DUANJU NEWS
Notre moteur de recherche
117 résultats trouvés avec une recherche vide
- DramaBox vise la famille : ce qui change sur un écran 9:16
Pendant des années, DramaBox a dominé l'espace des micro-dramas avec des romances extravagantes mettant en scène des milliardaires et des histoires d'amour surnaturelles, mais la plateforme basée à Singapour est en train de réécrire son scénario. Dans un effort pour dépasser son image de « plaisir coupable », DramaBox s'élargit au-delà des loups-garous et de la richesse pour embrasser un contenu plus vaste et étonnamment plus sain. Le prochain chapitre de l'application comprend des histoires familiales, de l'animation pour enfants et des dramas à la "choisissez votre propre aventure", tous toujours conçus pour l'écran vertical : rythme rapide, émotions en gros plan et indices musicaux qui frappent instantanément. Richard Zhou, responsable du contenu mondial de DramaBox, a déclaré que l'objectif est simple mais ambitieux : « devenir la plateforme de micro-dramas la plus populaire auprès des utilisateurs et partenaires américains. » Cela signifie repenser non seulement ce que les gens regardent, mais avec qui ils peuvent le regarder. La stratégie américaine de l'entreprise s'appuie sur la collaboration et l'innovation. Elle ouvre un bureau à New York et a récemment été sélectionnée pour le Disney Accelerator, rejoignant le programme qui a soutenu Epic Games et ElevenLabs. En travaillant avec des créateurs hollywoodiens, comme le conteur viral Dhar Mann, que les dirigeants de DramaBox ont récemment rencontré, la plateforme espère fusionner la sensibilité des médias sociaux avec un savoir-faire de niveau studio. DramaBox, qui fait partie de StoryMatrix à Singapour, a déjà prouvé que le modèle fonctionne. Selon Sensor Tower, l'application a généré 450 millions de dollars de revenus mondiaux intégrés à l'application, talonnant de peu son rival ReelShort. Avec sa nouvelle direction, DramaBox ne cherche pas seulement les chiffres ; elle cherche la longévité. À une époque où la Génération Z préfère YouTube à la télévision et où Hollywood peine à se remettre des grèves et de la réduction des budgets, les micro-dramas offrent une nouvelle économie de la narration. Ils sont peu coûteux à produire (environ 100 000 $à 300 000$ par film) et sont conçus pour l'appareil que tout le monde possède déjà : le smartphone. Comme l'a dit Shicong Zhu, responsable des studios de DramaBox basé à Los Angeles : « Nous ne voulons pas remplacer Hollywood ; nous voulons lui donner les moyens d'agir. » C'est peut-être là la véritable histoire : un écran vertical autrefois connu pour les plaisirs coupables devient un espace partagé pour les familles, les créateurs et les cinéastes, pour redécouvrir à quoi ressemble la narration au creux de la main. Source : Business Insider Article rédigé par Blessing Azugama #BlessingAzugama
- Nikon Film Festival : quand les aides du CNC participent à la visibilité d’une marque commerciale
Le Nikon Film Festival est un concours annuel de courts métrages lancé en France par la marque d’appareils photo Nikon. Ouvert à tous, il invite les réalisateurs, étudiants ou amateurs à créer un film de 2 minutes 20 sur un thème imposé. En plus d’une large visibilité en ligne, les lauréats reçoivent des récompenses, dont certaines financées par le Centre national du cinéma et de l’image animée. Présenté comme un tremplin pour les jeunes talents, le festival s’appuie pourtant sur un modèle où le marketing semble parfois profiter davantage à la marque qu’aux créateurs eux-mêmes. Chaque année, des milliers de films sont produits et diffusés sous le nom du festival, organisé par Nikon France. Sur le papier, l’initiative paraît vertueuse : une marque qui célèbre la créativité et donne sa chance à de nouveaux auteurs. Mais à y regarder de plus près, plusieurs zones d’ombre persistent. Le règlement ne précise pas si les œuvres diffusées peuvent générer une monétisation, ni si les créateurs bénéficient d’un quelconque partage des revenus. L’absence de transparence sur ce point pose question, d’autant que l’audience cumulée du festival nourrit directement la visibilité et la communication de la marque. Chaque film devient ainsi un vecteur de notoriété pour Nikon : une vitrine artistique au service de son image, alimentée par le travail bénévole de centaines d’auteurs. Cette mécanique, où la marque gagne en reconnaissance grâce à des créations indépendantes, s’apparente à une forme de publicité déguisée. S’ajoute à cela une autre interrogation : le rôle du financement public. Le CNC, en apportant une aide financière à certaines récompenses, soutient indirectement un dispositif piloté par une entreprise privée. Une seule marque, Nikon, tire les bénéfices d’un concours qui mobilise des fonds publics censés encourager la diversité et la pluralité des initiatives culturelles. Cette concentration du soutien interroge la logique même d’un financement collectif mis au service d’un acteur commercial unique. Le paradoxe est là : les participants apportent à la marque une valeur symbolique et médiatique considérable, mais restent à l’écart des retombées économiques potentielles. L’événement se nourrit de leur créativité, de leurs réseaux et de leur audience, sans que la redistribution soit clairement définie. Faut-il dès lors repenser ce modèle ? Le Nikon Film Festival a sans doute permis de révéler de vrais talents, mais la question demeure : qui bénéficie le plus de cette opération ? Le créateur, ou la marque qui s’affiche comme mécène de la création ? Article redigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge Source : • Festival Nikon , 2025 • FilmFreeway , 2025 • Mediakwest , avril 2025
- Delphine Rivet (Konbini) : « Exigeons des séries Duanju qui nous stimulent, intellectuellement ou émotionnellement »
Alors que le format des micro-dramas reste encore peu exploré par la critique française, certains observateurs commencent à l’aborder avec curiosité et ouverture. Dans un article publié sur Konbini, Delphine Rivet analyse la montée de ces fictions verticales nées en Chine, conçues pour les écrans de téléphone et consommées à grande vitesse. Elle décrit un écosystème où la narration s’adapte à la logique des usages contemporains : des épisodes très courts, souvent produits en série, mais capables de susciter une forte implication émotionnelle. Une lecture lucide du nouveau rythme des séries La journaliste examine la transformation en cours avec précision : la compression du récit, l’efficacité des dialogues, ou encore la place grandissante de l’intelligence artificielle dans les processus de création et de diffusion. Elle souligne que ces micro-fictions, loin d’être de simples produits de l’algorithme, révèlent de nouvelles formes d’écriture adaptées au mobile et à la fragmentation de l’attention. Ce regard analytique apporte une nuance bienvenue dans le débat autour de la mutation du format sériel. En conclusion, Delphine Rivet appelle à une exigence créative renouvelée : « Exigeons des séries qui nous challengent, intellectuellement ou émotionnellement ! ». Un appel à destination des artistes et des auteurs : investir ce nouveau territoire, s’en emparer avec sincérité et ambition, et faire du duanju non un simple format, mais un espace d’expression où puissent naître des œuvres courtes, puissantes et pleinement artistiques. Source : • Konbini , 15 octobre 2025
- Xiaomi lance l'application « WeiGuan Duanju »
Xiaomi a officiellement fait son entrée sur le marché chinois en plein essor des séries courtes avec le lancement discret de sa nouvelle application sans publicité, Watch Short Dramas (WeiGuan Duanju). Disponible en exclusivité sur l'App Store de Xiaomi, l'application promet « un accès illimité à des séries courtes gratuites et sans publicité » et a déjà enregistré plus de 20 000 téléchargements depuis son lancement. Développée par Chengdu Share Information Communication Co., Ltd, une société détenue à 100 % par le groupe Xiaomi, l'application reflète la progression du géant technologique dans la distribution de divertissements. Actuellement limitée aux appareils Xiaomi et Redmi, Watch Short Dramas offre une expérience légère et native pour smartphone avec une taille d'installation de 23 Mo. Son catalogue couvre plus de 20 genres, dont les romances, la vengeance, la vie urbaine, la famille et les drames de PDG. Les classements intégrés, les commentaires et les fonctionnalités communautaires témoignent de la volonté de Xiaomi de créer un écosystème narratif plus interactif. Ce lancement fait suite à une expérience antérieure de Xiaomi en juillet, lorsque sa marque Redmi a collaboré avec TikTok et Wanhe Tianyi pour coproduire la courte fiction « Partners in Time and Space ». Ce projet était avant tout une initiative marketing, mais cette nouvelle application autonome marque un tournant stratégique : l'utilisation de courtes fictions comme outils promotionnels est passée à la création d'une plateforme de contenu à part entière. Le moment est stratégique. Le marché chinois des séries courtes poursuit son essor, évalué à 50,4 milliards de yuans en 2024 et devrait atteindre 68,6 milliards de yuans en 2025, avec plus de 662 millions d'utilisateurs passant en moyenne 101 minutes par jour à regarder des séries courtes. Des acteurs majeurs comme Bytedance, JD.com et Alibaba ont déjà établi des positions solides sur ce marché. L'arrivée de Xiaomi souligne la manière dont les entreprises de technologie grand public étendent leurs activités au-delà du matériel et s'intéressent à la distribution de contenus, cherchant à maîtriser à la fois l'appareil et l'expérience de divertissement. Cependant, la concurrence est rude. Le marché souffre d'une certaine homogénéité des contenus, les romances urbaines ont représenté plus de 60 % des meilleures séries courtes en 2024, et les régulateurs continuent de relever la barre en matière de qualité et de conformité. Pour réussir, Xiaomi devra allier sa philosophie axée sur le design à une narration plus solide et à des modèles de monétisation durables. Pourtant, cette initiative représente bien plus qu'un simple lancement d'application. Elle montre que les courts métrages dramatiques ne sont plus une expérience de niche, mais une frontière décisive dans le divertissement mobile. Avec l'arrivée de marques comme Xiaomi, la frontière entre technologie et narration s'estompe, transformant chaque écran de téléphone en scène et en cinéma. Article écrit par Blessing Azugama #bénédictionAzugama Sources : • Securities Times , 15 octobre 2025 • The Standard , 16 octobre 2025 • Futu News , 15 octobre 2025
- Le format vertical, nouvelle telenovela ? La vision de Veronica Angeles-Franco
Lors de l’événement organisé par l’association Studio Phocéen le 14 juin 2025, Veronica Angeles-Franco a livré un regard éclairé sur l’essor de la fiction verticale en Amérique latine. Entre l’héritage des telenovelas et les nouvelles dynamiques d’écriture, cette productrice et scénariste mexicaine a puisé dans plus de vingt ans d’expérience dans l’industrie audiovisuelle pour partager une vision riche et inspirée. Pour celle qui a travaillé entre le Mexique, les États-Unis et l’Amérique du Sud, le format vertical est une révolution dans la continuité. « Le Mexique est célèbre pour ses telenovelas », rappelle-t-elle, mais la narration mobile impose un autre rythme. Là où la télévision traditionnelle installe un rebondissement toutes les quinze ou trente minutes, la fiction verticale exige un suspens toutes les deux minutes et pas un simple changement de ton, mais un vrai renversement. Cette contrainte bouleverse la construction scénaristique : les épisodes doivent accrocher dès la première seconde, surprendre régulièrement, et maintenir l’attention jusqu’à la fin. « C’est une nouvelle manière d’écrire », explique-t-elle, qui demande d’intégrer le montage, la mise en scène et la dramaturgie dans un format ultra-condensé. Entre tradition et innovation Veronica Angeles-Franco considère le format vertical comme une telenovela réinventée : mêmes ressorts émotionnels et narratifs, mais condensés pour séduire un public qui visionne sur smartphone, dans un flux rapide et concurrentiel. Cette mutation, loin d’appauvrir l’écriture, ouvre selon elle un champ créatif inédit. Fort de son héritage en matière de feuilletons populaires, le savoir-faire latino-américain qu’elle défend constitue un atout stratégique pour exceller dans ce nouveau langage.
- Fox investit dans Holywater : cap sur le format Duanju
Quand un studio historique comme FOX Entertainment tourne son regard vers une start-up fondée sur la narration en 9:16, c’est le signe que le drame vertical a parcouru un long chemin et qu’il se développe à une vitesse fulgurante. Cette semaine, FOX Entertainment a annoncé avoir pris une participation dans Holywater, une plateforme vidéo ukrainienne qui devient rapidement un pôle créatif pour les micro-dramas, la narration augmentée par l’IA et les univers émotionnels en format court. Cet accord représente bien plus qu’un investissement financier : c’est une alliance créative. FOX produira plus de 200 séries verticales pour l’application phare de Holywater, My Drama, au cours des deux prochaines années, en unissant ses forces sur la production originale, les ventes publicitaires et les partenariats de marque. Selon Rob Wade, PDG de FOX Entertainment, cette initiative marque « une étape délibérée vers la construction d’un studio moderne pour l’avenir ». Et cet avenir, semble-t-il, est vertical. Repenser le cadre : des écrans de télévision aux téléphones. Depuis des décennies, FOX est synonyme de grands succès télévisés, de Empire à Glee en passant par 9-1-1. Mais le prochain chapitre se joue sur un tout autre écran : celui du smartphone. Le partenariat avec Holywater ne vise pas seulement à élargir les propriétés numériques ; il s’agit d’adapter la narration hollywoodienne à un monde fait de micro-dramas, des séries allant de 30 secondes à cinq minutes par épisode. Contrairement aux courts-métrages traditionnels, les drames verticaux reposent sur un rythme serré, des gros plans expressifs et des sons émotionnellement chargés qui captent le spectateur en quelques secondes. Le format prospère grâce à l’intensité et à l’immédiateté et Holywater en a parfaitement maîtrisé le tempo. Fondée en 2020, Holywater revendique déjà plus de 55 millions d’utilisateurs et un ensemble de plateformes parmi lesquelles My Drama, son hub principal de streaming vertical, FreeBits, une application verticale financée par la publicité, My Passion, une plateforme d’édition numérique pour les auteurs indépendants, et My Muse, un espace où les créateurs produisent des contenus soutenus par l’IA générative. Ces écosystèmes reflètent ensemble la mission de Holywater : fusionner technologie et imagination ce que les cofondateurs Bogdan Nesvit et Anatolii Kasianov appellent « l’art de la créativité pilotée par l’IA ». L’ambition studio-grade de FOX L’arrivée de FOX dans le monde de la vidéo verticale n’est pas une réaction, c’est une stratégie. L’entreprise prévoit de développer son propre catalogue de micro-dramas, à commencer par Billionaire Blackmail et Bound by Obsession, tous deux déjà en production à Atlanta. Ces titres devraient définir le ton de ce que peuvent devenir les « verticals de qualité studio » : une cinématographie soignée, des talents reconnaissables et une écriture capable de condenser des arcs émotionnels en quelques instants puissants. Le partenariat intègre également l’immense portefeuille de FOX, incluant Studio Ramsay Global, Bento Box Entertainment et ses divisions de fictions et divertissements. Cela ouvre la voie à des déclinaisons verticales de franchises existantes des thrillers aux formats de télé-réalité condensées dans un style mobile-first qui domine désormais l’attention mondiale. Pour Wade, il s’agit avant tout de flexibilité et de rapidité. « L’innovation dans la narration numérique façonne l’avenir du divertissement », a-t-il déclaré. « Holywater est à la pointe de cette évolution, utilisant la technologie pour nourrir la créativité. Ce partenariat vise à trouver des moyens nouveaux et innovants de raconter des histoires et d’inspirer les créateurs. » La révolution verticale de Holywater Dans un marché où la vidéo courte est souvent considérée comme un contenu jetable, Holywater a choisi de creuser la profondeur narrative. Son application phare My Drama propose des séries verticales addictives comme The Shy Beauty and the Billionaire Beast ou Pregnant Cinderella, des titres qui combinent le mélodrame du soap-opera avec l’intimité visuelle du storytelling façon TikTok. Mais derrière ces titres accrocheurs se cache une mission sérieuse : prouver que la narration verticale peut porter une véritable charge émotionnelle. Les fondateurs de Holywater affirment que la collaboration avec FOX permettra « d’élever le niveau de qualité et d’élargir la palette des genres », en alliant haute production et engagement mobile. « Nous nous concentrons sur la profondeur narrative pour démontrer que les formats verticaux peuvent accueillir du drame, du thriller, de la romance et bien plus encore et pas seulement une série de clichés », expliquent Nesvit et Kasianov. « Notre partenariat avec FOX valide cette vision et nous donne l’échelle et la puissance créative nécessaires pour l’accélérer. » Un marché en mouvement Cette décision intervient alors que l’industrie mondiale de la vidéo verticale, estimée à près de 8 milliards de dollars entre dans une nouvelle phase de croissance. Des plateformes comme TikTok, YouTube Shorts ou Kuaishou ont déjà habitué des milliards d’utilisateurs à consommer quotidiennement du contenu vertical. Mais ce sur quoi Holywater et FOX misent, ce n’est pas seulement l’engagement : c’est la durabilité. Ils imaginent un nouvel écosystème où une série verticale de cinq minutes pourrait avoir le même impact émotionnel et commercial qu’un épisode télévisé de 45 minutes. C’est un avenir où la narration devient fluide entre les plateformes : une série pourrait débuter comme teaser vertical sur My Drama, s’étendre en mini-série sur Hulu, puis se transformer en adaptation cinéma tout cela dans un même univers narratif. Relier créativité, technologie et diffusion FOX apporte l’infrastructure hollywoodienne showrunners expérimentés, vivier de talents et puissance de distribution internationale. Holywater apporte la technologie, les données et le public. Ensemble, ils ne produisent pas seulement du contenu ; ils redéfinissent ce que signifie le « premium short-form ». Pour les créateurs, cela pourrait ouvrir un nouveau canal : des projets soutenus par des studios tout en conservant la liberté, l’intimité et l’expérimentation qui ont rendu les drames verticaux si viraux. Le partenariat s’inscrit aussi dans une tendance mondiale où les studios traditionnels se tournent vers l’Est et les marchés émergents (comme l’Ukraine ou la Chine) pour explorer des modèles narratifs plus rapides, des stratégies mobile-first et de nouveaux formats de monétisation. Un nouveau territoire pour les conteurs Pour les auteurs, ce moment représente à la fois un défi et une invitation. L’écran rétrécit mais les possibilités s’élargissent. Alors que FOX et Holywater s’apprêtent à lancer leur première vague de productions, tous les regards seront tournés vers leur capacité à concilier exigence cinématographique et énergie mobile-native. Le vrai test sera de voir si les drames verticaux de qualité studio peuvent maintenir la profondeur émotionnelle attendue par le public tout en prospérant dans le rythme algorithmique des plateformes numériques. Quoi qu’il en soit, la révolution verticale vient de trouver son allié le plus puissant. Article redigé par Blessing Augama #BlessingAzugama Source : • The Wrap , 9 octobre 2025 • Deadline , 9 octobre 2025 • Variety , 9 octobre 2025 • Hollywood Reporter , 9 octobre 2025 • C21 Media , 9 octobre 2025 • World Screen , 9 octobre 2025
- La Chine structure son format à succès Duanju avec de nouvelles règles
Partout en Chine, le boom autrefois chaotique des micro-fictions : ces histoires rapides, émotionnelles et filmées au format vertical pour les écrans de smartphone entre dans une nouvelle ère de structuration. Les plateformes et les autorités établissent désormais des règles officielles pour ce qui avait commencé comme une véritable ruée vers l’or numérique. Des succès fulgurants comme Escape from the British Museum aux innombrables intrigues de « renaissance », « identité cachée » ou « amour de PDG », ces micro-dramas ont captivé des centaines de millions de spectateurs. Mais ce succès soulève désormais une question : comment concilier le rythme du récit avec la responsabilité de préserver les valeurs culturelles et esthétiques ? La nouvelle norme chinoise : “Amusant, mais avec modération” Selon Zhang Yanli, directrice exécutive adjointe du New Perspectives Center for Radio, Film, and Television, les séries courtes doivent rester divertissantes tout en évitant la « vulgarisation ». Le défi, explique-t-elle, consiste à maintenir l’excitation sans perdre la profondeur culturelle ni la qualité artistique. L’approche du gouvernement se veut à la fois administrative et créative. Comme l’explique Ye Mingrui, vice-doyen de la Communication University of China, les régulateurs fixent désormais des limites plus claires : listes de contenus, mécanismes de vérification et incitations pour encourager des récits plus riches et positifs. Le message est limpide : la Chine ne souhaite pas freiner le phénomène des micro-fictions, mais en faire un produit culturel d’exportation, guidé par des normes morales et esthétiques bien définies. Éthique, monétisation et public jeune Au-delà du contenu créatif, la surveillance s’intensifie également sur les modèles économiques. Les autorités examinent de près certaines pratiques commerciales trompeuses, comme les paiements cachés ou les abonnements automatiques, qui ont suscité des plaintes de consommateurs. Les plateformes sont encouragées à rétablir la confiance et la transparence, dans la lignée des réformes du streaming longue durée. Un autre axe majeur concerne la protection de la jeunesse. Les régulateurs et chercheurs insistent sur la mise en place de modes “jeunes”, de contrôles parentaux et de filtres favorisant des récits positifs. Les micro-fictions, affirment-ils, doivent inspirer les jeunes plutôt que leur donner une vision erronée de la réussite, des relations ou de la morale. L’Europe face à une fenêtre d’opportunité Tandis que la Chine rédige son propre code de conduite, l’Europe se trouve à la frontière d’une nouvelle expérimentation créative. Avec des plateformes comme ReelShort et TikTok qui ouvrent de nouvelles voies pour la monétisation des récits courts, les créateurs européens ont aujourd’hui l’opportunité de définir leur propre style d’auteur : intime, expérimental et émotionnellement intelligent – sans le poids de la régulation morale imposée en Chine. L’essor mondial du drame vertical n’est plus une simple tendance : c’est un format qui exige savoir-faire, réflexion et intention. Le modèle chinois peut sembler strict, mais il pose les bases de la durabilité du format – un exemple dont l’Europe peut s’inspirer tout en affirmant sa propre voix. Article rédigé par Blessing Azugama #BlessingAzugama Sources: Guangming Online , 29 août 2025 Reuters , 5 février 2025
- Quand Méliès rencontre l’IA
Dans l’article « Quand l’IA envahit le 7e art », publié dans Le Point le 10 août 2025 par Philippe Guedj, les outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT, DALL·E, Sora ou Veo 3 permettent désormais de produire des séquences d’effets spéciaux pour un coût pouvant être jusqu’à dix fois inférieur à celui des méthodes traditionnelles. Là où plusieurs mois de travail d’infographistes, de cascadeurs numériques et de techniciens étaient nécessaires, quelques jours suffisent aujourd’hui pour réaliser des scènes autrefois réservées aux grandes productions. Rappelons que déjà bien avant l’ère numérique, Georges Méliès avait, par ses inventions et ses trucages, ouvert la voie à ce type de prouesses techniques et narratives. À la fin du XIXe siècle, le français révolutionnait le cinéma en introduisant les premiers effets spéciaux. Il faisait disparaître les acteurs, exploser des lunes, et apparaître des créatures fantastiques à l’écran, tout cela, bien avant l’invention des trucages numériques. Sa démarche : repousser les limites du réel, ouvrir l’imaginaire, et donner au cinéma un pouvoir de rêve. Une même volonté d’émerveillement pour des siècles différents. Une continuité saluée par l'acteur de cinéma français contemporain Christian Clavier Interviewé par le média Brut en avril 2025 à propos de son dernier film, qui intègre des séquences générées par intelligence artificielle, Christian Clavier réagit à une question sur les inquiétudes que cette technologie suscite dans le milieu du cinéma. Il y voit au contraire une continuité naturelle dans l’histoire du septième art : « Les gens sont toujours étonnés par l’intelligence artificielle. Mais quand le cinéma est né, on était déjà dans de la magie. (…) On pouvait faire sauter un bonhomme et il disparaissait. » Son propos établit un parallèle entre les trucages artisanaux de Méliès et les effets spéciaux générés aujourd’hui par l'inteligence artificiel. Un rappel que, dès l’origine, le cinéma s’est construit sur l’émerveillement technique. L’idée d’une continuité entre les effets spéciaux des origines et les usages contemporains de l’intelligence artificielle s’est aussi illustrée lors de la projection organisée le 14 juin 2025 à Paris par l’association Studio Phocéen. Plusieurs œuvres au format Duanju y ont été présentées, dont certaines intégrant des technologies d’IA générative. Des studios comme Sanjorge Production mobilisent ces technologies pour concevoir des décors numériques, des personnages fantastiques. Ces technologies séduisent particulièrement les petites productions, qui peuvent désormais raconter leurs histoires sans disposer des moyens colossaux des grands studios. Elles permettent de rééquilibrer les rapports de production : avec des budgets modestes, les créateurs gagnent en liberté, et l’audace narrative peut primer sur les moyens techniques. L’intelligence artificielle devient ainsi une ressource précieuse pour maintenir un haut niveau de qualité visuelle, même dans un cadre contraint. Découvrez la bande-annonce de l’événement du 14 juin 2025, consacré au format Duanju, où l’usage de l’intelligence artificielle est visible : Source : • Brut , 4 avril 2025 • Fiveable , 2023 • Britannica , 2024 • Le Point , 10 août 2025
- La premiere série française débarque sur Stardust TV
En avril 2025, Les aventures avec ma voisine, nouvelle création de Guillaume Sanjorge, marque une étape importante : l’entrée du format court français sur Stardust TV, plateforme chinoise dédiée au Duanju. C’est une première pour l’application asiatique : une série produite en langue française, entièrement tournée en France, rejoint son catalogue international. Sous-titrée en huit langues (anglais, japonais, coréen, turc, arabe, portugais, espagnol, allemand), la série s’ouvre à un large public mondial. Lancée en juillet 2024, Stardust TV a déjà dépassé les 10 millions de téléchargements sur Google Play et s’impose comme l’un des nouveaux leaders du marché du short drama mobile. L'illustration du top 8 des applications dans la catégorie divertissement sur l'App Store, datée du 7 avril 2025, montre que Stardust TV occupe la 3e position : Une romance fantaisiste Ecrite par Guillaume Sanjorge, mise en scène par Jérémy Haeffele, Les Aventures avec ma voisine suit les péripéties d’un jeune homme charmé par sa voisine. Ce qui commence comme une idylle douce vire peu à peu à une fantaisie burlesque : fantômes, majordome intrusif, prêtres invisibles et Vikings s’invitent dans leur quotidien. L’esthétique en 9:16 met l’accent sur les visages et les regards, au rythme des interactions dans un monde onirique. Une distribution atypique La série réunit un casting atypique, mêlant talents confirmés et figures émergentes. Lana Sfera, une réfugiée ukrainienne installée à Paris, fait ses débuts d'actrice dans le rôle principal de la charmante voisine, face à Guillaume Sanjorge. On retrouve également Jean-Louis Barcelona, un comédien de cinéma à la filmographie prolifique, qui interprète un majordome quelque peu intrusif, Michel La Rosa, un ex-animateur de télévision et acteur, dans le rôle du père de famille, Gérald Michiara, ancien sportif de haut niveau et visage de la communication de l'armée française, qui incarne un chef militaire imaginaire, Sylvain Binetti, un artiste de cabaret, dans le rôle du frère aîné, et Stéphane Martinet, un comédien de théâtre, qui incarne une figure cléricale énigmatique. Le tout est ponctué par les apparitions d'un groupe viking venu d'un autre âge : le clan Barbebarian. Écoutez Michel La Rosa parler de son personnage au micro de Maëlle Billant : Découvrir la série Les aventures avec ma voisine sur Stardust TV 🇫🇷 Les aventures avec ma voisine 🇬🇧 Next Door Adventures 🇹🇷 Yan Kapı Maceraları 🇸🇦 مغامرات الجارة القريبة 🇯🇵 お隣さんとのアドベンチャ 🇰🇷 두근두근 옆집 마법 🇵🇹 Amor no Castelo Ancestral 🇪🇸 Mi Vecina y el Castillo 🇩🇪 Virtuelle Herzen im alten Gemäuer
- La 5G a fait basculer la vidéo en ligne sur le téléphone
En 2020, en pleine campagne municipale, la 5G s’invitait dans le débat public. Le maire écologiste Éric Piolle lançait alors une formule marquante sur RTL : « La 5G, c’est pour nous permettre de regarder des films porno même quand vous êtes dans votre ascenseur en HD ». Une provocation destinée à dénoncer la consommation énergétique du numérique et à interroger la notion de progrès. Cinq ans plus tard, ce qui relevait du trait d’esprit est devenu réalité : la 5G rend possible le visionnage fluide de séries Duanju jusque dans les lieux les plus improbables. L’installation de la 5G avait suscité de vives polémiques en France. Le débat portait à la fois sur l’impact environnemental, les inégalités territoriales persistantes et les enjeux de souveraineté technologique liés à la dépendance envers des fournisseurs étrangers. La Chine en pointe sur le déploiement Les tests 5G en France débutent en 2018, avant un lancement commercial en 2020. Très vite, la question prend une dimension géopolitique : la Chine cherche à imposer Huawei et ZTE, tandis que la France limite leur accès au marché. L’ANSSI restreint l’usage des équipements Huawei, obligeant Bouygues Telecom et SFR à remplacer des milliers d’antennes, tandis qu’Orange et Free privilégient Nokia et Ericsson. Huawei annonce parallèlement un projet d’usine d’équipements en Alsace pour un investissement de 200 M€, dont l’ouverture est attendue autour de 2025, mais sans compenser la perte de terrain. La 5G devient alors un champ de bataille où la souveraineté compte autant que l’innovation. La Chine joue un rôle central dans la 5G mondiale, avec environ 4,5 millions de stations de base déployées fin 2025. Ses opérateurs ont bâti un réseau domestique très dense, tandis que Huawei et ZTE équipent de nombreux pays et que des marques comme Xiaomi, Oppo et Vivo diffusent des smartphones 5G abordables. Portée par des investissements soutenus et des déploiements clés en main, cette présence s’étend de l’infrastructure aux terminaux et accélère l’adoption du mobile partout dans le monde. L’évolution du streaming : des ordinateurs aux téléphones Le streaming n’a pas toujours été instantané. À ses débuts, il rimait avec des temps de chargement interminables sur les ordinateurs, freinés par des connexions encore lentes. L’arrivée du haut débit a permis l’essor de YouTube puis de Netflix, donnant au streaming ses lettres de noblesse. Avec la généralisation des smartphones, la vidéo est devenue mobile, mais longtemps limitée par la 3G puis la 4G, trop étroites pour une consommation massive en haute définition. C’est là que la 5G a ouvert un nouveau chapitre : une vitesse accrue, une latence réduite, une stabilité renforcée, jusque dans des lieux auparavant inhospitaliers au signal. Le streaming s’est d’abord attaqué au cinéma et à la télévision, il a ensuite envahi nos téléphones, et désormais la 5G lui offre des conditions optimales pour s’y installer durablement. Les séries Duanju, pensées pour le mobile, trouvent ainsi leur espace naturel dans ce nouvel écosystème. Ce que certains présentaient en 2020 comme du superflu est devenu une réalité technologique et culturelle. La 5G n’a pas seulement transformé les usages numériques : elle a permis au téléphone de devenir un écran central dans le divertissement. Les Duanju, formats courts et verticaux, ont profité de cette évolution. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge Sources • RTL , 5 juillet 2020 • Le Monde , 17 août 2020 • Reuters , 22 juillet 2020 • RCR Wireless , 27 juin 2025 • China Mobile – Résultats annuels 2024 (PDF) , 20 mars 2025









