En Chine en 2024 : le marché des Duanju détrone celui du cinéma
- Sanjorge Guillaume

- 30 juil. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 sept. 2025
Autrefois fleuron culturel, le cinéma chinois cède aujourd’hui la place au micro drama (Duanju) : récits verticaux, pensés pour le mobile et condensés en quelques minutes, qui réinventent la narration populaire.
Un marché plus vaste que celui du film
En 2023, le marché chinois des micro-dramas s’élevait à 35,9 milliards de yuans. En 2024, il a dépassé les 50 milliards, surpassant pour la première fois les recettes de l’industrie cinématographique nationale, estimées à 47 milliards. Cette bascule marque un tournant structurel. Selon les projections, le marché des micro-dramas pourrait franchir les 100 milliards de yuans d’ici 2027.
Croissance fulgurante, emplois massifs
Le dynamisme du secteur se mesure aussi à la création d'entreprises : plus de 16 000 sociétés de micro drama ont vu le jour en Chine en 2024, générant plus de 600 000 emplois. De la scénarisation à la post-production en passant par le marketing algorithmique, tout un écosystème est en train d’émerger, à la croisée du divertissement et de la technologie.
Une exportation qui s'accélère
Le phénomène n’est plus limité à la Chine. Au premier trimestre 2025, les micro dramas ont généré plus de 2,4 milliards de yuans à l’international. Les États-Unis représentent déjà plus de 45 % des revenus hors de Chine, devant le Japon et l’Australie. Le genre conquiert de nouveaux publics, séduits par sa brièveté, ses rebondissements et sa capacité à s’adapter aux codes locaux.
Ce que l’on qualifiait encore de « niche » en 2022 est devenu, en trois ans, un pilier de l’économie du contenu. Les plateformes comme ReelShort, DramaBox ou NetShort se livrent une bataille acharnée à coups de campagnes publicitaires et de genres ciblés.
Sources :
• Chambers, 15 octobre 2024
• China Daily, 27 décembre 2024
• WARC, 20 février 2025
• Awn China, 2025
• SocialPeta, 2025


