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- Un nouveau Duanju sensuel et troublant : « Relation dangereuse avec une femme fatale »
Selon nos informations exclusives, le dimanche 24 août 2025 sort une nouvelle série à regarder sur mobile, disponible sur la plateforme Story TV. Son titre est explicite : Relation dangereuse avec une femme fatale. Ce thriller s’inscrit dans l’essor des micro-séries au format duanju. L’intrigue s’ouvre sur la mort mystérieuse d’Alexandre Beaumont, brillant avocat retrouvé sans vie dans sa villa. Sa femme, Eva Mariane, journaliste d’investigation séduisante, insaisissable, devient la principale suspecte. Veuve éplorée ou prédatrice calculatrice ? Le doute s’installe dès les premières scènes. Chargé de l’enquête, le commandant Lemoine doit résister au piège d’une séduction dangereuse. À ses côtés, l’adjudant Claire Dargent observe la dérive progressive de son supérieur, happé par une femme qui brouille les pistes autant qu’elle attire les regards. « C’est une scène de crime, pas un rendez-vous. » affirme Lemoine, avant qu’Eva ne réplique : « Et pourtant, c’est bien moi que vous fixez. » La série repose sur un trio d’acteurs. Sam Lyam campe un commandant Lemoine partagé entre rigueur et tentation, tandis que Charline Rossi, au regard lucide, contraste avec son supérieur. La performance de Marie Venturi dans le rôle d’Eva Mariane se distingue par sa justesse et sa redoutable intensité. Réalisée et produite par Adrien Cottinaud et Alexandre Perrin, la série plonge les spectateurs dans un univers de passion et de manipulation. La série est disponible sur StoryTV . Découvrez çi dessous la bande annonce. Si nécessaire, activez les sous-titres dans votre langue.
- Le Duanju enseigné à l'université
Le format quitte les applications mobiles pour entrer dans les salles de cours. Roy Hanney, chercheur et enseignant à Southampton Solent University, un établissement situé au Royaume-Uni et reconnu pour ses formations dans les domaines créatifs et médiatiques, s’intéresse de près au phénomène du duanju. Dans une étude publiée en août 2025, il retrace l’essor de ce format en Chine, devenu une industrie de plusieurs milliards de yuans et son expansion internationale, en analysant ses codes esthétiques (vidéo verticale, gros plans, rythme rapide), ses recettes narratives (cliffhangers, archétypes mélodramatiques) et ses modèles économiques. Il cite notamment le succès de Escape from the British Museum, qui a cumulé plus de 300 millions de vues en une semaine et généré des ventes massives de produits dérivés, ou encore l’adaptation courte de Pride and Prejudice tournée au Royaume-Uni en 2024, condensée en 16 épisodes verticaux de moins de deux minutes chacun. Dès cet automne, ses étudiants suivront un module inédit : développer et pitcher leurs propres concepts de micro-dramas, en lien avec les réalités industrielles et les entreprises locales des industries créatives. Objectif : transformer la salle de classe en véritable incubateur de projets, où théorie et pratique se nourrissent mutuellement. Cette approche traduit la conviction de Roy Hanney que le duanju n’est pas seulement un objet d’étude, mais un terrain d’expérimentation et de formation pour les talents de demain, à la croisée de la recherche, de la création et du développement économique local. • Zenodo , 11 août 2025
- Streaming et cinéma : une expérience insubstituable selon Tom Rothman
Dans une interview accordée a Philippe Guedj du magazine français Le Point le 7 août 2025, Tom Rothman, président du Sony Pictures Motion Picture Group, livre une analyse nuancée et optimiste sur l’impact du streaming dans l’industrie cinématographique. Streaming : pas le coupable, mais un nouveau partenaire Pour Rothman, le streaming n’est pas l’ennemi du cinéma : « Le streaming n'est pas le problème : la plupart des gens ne le comprennent pas. En réalité, le streaming a essentiellement remplacé la télévision hertzienne ». Il estime même que les plateformes comme Netflix peuvent être de bons alliés, à condition que les films sortent d’abord en salles avant leur diffusion en ligne. Le vrai enjeu : la durée d’exclusivité en salle Selon lui, la véritable menace pour les salles réside dans la réduction trop importante de la fenêtre d’exclusivité. Avant la pandémie, elle dépassait souvent 100 jours ; aujourd’hui, elle peut tomber à 17 jours, ce qui affaiblit l’attractivité du grand écran. Il salue le modèle français, où la fenêtre est plus longue, même s’il juge la réglementation parfois trop rigide et rappelle que ce cadre a permis au box-office national de rebondir après le Covid. L’expérience collective : une force qui perdure Face à ceux qui considèrent le cinéma comme dépassé, Rothman défend avec passion la dimension sociale et immersive du grand écran : « Les films sur grand écran sont une expérience différente de ceux que l'on regarde sur son téléphone, car ils sont un moment de partage ». Il reste convaincu que le cinéma ne mourra jamais tant que subsistera ce moment partagé dans les salles. Source : • Le Point, 7 août 2025
- Reelshort : la plateforme de Duanju à l'américaine
ReelShort est une entreprise basée en Californie (Sunnyvale), lancée en août 2022 par Crazy Maple Studio, une filiale soutenue par le groupe chinois COL Group, qui détient toujours 49 % des parts. Bien que légalement constituée aux États-Unis, elle maintient encore une forte structure chinoise impliquée dans l’écriture, la production et l’analyse des données. En un peu plus de deux ans, elle a explosé : 370 millions de téléchargements au premier trimestre 2025 (+500 % par rapport à 2024), 700 millions de dollars de revenus, issus notamment des achats intégrés et des abonnements freemium. L’abonnement freemium permet d’accéder gratuitement aux premiers épisodes, tandis que la suite nécessite soit de regarder des publicités, soit d’acheter des jetons virtuels pour débloquer les épisodes plus rapidement. ReelShort comptait fin 2025 environ 55 millions d’utilisateurs actifs mensuels, et s’est régulièrement positionnée dans le top 5 des applications de divertissement sur l’App Store américain en 2023 et 2024, dépassant même TikTok à certains moments. ReelShort est un leader du marché occidental des Duanju, avec environ 30 % de part de marché internationale, rivalisant directement avec DramaBox, propriété de Dianzhong Technology. Joey Jia, fondateur et PDG de Crazy Maple Studio, considère que le format vertical ultra-court représente l’avenir du divertissement, grâce à sa production rapide, à l’analyse précise des audiences et des comportements des spectateurs, et à sa capacité à créer des stars locales dans chaque marché cible. Il n'est donc pas seulement question de traduire des séries chinoises : la plateforme produit des versions localisées selon le marché. Sources : • Wired , 29 juillet 2025 • The Washington Post , 3 février 2024 • The Economist , 23 novembre 2023 • IndieWire , 30 novembre 2023 • TechCrunch , 16 novembre 2023 • Rest of World , 11 décembre 2023 • Yicai Global , 24 novembre 2023 • Business Insider , 5 juin 2025 • Time , 15 mai 2024 • TechTrendsKE , 28 juillet 2025
- En Chine en 2024 : le marché des Duanju détrone celui du cinéma
Autrefois fleuron culturel, le cinéma chinois cède aujourd’hui la place au micro drama (Duanju) : récits verticaux, pensés pour le mobile et condensés en quelques minutes, qui réinventent la narration populaire. Un marché plus vaste que celui du film En 2023, le marché chinois des micro-dramas s’élevait à 35,9 milliards de yuans. En 2024, il a dépassé les 50 milliards, surpassant pour la première fois les recettes de l’industrie cinématographique nationale, estimées à 47 milliards. Cette bascule marque un tournant structurel. Selon les projections, le marché des micro-dramas pourrait franchir les 100 milliards de yuans d’ici 2027. Croissance fulgurante, emplois massifs Le dynamisme du secteur se mesure aussi à la création d'entreprises : plus de 16 000 sociétés de micro drama ont vu le jour en Chine en 2024, générant plus de 600 000 emplois. De la scénarisation à la post-production en passant par le marketing algorithmique, tout un écosystème est en train d’émerger, à la croisée du divertissement et de la technologie. Une exportation qui s'accélère Le phénomène n’est plus limité à la Chine. Au premier trimestre 2025, les micro dramas ont généré plus de 2,4 milliards de yuans à l’international. Les États-Unis représentent déjà plus de 45 % des revenus hors de Chine, devant le Japon et l’Australie. Le genre conquiert de nouveaux publics, séduits par sa brièveté, ses rebondissements et sa capacité à s’adapter aux codes locaux. Ce que l’on qualifiait encore de « niche » en 2022 est devenu, en trois ans, un pilier de l’économie du contenu. Les plateformes comme ReelShort, DramaBox ou NetShort se livrent une bataille acharnée à coups de campagnes publicitaires et de genres ciblés. Sources : • Chambers , 15 octobre 2024 • China Daily , 27 décembre 2024 • WARC , 20 février 2025 • Awn China , 2025 • SocialPeta , 2025
- Gaëtan Bruel, président du CNC, évoque pour la première fois le format Duanju
En déplacement en Indonésie et en Corée du Sud, Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), l’organisme public chargé de soutenir la création audiovisuelle en France, a publié un message sur LinkedIn dans lequel il évoque pour la première fois les vertical dramas, ces fictions mobiles au format court et vertical, aussi appelées Duanju, le terme chinois pour un genre né en Chine. Ancien directeur des services culturels de l’ambassade de France aux États-Unis, Gaëtan Bruel a pris la tête du CNC en février 2025. À ce poste, il est chargé de définir les grandes orientations du soutien public à la création cinématographique et audiovisuelle en France. Dans cette publication, il décrit des dynamiques contrastées entre l’Indonésie, où la fréquentation des salles progresse, et la Corée du Sud, en net recul depuis 2019. Il y voit le signe d’un basculement vers des usages plus individuels et numériques. C’est dans ce contexte qu’il souligne que « les innovations sur les formats viennent désormais d’Asie (webtoon, vertical drama) avec un effet très prescripteur ». La mention des vertical dramas s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur l’influence croissante des contenus asiatiques et sur la nécessité, pour la France, de rester active dans cette mutation globale des formats. Il rappelle aussi que le développement du streaming n’implique pas nécessairement une baisse de la fréquentation des salles, à condition que le premier soit encadré et le second soutenu. Cette mention, la première émanant du CNC, est symbolique. Elle montre que ces formats mobiles, jusqu’ici marginaux dans le paysage institutionnel français, commencent à entrer dans le champ de réflexion des politiques culturelles. Source : • Gaëtan Bruel - Linkedin , 16 juillet 2025
- La plateforme My Drama primée aux Muse Creative Awards 2025
La plateforme My Drama, développée par la société ukrainienne Holywater, vient de remporter un Gold Award aux Muse Creative Awards 2025, dans la catégorie Mobile App : Video Streaming Services. Une récompense qui confirme l'ascension de cette application dédiée aux fictions courtes et verticales (Duanju). L'élégance de son interface et son positionnement sur les contenus courts ont séduit à la fois les utilisateurs et les jurys spécialisés. Un autre projet de Holywater, un court-métrage réalisé avec IA par Illya Rozhkov, a également été primé. La société Holywater est également à l'origine de l’application de romans numériques My Passion, dont les séries de My Drama sont souvent inspirées. Sur LinkedIn, plusieurs responsables de Holywater se sont félicitées de cette reconnaissance. Parmi elles, Oleksandra Naidonova, responsable de la stratégie produit, était présente à la cérémonie. Elle salue le travail collectif de l’équipe et revient sur une année de développement intensif : « Ce prix valide une approche de design résolument tournée vers les récits interactifs, l’intelligence artificielle et l’expérience utilisateur sur mobile. » Avec ce Gold Award, My Drama s’affirme comme l’une des plateformes les plus prometteuses de la nouvelle génération du streaming mobile. Découvrir la plateforme : ici Sources : • Muse Creative Awards , mai 2025 • LinkedIn - Holywater , mai 2025 • LinkedIn - Oleksandra Naidonova , mai 2025 • LinkedIn - Oleksandra Naidonova , mai 2025
- Le Duanju : la tragédie au format mobile
De l’amphithéâtre grec aux écrans verticaux, le jeu des passions humaines trouve toujours sa scène ! Dans l’Antiquité, le théâtre était décrit par Aristote comme le lieu où les spectateurs venaient purger leurs passions : se confronter à la tragédie, à la peur, au désir, pour en ressortir plus léger, libéré de leurs tourments. Aujourd’hui, ce miroir de nos émotions s’est déplacé sur les écrans verticaux de nos smartphones. Les duanju, mini-séries immersives, semblent avoir hérité, à leur façon, de cette fonction cathartique. Les réalisateurs de duanju savent eux aussi manier les ressorts dramatiques intemporels : secrets inavouables, trahisons brûlantes, jeux de pouvoir intimes, scandales familiaux ou sentimentaux. Chaque épisode nous propulse dans des intrigues où nos propres frustrations, désirs inassouvis, fantasmes romantiques ou vengeances rêvées trouvent un exutoire. Le format court et le rythme rapide renforcent cette proximité émotionnelle. Tout est conçu pour que le public s’identifie aux personnages, qu’il vive à travers eux ce qu’ils n’oseraient pas toujours dire ou faire dans la réalité. Si le théâtre antique était le lieu du tragique et de la catharsis collective, le duanju offre une catharsis intime, solitaire et numérique, consommée sur le fil d’une pause-café ou d’un trajet de métro. Il s’agit d’une nouvelle forme de rituel émotionnel, adaptée à notre époque pressée, mais toujours attirée par les drames que l’on peut vivre par procuration. Article rédigé par Maëlle Billant #MaelleBillant
- Les tendances du Duanju en mars 2025 : Stardust TV au sommet
Le marché des short dramas, ou duanju, poursuit sa croissance mondiale. Selon Insightrackr, Stardust TV, lancée en juillet 2024, s’impose déjà comme l’application la plus rentable au mois de mars 2025, avec plus de 4 millions de dollars générés. Ces revenus prolongent une dynamique amorcée par des mois de téléchargements en forte hausse, et s’appuient sur d’excellentes performances au Japon, en Corée du Sud et en Indonésie. Côté téléchargements, DramaBox et DramaWave conservent les premières places. Plusieurs nouveaux acteurs enregistrent des croissances spectaculaires : Swift Drama bondit de +875 %, FlickReels de +415 %. MeloShort, FunDrama et Melolo rejoignent le top 15, et RapidTV augmente ses revenus à hauteur de +148 %. Les téléchargements de StardustTV proviennent surtout du Brésil, de la Turquie et du Vietnam, tandis que ses revenus sont tirés d’Asie de l’Est. Le format duanju confirme ainsi sa double dynamique : globale dans la diffusion, ciblée dans la monétisation. Source : • Insightrackr , 25 mars 2025
- Le public féminin au cœur du succès des Duanju
En Chine, et progressivement dans de nombreux pays occidentaux, les duanju séduisent des millions de spectateurs, dont une majorité sont… des spectatrices. Pourquoi ce succès auprès du public féminin ? D’abord parce que les duanju trouvent leur source dans un univers déjà bien implanté auprès des femmes : les romans web. Ces fictions sentimentales, d’ailleurs souvent écrites par des autrices, s’adressent à un lectorat majoritairement féminin, amatrices d’histoires d’amour intenses et pleines de rebondissements. Naturellement, ces récits en ligne ont trouvé un prolongement audiovisuel dans les duanju, qui reprennent leurs codes narratifs. Le format vertical accentue cette affinité. Les gros plans sur les visages capturent les émotions, les jeux de regards, les frissons de la séduction. La mise en scène se concentre sur un duo central entre un homme et une femme, dans des intrigues qui font la part belle à la psychologie des personnages et aux tensions romantiques. Le tournage économique des duanju est soutenu par une esthétique minimaliste, des décors aux airs luxueux mais souvent intérieurs, parfaitement adaptés aux intrigues amoureuses. Le genre romantique permet ainsi de limiter les coûts tout en renforçant l’intimité des scènes. Les codes narratifs accessibles de la romance et une réalisation centrée sur les émotions accompagnent donc ce format pensé pour une immersion rapide et addictive. Le public type ? Des femmes entre 35 et 55 ans, qui regardent ces séries dans les transports ou pendant les petites pauses du quotidien, sur le téléphone. A portée de main, ces héroïnes de poche accompagnent leur vie de tous les jours. La consommation est certes fractionnée mais fidèle, semblable à celle des télénovelas et soap operas d’hier. Le duanju serait-il alors pour ces femmes ce que le jeu vidéo est pour certains hommes : un divertissement codifié, ritualisé au quotidien, et stimulant, à haut pouvoir addictif ? Aujourd’hui, en dépit de la prévalence actuelle du public féminin, la donne pourrait toutefois évoluer. Si la romance reste reine sur bien des plateformes et applications, d’autres genres commencent à émerger : aventures, récits du quotidien, amitiés, drames familiaux. Une diversification bienvenue qui pourrait attirer un public plus large et davantage masculin, tout en renouvelant les codes, tant esthétiques que narratifs. Le duanju est peut-être né dans les pages virtuelles des romances en ligne, mais il est en train de devenir un nouveau langage universel du récit court. Et les femmes, pionnières de cette tendance avec la littérature web, en sont les premières héroïnes. Héroïnes de ces fictions romantiques courtes, les femmes autrices et réalisatrices ont également une large place à prendre dans le renouvellement des genres et la part créative du format, en proposant de nouvelles histoires captivantes, plus variées, qui plairont à un large public, au-delà du genre et des genres. Article rédigé par Maëlle Billant #MaelleBillant









