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Les grandes tendances du monde des fictions mobiles

Le Duanju enseigné à l'université

  • Photo du rédacteur: Sanjorge Guillaume
    Sanjorge Guillaume
  • 11 août 2025
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 sept. 2025

Le format quitte les applications mobiles pour entrer dans les salles de cours.


Roy Hanney, chercheur et enseignant à Southampton Solent University, un établissement situé au Royaume-Uni et reconnu pour ses formations dans les domaines créatifs et médiatiques, s’intéresse de près au phénomène du duanju. Dans une étude publiée en août 2025, il retrace l’essor de ce format en Chine, devenu une industrie de plusieurs milliards de yuans et son expansion internationale, en analysant ses codes esthétiques (vidéo verticale, gros plans, rythme rapide), ses recettes narratives (cliffhangers, archétypes mélodramatiques) et ses modèles économiques.


Il cite notamment le succès de Escape from the British Museum, qui a cumulé plus de 300 millions de vues en une semaine et généré des ventes massives de produits dérivés, ou encore l’adaptation courte de Pride and Prejudice tournée au Royaume-Uni en 2024, condensée en 16 épisodes verticaux de moins de deux minutes chacun.


Dès cet automne, ses étudiants suivront un module inédit : développer et pitcher leurs propres concepts de micro-dramas, en lien avec les réalités industrielles et les entreprises locales des industries créatives. Objectif : transformer la salle de classe en véritable incubateur de projets, où théorie et pratique se nourrissent mutuellement.


Cette approche traduit la conviction de Roy Hanney que le duanju n’est pas seulement un objet d’étude, mais un terrain d’expérimentation et de formation pour les talents de demain, à la croisée de la recherche, de la création et du développement économique local.



Zenodo, 11 août 2025

 
 
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