries destinées à Stardust TV et Netshort. Parmi les titres déjà sortis, on retrouve Pratique Fatale, Chaos Martiale et Le milliardaire fugitif devient mon mari. Fort de cette expérience, il fonde SyncLab Studio, un studio de doublage francophone indépendant dédié aux fictions et aux jeux vidéo. L’objectif est clair : offrir une qualité professionnelle aux versions françaises de productions internationales, tout en structurant une offre encore naissante. Présent au rendez-vous du 14 juin Le 14 juin 2025, lors de la soirée organisée par l'association Studio Phocéen à Paris, Tony Leva figurait parmi les invités officiels. Aux côtés de créateurs, producteurs et acteurs venus d’Europe, d’Amérique et d’Asie, il a présenté son travail et partagé son expérience.

  • L'acteur américain Michael Vaccaro a joué dans 31 séries Duanju en seulement deux ans

    Dans l’effervescence des studios américains, un acteur a su prendre rapidement le virage du duanju : Michael Vaccaro. New-yorkais installé à Los Angeles, il a débuté dès l’enfance, enchaînant films, publicités et théâtre, avant de se retrouver, comme beaucoup, interrompu par la crise sanitaire et les grèves qui ont paralysé Hollywood. C’est alors qu’il découvre un nouveau territoire de jeu : les verticals, ou duanju, ces fictions courtes pensées pour le mobile. Alors que les premières productions américaines de verticals voyaient le jour en 2023, Michael Vaccaro s’y lance immédiatement. Deux ans plus tard, il en a déjà tourné 31. « Toute ma carrière récente s’est faite dans cet espace », explique-t-il. Du riche PDG tyrannique aux personnages comiques flamboyants, il a exploré les archétypes qui dominent encore le genre, tout en cherchant à en élargir les contours. Pour lui, l’expérience est à la fois un défi artistique et une chance concrète de continuer à travailler dans une industrie fragilisée. Si les verticals sont parfois critiqués pour leurs budgets modestes et leurs histoires stéréotypées, Michael Vaccaro y voit surtout une opportunité. Dans un Hollywood marqué par la baisse de production, les grèves successives et la concurrence des plateformes, ces fictions offrent du travail et de la visibilité. « Les verticals ne sont plus marginaux : on tourne à Los Angeles, mais aussi à Londres, à Bogota, à Istanbul… C’est un format mondial », souligne-t-il. Pour un acteur, c’est l’occasion de voyager, de rencontrer de nouveaux publics et d’élargir son registre. Au-delà de la simple alternative économique, Michael Vaccaro insiste sur la mutation du regard porté sur les verticals. Les productions se professionnalisent, les budgets augmentent, et les premiers événements structurants apparaissent. Aux États-Unis, le Vertfest a rassemblé pour la première fois acteurs et fans autour de panels et de projections. En Europe, Jen Cooper a créé les Vertical Drama Awards. Même en Chine, RealShort distingue ses meilleures productions. Autant de signes d’une reconnaissance artistique naissante qui pousse le format à dépasser son image initiale de simple divertissement rapide. Avec enthousiasme, Michael Vaccaro regarde vers l’avenir. Son dernier projet, Game of Choice, au budget estimé à plus de 500 000 dollars, se distingue par son ambition visuelle et narrative, loin des clichés habituels. « C’est peut-être le vertical qui va prouver qu’on peut sortir du schéma romance-conflit », espère-t-il. Et il rêve déjà plus grand : pourquoi pas un vertical musical ? Son message est clair : si le format continue à s’inventer, à surprendre et à se professionnaliser, il peut offrir un espace de créativité inédit pour les acteurs comme pour les spectateurs. #MaelleBillant

  • Dan Löwenstein : le roi du Duanju britannique

    En un an, le réalisateur londonien Dan Löwenstein s’est imposé comme une figure de de la fiction verticale au Royaume-Uni. Avec vingt séries déjà tournées pour ReelShort, Joy Reels et DramaBox, il a contribué à faire du pays un nouveau bastion du format. Son adaptation de Pride & Prejudice, sortie au printemps 2025, a marqué un tournant et lui a valu les louanges de la critique. Les tournages menés par Löwenstein impressionnent par leur rapidité : jusqu’à 77 pages filmées en une semaine, avec deux prises par scène au maximum. Cette cadence attire de jeunes comédiens désireux de percer dans un format qui multiplie les rôles principaux, et structure un nouvel écosystème professionnel en plein essor. Un style remarqué Dans Pride & Prejudice, salué par Vertical Drama Love (4 étoiles), Jasmine Kheen (Lizzie) et Connan Aaron (Darcy) incarnent une romance classique revisitée avec une énergie contemporaine. Entretien avec Maëlle Billant Dans un échange accordé à Maëlle Billant, Dan Löwenstein revient sur son parcours et ses ambitions. Il raconte avoir découvert le format en avril 2024 avec Mafia Lover, puis avoir connu un premier succès viral grâce à Mafia Obsession. Ces expériences l’ont confronté aux contraintes du vertical : scénarios ambitieux écrits pour des budgets colossaux, mais tournés avec des moyens réduits. Pour le réalisateur, tout devient un exercice de débrouille : cacher les limites à l’image, aller droit au but avec les acteurs et maintenir un rythme soutenu parfois quinze scènes par jour. Le casting est au cœur de ce processus. Si certains clients privilégient encore le “look” des comédiens, Löwenstein insiste sur l’importance du talent et de la capacité à tenir face à la pression. « Mon rôle, dit-il, c’est de créer un espace où l’acteur peut s’exprimer, même dans l’urgence. » Quant à l’avenir du format, il estime que le duanju ne doit pas se limiter aux romances légères. Il appelle à explorer d’autres genres : polar, horreur, comédie britannique, science-fiction et à traiter les thématiques sensibles avec plus de respect. « Il reste beaucoup à inventer, souligne-t-il. Le vertical offre encore la possibilité d’être le premier à tenter quelque chose. » Enfin, Löwenstein confirme travailler à la création d’une plateforme britannique dédiée au vertical, avec un collectif d’auteurs et de producteurs. Objectif : proposer des histoires ancrées localement mais pensées pour un public mondial, avec un lancement test prévu dès février 2026. #MaelleBillant Sources : • The Guardian , 22 juin 2025 • Vertical Drama Love , 21 mai 2025 • Courrier International , 23 juin 2025

  • Avec Sea Star Productions, Bethany Thomson explore les Duanju

    À Londres, Sea Star Productions fait partie de ces jeunes équipes qui explorent le langage du récit vertical. Sous la direction créative de Bethany Thomson, la société britannique cherche à conjuguer exigence technique et plaisir de raconter des histoires courtes. Entre cinéma et contenu digital, son ambition est simple : créer, apprendre, et donner vie à de nouvelles formes de narration. Le format vertical comme terrain d’expérimentation Spécialisée dans la production de micro-fictions tournées pour smartphone, Sea Star Productions aborde chaque tournage comme un exercice de style à part entière. « Nous traitons chaque épisode comme un mini-film », explique Bethany Thomson, qui supervise la création et la stratégie du studio. Les équipes viennent du cinéma et de la télévision, mais adaptent leurs méthodes à la rapidité du format vertical, en privilégiant la spontanéité et le rythme. Une vision européenne du micro-drama Pour Bethany Thomson, le vertical ne se limite pas à un effet de mode. Elle imagine une évolution naturelle du format, adaptée aux goûts européens : comédies sociales, thrillers urbains, drames intimistes, à la croisée des genres. Le studio veut s’inspirer du dynamisme venu d’Asie, tout en développant une identité propre à la culture britannique. Sur les plateaux, l’approche est collaborative. « La première fois qu’on entre sur un set vertical, tout paraît différent : le cadrage, la direction d’acteurs, le rythme… » Ce cadre permet à de jeunes réalisateurs et techniciens de se former rapidement, en expérimentant des méthodes nouvelles. Sea Star travaille régulièrement avec de nouveaux talents et considère chaque tournage comme un lieu d’apprentissage partagé. L’entreprise accorde aussi une place importante à la diffusion. Bethany Thomson voit dans le marketing une continuité naturelle de la création : communiquer, c’est aussi raconter. En utilisant les plateformes sociales comme TikTok ou Instagram, Sea Star mêle émotion, narration et visibilité. L’idée n’est pas de vendre, mais d’impliquer le spectateur dans un univers. Sous l’impulsion de son fondateur Dennis, le studio cultive une atmosphère de confiance et d’audace. « Si tu y crois, fais-le », aime-t-il répéter. Ce climat de liberté transforme Sea Star en véritable atelier collectif, où l’expérimentation prime sur la démonstration. Pour Bethany Thomson, c’est ce qui rend le vertical si vivant : un espace où l’on apprend en créant, sans autre ambition que de raconter mieux. Entretien réalisé par Maëlle Billant #MaelleBillant

  • L’art de toucher en trois secondes

    Dans sa nouvelle chronique Duanju Meet Africa , la journaliste et correspondante africaine Blessing Azugama explore la révolution du récit court sur le continent africain. Elle part d’un constat fort : à l’ère de l’économie de l’attention, celle qui détermine la visibilité des créateurs en ligne, la durée d’un contenu ne garantit plus son impact. Ce qui compte désormais, c’est la capacité à captiver dans les trois premières secondes. Blessing rappelle que la narration rapide et émotionnelle fait depuis toujours partie de la culture africaine. Dans les marchés comme dans les foyers, l’art de raconter se transmet à travers des histoires pleines de rythme, de tension et d’émotion. Cette manière de saisir l’auditeur dès la première phrase préfigure déjà ce que le micro-drama accomplit aujourd’hui sur les écrans : une intensité condensée, immédiate, viscérale. Selon elle, les plateformes émergentes comme ReelShort ou DramaBox prouvent qu’un grand écran n’est plus nécessaire pour émouvoir ou surprendre : il suffit d’un grand sentiment. L’Afrique, riche de langues et de styles, a le potentiel pour s’imposer dans cette nouvelle ère du storytelling vertical. « Dans l’économie de l’attention, rappelle-t-elle, la victoire revient non à la plus longue histoire, mais à celle qui parvient d’abord à émouvoir. » #BlessingAzugama

  • La réalisatrice Jenifer Yeuroukis veut faire danser les séries Duanju entre Los Angeles et Paris

    Réalisatrice et chorégraphe américaine, Jenifer Yeuroukis s’impose comme une figure montante du cinéma vertical. Venue du monde de la danse, elle a déjà signé plusieurs duanju aux États-Unis, notamment pour les plateformes MyDrama et NetShort. Sa capacité à allier mise en scène, chorégraphie et direction d’intimité en fait l’une des rares créatrices capables de donner au format vertical une véritable grammaire émotionnelle. Aujourd’hui, elle prépare des projets tournés en Europe, et notamment en France. Pour elle, le duanju offre une nouvelle manière de raconter, plus rapide, plus mobile et plus proche du spectateur. Un pont transatlantique pour le cinéma vertical Jenifer Yeuroukis développe aujourd’hui plusieurs projets de coproduction destinés à être tournés en Europe, et notamment en France, avec des équipes locales et des acteurs américains issus des plateformes de fiction courtes. L’idée est de croiser les méthodes et les talents pour bâtir un modèle durable. L’Europe, explique-t-elle, offre une souplesse de production que les États-Unis ont en partie perdue sous le poids des grands syndicats. Ce nouvel équilibre permet d’imaginer des tournages plus légers, mieux adaptés au rythme du format vertical. « Chaque culture apporte quelque chose de précieux. Aucune ne fait tout parfaitement », résume-t-elle. Pour la réalisatrice, la France pourrait devenir l’un des pôles de ce renouveau, où se rencontreraient le professionnalisme américain et la tradition européenne du cinéma d’auteur. Les femmes au cœur du renouveau Cette approche transnationale s’accompagne d’un engagement fort pour les conditions de tournage et la place des femmes dans l’industrie. Yeuroukis, qui a débuté comme chorégraphe avant de devenir réalisatrice et coordinatrice d’intimité, défend une vision exigeante mais bienveillante du plateau. Pour elle, le respect du corps et de l’équilibre humain est indissociable de la qualité artistique. « Il y a l’économie, et il y a la mesquinerie : l’une construit une industrie, l’autre la détruit », rappelle-t-elle. À travers son exigence technique et sa sensibilité de metteuse en scène, elle incarne cette nouvelle génération de réalisatrices qui redéfinissent les codes du tournage : rapides, précises, mais profondément attentives à la dimension humaine du jeu. Jenifer Yeuroukis illustre la maturité du format vertical. En cherchant à unir Los Angeles et Paris, elle trace les contours d’un nouveau cinéma, plus souple, plus juste et résolument mondial. Entretien mené par Maëlle Billant #MaelleBillant

  • La série Duanju « Game of Choice » explore les zones grises de la nature humaine

    L’acteur américain Michael Vaccaro revient sur Game of Choice, un thriller psychologique tourné pour la plateforme Tallflix. Dans un échange avec la journaliste Maëlle Billant, il raconte un tournage exigeant qui témoigne de la volonté croissante des créateurs de faire du Duanju un format de qualité, capable de rivaliser avec les productions cinématographiques. Tourné à Los Angeles avec une équipe et un dispositif technique comparables à ceux d’un long-métrage, Game of Choice illustre une évolution notable du vertical : davantage de moyens, de précision et de réalisme. Michael Vaccaro, qui incarne un prêtre confronté à des dilemmes extrêmes, évoque un tournage de plusieurs semaines marqué par l’intensité physique et émotionnelle. « J’ai terminé certains jours littéralement à terre, vidé physiquement et émotionnellement », confie-t-il. Cette exigence se ressent à l’écran : le film, présenté à Hollywood lors d’une avant-première à Halloween, se distingue par sa mise en scène soignée, ses décors immersifs et la rigueur de son interprétation. Au cœur du récit, un jeu où les personnages doivent affronter des choix impossibles. Entre amour, famille et survie, Game of Choice interroge la part d’ombre et de lumière présente en chacun. Le scénario, qui évoque par moments Squid Game ou Saw, s’en distingue par son approche plus introspective. « Ce que j’aime, c’est qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse », explique Michael Vaccaro. Game of Choice explore les zones grises de la nature humaine, invitant chacun à se demander : qu’aurais-je fait à leur place ? Pour l’acteur, c’est en explorant davantage le vivant et la complexité humaine que le format vertical pourra réellement devenir un espace artistique. « Nous en sommes encore aux débuts du Duanju, mais si l’on veut qu’il grandisse, il faut le hisser à ce niveau d’intensité et d’émotion. » Regarder la série : https://st.tallflick.com/s/660ib5 Entretien mené par Maëlle Billant #MaelleBillant

  • Wenwen Han donne les clés de l’écriture du Duanju

    Interviewée par Maëlle Billant, la productrice et fondatrice du Short Drama Alliance, Wenwen Han, revient sur son parcours et sur la sortie de ses deux ouvrages de référence : Short Drama Writing 101  et Future Playbook: China’s Short Drama Ecosystem and Insights for Global Business . Ce dernier, publié le 22 octobre 2025, est disponible en anglais sur Amazon  au format Kindle (49 pages). Une version complète de 143 pages est également proposée sur Payhip . Ces deux livres complémentaires s’adressent autant aux auteurs qu’aux producteurs et investisseurs désireux de comprendre la nouvelle économie du court drama. Dans Short Drama Writing 101 , Wenwen Han partage une méthode d’écriture adaptée à ce nouveau territoire narratif. Elle rappelle que le Duanju n’est pas un film découpé, mais un format né pour les écrans mobiles, avec sa propre grammaire et ses contraintes : rythme accéléré, durée courte et logique d’attention. Les dix premiers épisodes, gratuits, servent à tester la réaction du public avant le passage au paywall. L’écriture doit donc miser sur des accroches immédiates, des cliffhangers et une tension émotionnelle constante. « Le court drama doit être considéré comme un produit émotionnel, pas comme un produit éducatif », explique-t-elle. L’objectif n’est pas d’imposer un message, mais de susciter une réaction rapide et d’entretenir le désir de la suite. Wenwen Han invite les scénaristes à commencer par les genres qui structurent déjà les plateformes, romances de PDG, récits de renaissance, fantasy, avant d’y intégrer leur propre univers. Cette approche s’inspire directement de la culture des web novels chinois, où les auteurs dialoguent en permanence avec leur lectorat. Ce lien direct entre créateur et public, selon elle, est la véritable force du Duanju. Son second livre, Future Playbook , s’adresse davantage aux producteurs et investisseurs. Wenwen Han y dresse une cartographie précise de l’écosystème chinois du court drama, aujourd’hui en avance de deux ans sur le reste du monde. Elle y explique que la plupart des grandes plateformes ne viennent pas du cinéma mais de la publicité ou du web novel. En Chine, près de 80 à 90 % des budgets sont consacrés à l’achat publicitaire, contre seulement 10 à 20 % pour la production. Cette répartition conditionne toute la chaîne de création : chaque série est conçue comme un prototype évolutif, ajustable en fonction du marché. Elle souligne aussi la décentralisation de la production vers les villes de second rang, où les coûts sont réduits sans perte de qualité. Pour les acteurs étrangers, elle met en garde contre les modèles lourds hérités des studios classiques : le succès tient désormais à l’agilité, à la capacité de tester et d’adapter rapidement. Enfin, Wenwen Han entrevoit dans l’intelligence artificielle une accélération de cette mutation. Avec des outils comme Sora, elle imagine une création ouverte à tous, où chacun pourra produire et monétiser ses propres histoires. Le Short Drama Alliance vise justement à accompagner cette ouverture mondiale, en formant une nouvelle génération de créateurs et de formateurs reliés par une même vision du récit numérique. À travers ses deux ouvrages, Wenwen Han ne se contente pas de décrire un phénomène : elle propose un véritable mode d’emploi pour écrire, produire et penser le Duanju comme un langage culturel à part entière. Commander le livre : Amazon Version complète sur Payhip (143 pages) : https://payhip.com/b/jBRKF Interview menée par Maëlle Billant #WenwenHan #MaelleBillant

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