DUANJU NEWS
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- De l’écran large à l’écran de poche
Cadrages, formats et innovations cinématographiques. Le lien est aisé avec notre réflexion précédente sur l’histoire de la peinture : nous évoquions le « cadre », d’abord fixe puis détachable, comme limite extérieure du tableau. Avec le cinéma, le « cadre » devint en quelque sorte le contenant de l’image filmée. Mais à notre époque, cette notion a revêtu une forte dimension technique car elle est inévitablement reliée à l’idée de format : dans une même largeur de film, on a pu intégrer des images de plusieurs dimensions. Comme les largeurs de films ont été nombreuses, les combinaisons possibles furent considérables ! Mais, artistiquement, le cadrage n’a jamais été neutre : par-delà les contraintes techniques, il reste un outil visant à centrer l’attention du spectateur ou à susciter son émotion. Appuyé en outre sur des écrans de diverses dimensions : du « standard » jusqu’au vaste « cinémascope », spectaculaire en salle mais qui lors des multiples rediffusions s’insère difficilement dans l’espace offert par exemple sur un écran de télévision… Le cinéma numérique, nouvelle étape majeure, se fonde comme on sait sur l’utilisation de programmes informatiques à toutes les étapes de la production puis de la diffusion : notion de « cadrage virtuel » ou utilisation désormais de l’intelligence artificielle. Enfin, le téléphone portable se révèle un outil de diffusion d’images construites, mais qui ont dû être préalablement filmées en tenant compte de la contrainte de verticalité de lecture. D’où le nom de « fictions verticales ». Avec, là encore, de nouvelles nécessités devant prendre en considération les capacités d’attention humaines face à une image de très petite taille. Et, pour la « fiction verticale », la naissance d’un nouvel enjeu : dépasser les limites qui lui sont propres et le risque de trop grande simplicité, pour rechercher, voire créer, une qualité d’un nouveau type ! Quelle durée pour un film ? C’est évidemment une notion fondamentale, liée aux évolutions techniques mais devant aussi rester soucieuse des capacités d’attention du public ! Nous avons tous eu l’occasion de voir les « films muets » de la première partie du XXè siècle, souvent humoristiques (mais pas toujours) et en général assez brefs (mais pas toujours). Comportant aussi leur lot de chefs-d’œuvre, parfois de longue durée. C’est avec la naissance du cinéma parlant, auquel le « 7ème art » allait ensuite littéralement s’identifier, que la durée moyenne s’allongea pour atteindre en général une heure et demie à deux heures. Avec quelques « classiques », très appréciés des spectateurs, approchant les quatre heures de projection. Voire même quelques films hors normes, plus « élitistes », aux durées exceptionnellement longues. En parallèle, se développa le « court-métrage » : conçu à l’origine comme un outil d’expérimentation à moindre coût de nouvelles techniques, il acquit progressivement le statut de « genre » à part entière, donnant lieu à des innovations et à des festivals appréciés, mais demeurant toujours malheureusement à distance du grand public. Il n’est souvent qu’une étape vers le long-métrage alors qu’on pourrait considérer qu’il a pourtant une valeur en soi. Par les qualités qu’il met en œuvre (concentration de l’émotion, utilisation d’un temps limité, créativité indispensable) il peut devenir une source de référence et d’enrichissement pour les formes encore plus brève liées aux actuelles évolutions : les fictions verticales ! Avec ce genre nouveau, issu des nouvelles technologies, la durée devient d’une brièveté (1mn 30 !) qui est un défi extrême, pouvant apparaître comme contraire aux nécessités de la plus élémentaire qualité. C’est là que nous avons à créer ! Le champ de la beauté nous est ouvert… Article redigé par Jean-Marie Sanjorge #JeanMarieSanjorge
- Chris Wicke : « Le Duanju nous oblige à repenser toute notre manière de raconter »
Dans un entretien accordé à WenWen Han sur la chaîne YouTube Short Drama Decode, le producteur américain Chris Wicke revient sur son parcours et son immersion dans l’univers du duanju, ces fictions verticales courtes nées en Chine. Longtemps cantonné à l’Asie, le format séduit désormais les professionnels du monde entier. À Los Angeles, Chris Wicke, ancien spécialiste de la télé-réalité, est l’un des premiers Américains à s’être lancé dans l’aventure. Avec sa société Ember Entertainment, il développe ses propres séries verticales tout en co-produisant des fictions pour Flex TV, Dreamy Short et Salty TV. Son premier projet, Mr. Williams, Madame is Dying, tourné avec un budget microscopique, est devenu un phénomène : plus de 10 millions de dollars générés, un prix international, et une révélation pour toute son équipe. « On a découvert un genre très codifié, très mélodramatique. On a décidé d’assumer à fond ce ton-là. Et finalement, ça a marché ». Depuis, Chris Wicke s’intéresse aux mécanismes profonds du format. « Ce n’est pas du tout une version raccourcie d’un film ou d’une série. Il faut tout repenser : le rythme, les émotions, la structure narrative. Les scripts traditionnels ne marchent pas. J’ai montré 25 scénarios américains à Flex, aucun ne convenait ». La question de l’adaptation culturelle est au cœur de son travail. Si certaines intrigues issues du web chinois trouvent leur public aux États-Unis, d’autres suscitent l’incompréhension. « Le personnage de la mère vengeresse dans Evil Bride vs CEO’s Secret Mom, c’était trop pour moi. Mais en même temps, j’avais envie de voir comment ça allait finir » confie-t-il, amusé. Avec Ember, Chris Wicke veut aujourd’hui aller plus loin. Il prépare le lancement d’une application 100 % américaine, centrée sur la romance, le genre qui fonctionne le mieux, mais avec l’ambition d’explorer d’autres territoires : horreur, science-fiction, comédie. « Le vertical, c’est le nouveau Far West. Tout reste à inventer ». Mais l’enjeu est aussi industriel. Pour Wicke, les échecs comme celui de Quibi tiennent à une erreur de diagnostic : « Ils ont voulu imposer la grammaire hollywoodienne à un format qui venait d’ailleurs, avec des logiques d’usage totalement différentes. Ils ont mis des millions sur des stars. Ça n’a pas pris. Ici, tout repose sur l’émotion immédiate ». Nous souhaitons bon courage à Chris Wicke dans son ambition d’élargir les frontières du duanju et de contribuer à son évolution à l’échelle internationale. Si nécessaire, activez les sous-titres dans votre langue. #WenwenHan
- Face à la frénésie du visionnage, le Duanju trace sa voie
En une décennie, notre manière de regarder les séries a profondément évolué. Avec l’essor du streaming, le « binge-watching », c’est-à-dire enchaîner les épisodes sans pause, est devenu presque la norme. Netflix a, presque malgré lui, imposé ce modèle en rendant l’intégralité des saisons disponibles dès leur sortie. À cela s’ajoute un autre phénomène, déjà relevé dès 2017 par France Inter : le « speed-watching ». De plus en plus de spectateurs accélèrent leurs séries, les visionnant à 1,25x ou 1,5x, pour gagner du temps sans renoncer au contenu. Dans sa chronique, le journaliste note explicitement : « C’est le temps des épisodes qu’il faudra raccourcir. » Ce réflexe illustre un paradoxe contemporain : vouloir tout voir, tout consommer, sans en avoir le temps. Il révèle aussi un besoin chez certains utilisateurs : celui de la brièveté. Dans un article publié en 2017, Alexandre Foatelli (INA) évoque les effets du binge-watching et du speed-watching, qui affaiblissent silences, regards et respirations, des éléments discrets mais essentiels à la narration. En 2020, Olivier Joyard, dans Les Inrockuptibles, adopte un regard critique sur cette pratique. Au-delà du gain de temps, il dénonce une consommation utilitaire du récit : le visionnage accéléré transforme les séries en objets anecdotiques, vidés de leur tension et de leur charge émotionnelle. En 2023, Valérie Parlan, dans Ouest-France, constate l’ancrage du « speed-watching » dans les usages : près d’un tiers des spectateurs y auraient désormais recours, cherchant à optimiser leur temps. Enfin, en 2025, Katia De la Ballina constate dans Le Point un essoufflement généralisé : submergés par l’offre, une majorité de spectateurs avouent une fatigue face à l’inflation des contenus et à l’obligation implicite de tout suivre. Ces constats révèlent l’absence d’un format feuilletonnant réellement adapté. Déjà pris par des journées bien remplies, les spectateurs peinent à consacrer plusieurs heures à une série sans éprouver une forme d’amertume : celle d’avoir sacrifié trop de temps de vie au divertissement. Regarder mieux, regarder court : la réactivité asiatique. Les producteurs et plateformes chinoises ont mis au point un nouveau format : le duanju. Porté par une économie déjà rentable, il gagne en popularité et commence à s’exporter. Il propose des épisodes de 1 à 3 minutes. Là où une série classique dure en tout dix heures, le duanju condense toute l’intrigue en une heure. Son défi, désormais, sera d’attirer à lui les créateurs et artistes les plus ambitieux du genre. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge Sources : • France Inter , 3 janvier 2017 • INA – La Revue des médias , 25 septembre 2017 • Les Inrocks , 17 août 2020 • Ouest-France , 1er février 2023 • Le Point , 1er juillet 2025
- Au Royaume-Uni, une première société de production prend le virage du Duanju
Nous sommes à Londres, et une nouvelle génération de créateurs s’empare du format Duanju. Parmi eux, Onset Octopus s’impose comme un acteur clé de cette transition vers les fictions mobiles. Déjà plus de 15 séries produites. Fondé par le producteur Ben Pengilly, le studio enchaîne les vertical dramas livrés à des plateformes comme DramaBox et ReelShort. Son équipe est cosmopolite, expérimentée, et taillée pour le format vertical. Samantha a produit six séries depuis 2024, dont My Serial Killer Lover. Dan Löwenstein, réalisateur primé, mêle tension dramatique et sujets sociaux. Hui Zhang, formée en Chine et à la London Film School, maîtrise les codes du récit mobile. Le studio collabore aussi avec Andrea Catinella, Jenn Ravenna Tran et Henk Pretorius, venus d’Italie, des États-Unis et d’Afrique du Sud, tous spécialistes de récits courts, visuels et efficaces. Onset Octopus souhaite faire du Royaume-Uni un nouveau foyer de création pour le vertical drama. Installé au cœur d’un vivier d’acteurs anglophones, Pengilly bénéficie d’un atout stratégique : proposer des contenus en anglais, la principale langue d’export du genre. Sources : • The Times , 22 juillet 2025
- La BD numérique à l’heure du Webtoon
Dans l'article « Quand la BD créait le suspense hebdomadaire » je disais, mais sans développer, que l’arrivée du numérique avait transformé le modèle économique de la bande dessinée (bien que les albums classiques demeurent très nombreux dans les rayonnages de nos librairies !). Cela mérite d’être abordé ici. Allons-y donc ! Il s’agit de la publication directe en ligne, ce qui ne signifie pas seulement un changement de support : ces créations, dès la fin des années 90 du XXè siècle, allaient influencer des éléments majeurs, comme le style graphique ou la narration éclatée. Et ce pour le meilleur (innovations riches et imprévues) ou pour le pire (facilités, incohérences, correspondances immédiates avec la préoccupation publicitaire). Voir Maliki, XKCD ou The Oatmeal. Le lien avec le lecteur fut aussi bouleversé : possibilités de réactions immédiates générant une forme inédite d’interactions. Eloignement apparent des éditeurs au sens habituel du terme, bien que les maisons d’éditions classiques évoluent aussi en proposant des versions numériques de leurs collections… Tandis qu’à l’inverse, des BD numériques peuvent donner lieu à… des éditions papier ! Des applications allaient correspondre à ces nouvelles tendances : Izneo, Tapas ou Webtoon. On y parle de format scrolling , à savoir le fait de faire défiler un contenu sur écran informatique (scroller), y compris en lecture verticale (on connaît !). Il est difficile de complètement décrire un univers fluide, par nature instable , capable de se passer des célèbres bulles de texte ou d’intégrer soudainement des éléments de réalité augmentée, d’hyperliens voire de jeux-vidéos ! A noter, financièrement, pour les acteurs, le rôle nouveau du financement participatif ! Que conclure ? Mais… faut-il conclure ? C’est une nouvelle étape encore en cours : j’ai déjà cité, selon moi, quelles en sont les caractéristiques clairement visibles. Ici, sur notre site Duanju, nous resterons l’œil ouvert ! Comme toujours… Article redigé par Jean-Marie Sanjorge #JeanMarieSanjorge
- Un papier de Salomé Hembert du Figaro sur les Duanju
Quand un grand média généraliste se penche sur le phénomène duanju, c’est souvent pour le regarder comme une curiosité. Mais le papier du Figaro du 12 octobre 2025, signé Salomé Hembert, mérite qu’on s’y arrête pour ce qu’il révèle autant que pour ce qu’il omet. En 2024, Thierry Lhermitte disait en riant qu’un papier assassin dans Le Monde ou Libération annonçait souvent un succès en salle. En lisant l’article du Figaro, difficile de ne pas penser à cette vieille règle. Le texte coche toutes les cases du genre qui fronce les sourcils devant un phénomène populaire. Côté français, réduire la plateforme naissante Story TV à quelques chiffres défavorables ne raconte pas l’histoire. Les données choisies sont partielles et, surtout, ne tiennent pas compte de la réalité multiplateformes où se joue l’attention aujourd’hui. Chaque mois, les comptes français qui publient des fictions verticales déclenchent des vagues de visionnages (par millions), de partages et de commentaires. Ce que le papier omet aussi, c’est que ce format permet aux créatifs de reprendre la main sur l’algorithme des réseaux sociaux en privilégiant une mise en scène, des comédiens et une écriture, plutôt que de laisser prospérer des vidéos sans direction, sans interprètes et sans récit. L’article ne dit pas non plus que des projections ont réuni en France des professionnels, et que des rencontres internationales se multiplient autour de ces formats. Scénaristes, producteurs, diffuseurs testent, débattent, itèrent. Ce tissu d’initiatives constitue déjà un signal. Autre angle absent : la grammaire narrative. Dès le titre, l’article compare le duanju au téléroman “Amour, gloire et beauté” “dopé aux stéroïdes”, cadrant d’emblée le sujet comme un soap télévisé plutôt que comme un format natif mobile. Juger le format à l’aune d’un feuilleton télé classique revient à reprocher au haïku de ne pas être un sonnet. L’article passe à côté de la richesse réelle du format. En y regardant de plus près, on découvre des créations subtiles, parfois historiques, fantastiques, sociales ou comiques. Le duanju n’est pas qu'une caricature de fiction rapide. Côté politiques publiques, un détail significatif manque. En juillet, lors d’un déplacement en Asie, Gaëtan Bruel, le nouveau président du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) avait évoqué le format . Depuis, silence. Plutôt que d’encourager des contenus exigeants pour les jeunes publics, le débat s’est surtout focalisé sur les dangers généraux des écrans. On peut vouloir protéger et, en même temps, stimuler la création de récits pertinents, encadrés, visibles. Petit rappel utile sur l’économie du cinéma. Si tout le monde, y compris les publics exigeants, peut encore s’asseoir au cinéma à un prix raisonnable, c’est parce que les films populaires remplissent majoritairement les salles et portent l’économie de toute la filière. Leurs millions d’entrées amortissent les risques, alimentent les mécanismes de financement et permettent aux œuvres plus fragiles d’exister. L’audiovisuel reste une industrie. Sans ces succès de masse, le prix d’un film d’auteur grimperait et beaucoup de projets ne verraient jamais le jour. Dit autrement, les films populaires financent les films des salons. Plutôt que d’opposer ces mondes, reconnaissons cette solidarité industrielle et culturelle. Et maintenant ? On peut débattre duanju contre télé ou cinéma, ou regarder ce que les spectateurs font déjà comme choix. Et pourquoi pas, chère consœur du Figaro, venir voir de près ce que vous n’avez pas raconté. Article rédigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge #Duanjuphobie Source • Le Figaro , 12 octobre 2025 • MSN , 12 octobre 2025
- Quand la littérature s’inventait en épisodes
Dans le prolongement des textes précédents où j’avais voulu évoquer le fractionnement des BD dans des magazines connus puis leur évolution actuelle liée aux nouveaux modes de diffusion . Je voudrais aujourd’hui parler de la pratique du fractionnement qui fut appliquée autrefois à des œuvres littéraires (y compris à de grands romans qui devinrent ensuite des classiques) par le biais de ce qu’on a appelé le roman-feuilleton , une forme de publication en épisodes dans les journaux à grande diffusion, dans des revues voire même des fascicules, et qui a captivé des millions de lecteurs.Dans ce cadre, on retrouvait des notions qui nous sont maintenant familières : Comme pour les BD dont nous avons parlé, le suspense quotidien ou hebdomadaire : chaque épisode se terminait souvent par une attente ou un rebondissement, incitant les lecteurs à acheter le journal suivant pour « connaître la suite » : on appellerait cela de nos jours un souci de…fidélisation ! En outre, même si ce n'est pas directement notre propos, il faut savoir que ce format « journalistique » permettait aux classes populaires d’accéder à la littérature dans le cadre d’une tendance générale à la démocratisation... On a oublié, par exemple, que Victor Hugo a publié certains de ses romans en feuilleton ! Le si célèbre Les Misérables a été publié en plusieurs « épisodes » sous forme de fascicules, comme un feuilleton, mais dans un cadre plus prestigieux qu’un journal quotidien, ce qui correspondait au souci de l’auteur…Gustave Flaubert, malgré ses réticences vis-à-vis de ce procédé, a accepté que Madame Bovary sorte en feuilleton, mais dans La revue de Paris , gage à ses yeux de plus de sérieux…Guy de Maupassant, quant à lui, a largement utilisé la presse, mais surtout pour ses « nouvelles », donc brèves, et non pas ses romans. Il a publié des centaines de nouvelles dans des journaux célèbres de son temps. Ses romans, comme Une vie , Bel-Ami ou Pierre et Jean (1888) ont parfois été prépubliés en feuilleton. Maupassant maîtrisait parfaitement le rythme du feuilleton, avec des rebondissements et des portraits incisifs, mais il restait sur le fond attaché à une forme littéraire plus sobre que le roman-feuilleton sensationnaliste. Hors de France, l'exemple le plus frappant est celui du très grand écrivain russe Fiodor Dostoïevski.Des romans majeurs comme Crime et Châtiment , L’Idiot , Les Possédés et Les Frères Karamazov ont tous été publiés en feuilleton dans diverses revues russes. Cet auteur visait ainsi à toucher un large public, d'autant plus qu’étant fréquemment en difficulté financière, il lui fallait obtenir rapidement les revenus dont il avait besoin… Article rédigé par Jean-Marie Sanjorge #JeanMarieSanjorge
- Camille Moretti du journal 20 Minutes : un regard inquiet sur les Duanju
L’article publié par 20 Minutes et signé Camille Moretti s’inscrit dans une tendance « Duanjuphobique » désormais bien installée : après le président du CNC , certains médias français comme France Inter , Le Figaro , abordent le phénomène des mini-séries verticales à travers le prisme de la méfiance, voire du soupçon. Le format devient un objet d’inquiétude plutôt qu’un terrain d’analyse. Rien de nouveau, donc : même inquiétude, même lecture défensive, même incapacité à imaginer ce que pourrait être une création française ambitieuse dans ce champ émergent. À ce jour, seule la journaliste de Konbini , Delphine Rivet, a réellement posé la question à sa juste échelle : que faire de ce format, comment l’investir, comment le tirer vers le haut ? Son article proposait d’exiger des œuvres fortes, intelligentes ou émotionnelles, et non de réduire le duanju à ses excès visibles sur les plateformes sociales. C’est précisément ce vide que duanju.news tente de combler : montrer qu’un autre modèle est possible. Un modèle qui analyse le format plutôt que de le craindre, qui cherche la création plutôt que la caricature, et qui considère le duanju non comme une menace culturelle mais comme un espace où la fiction française pourrait enfin oser quelque chose de neuf. Lire l'article de 20 Minutes par Camille Moretti : Lien Article redigé par Guillaume Sanjorge #GuillaumeSanjorge #Duanjuphobie
- Le Global Traffic Conference (GTC) 2025 s’ouvre à Shanghai
Du 5 au 6 novembre 2025, la ville de Shanghai accueillera une nouvelle édition du Global Traffic Conference, grand rendez-vous consacré aux jeux vidéo, aux applications numériques, aux technologies et aux marques qui cherchent à se développer à l’international. Organisé par Beluga Global, cet événement attire chaque année des milliers de professionnels venus de Chine et de nombreux autres pays. Un programme tourné vers l’innovation mondiale Le programme se déroulera au Shanghai World Expo Exhibition & Convention Center et réunira plusieurs sommets thématiques. Les discussions porteront sur les jeux vidéo, l’intelligence artificielle, les fictions courtes au format vertical et le développement des marques mondiales. À côté des conférences, une vaste zone d’exposition de quinze mille mètres carrés accueillera près de deux cents exposants issus de secteurs variés, allant des technologies grand public aux fictions courtes, en passant par l’IA et le jeu vidéo. Plus de trente mille participants y sont attendus, faisant de cet espace une vitrine internationale où se croisent créateurs, investisseurs et acteurs de l’industrie numérique. Le Beluga Pioneer Award, vitrine des réussites internationales Chaque édition du GTC est marquée par la remise du Beluga Pioneer Award, qui distingue les entreprises et créateurs ayant contribué de façon significative à l’expansion internationale. En 2025, le comité d’évaluation comptera pour la première fois la participation d’un producteur français, Guillaume Sanjorge, fondateur du média Duanju.news et président de l’association Studio Phocéen. Il collabore notamment avec la plateforme chinoise Stardust TV, qui diffuse ses productions. Cette ouverture illustre la volonté de Beluga Global de renforcer la dimension internationale de l’événement et de favoriser les échanges entre les différentes cultures de l’industrie numérique. Pour en savoir plus sur le Beluga Pioneer Award 2025 et découvrir les membres du jury : ici Inscription : https://baijing.cn/z2M3U Sources : • Baijing.cn , 2025 • ClonBrowser , 22 novembre 2024
- Juliette Cécile : une trajectoire inattendue vers les drames verticaux
Sur la chaîne Vertical Drama Love de la journaliste Jen Cooper, l’actrice Juliette Cécile revient sur son parcours singulier, ses personnages marquants et sa manière d’habiter le format vertical. Ancienne professeure de français, Juliette Cécile découvre les plateaux de tournage aux États-Unis presque par hasard. Repérée pour un petit rôle sur un blockbuster, elle y trouve une nouvelle vocation. Très vite, elle multiplie les apparitions dans des productions américaines, avant de s’imposer dans les séries verticales avec un jeu à la fois physique, instinctif et habité. Aujourd’hui installée à Los Angeles, elle incarne souvent des figures affirmées, complexes, parfois redoutables. Elle revendique une implication totale, allant jusqu’à réaliser ses propres scènes d’action : « J'ai pris quelques coups en tournant une scène de combat, mais je le referais sans hésiter. » Ce rapport au corps, à l’intensité physique du jeu, s’inscrit dans une tradition populaire du comique visuel et de l’expressivité, que Juliette réinterprète avec sincérité et exigence. Pour elle, tout repose sur une règle simple : « On peut tout jouer, à condition de le faire sérieusement. » Elle pointe toutefois les limites d’un format où les cadences peuvent nuire à la subtilité du jeu : « Ce n’est pas toujours facile de nuancer un personnage quand on tourne trois épisodes par jour. » Chez Duanju.news, on espère la voir continuer à explorer, détourner, approfondir ce format qui lui va si bien, à la fois frontal et plein d’humanité. Si nécessaire, activez les sous-titres dans votre langue. #JenCooper









