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- Kristy Wang : « Si vous n’arrivez pas à capter l’attention du public, la série est terminée »
Wenwen Han a rencontré Kristy Wang, productrice basée à Los Angeles et fondatrice de Tiklatam, pour analyser comment le short drama s’est imposé comme l’un des formats clés de l’après-pandémie et pourquoi il structure désormais une nouvelle économie du divertissement mobile. Pour Kristy Wang, le point de départ est un changement d’usage profond. Après la pandémie, le temps de loisir s’est fragmenté et le téléphone est devenu l’écran principal. Le short drama s’inscrit directement dans cette réalité : des épisodes très courts, pensés pour être regardés n’importe où, sans engagement long. « Tout le monde veut regarder des contenus courts sur son téléphone » , résume-t-elle. Cette contrainte modifie radicalement l’écriture et la production. Là où les séries traditionnelles peuvent installer leur récit sur plusieurs épisodes, le short drama impose une efficacité immédiate. Kristy Wang insiste sur l’importance des premières minutes : « Si vous n’arrivez pas à capter l’attention du public dans les dix premiers épisodes, la série est terminée. » Le développement du format en espagnol s’impose aussi naturellement. Selon Kristy Wang, le short drama s’appuie sur une culture déjà très familière des récits mélodramatiques, tout en répondant à des usages plus jeunes et plus mobiles que ceux de la télévision traditionnelle. Dans ce contexte, TikTok joue un rôle central. Pour Kristy Wang, la plateforme est aujourd’hui le principal moteur de découverte et de trafic organique. Elle permet de tester des contenus et de mesurer rapidement l’intérêt du public. « C’est aujourd’hui le moyen le plus efficace pour obtenir du trafic organique » , explique-t-elle. Enfin, Kristy Wang ne considère pas le short drama comme un concurrent destiné à remplacer le cinéma ou la télévision. Elle anticipe plutôt une phase de convergence. Les acteurs traditionnels, selon elle, chercheront à collaborer avec ce format. « Ils vont forcément trouver un moyen de collaborer » , affirme-t-elle. Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan
- Magali Semetys, l'actrice française de télévision se met aux fictions Duanju
Dans l’écosystème du nouveau format « Duanju », certaines trajectoires comptent autant que les séries elles-mêmes. Magali Semetys fait partie de ces comédiennes française dont l’expérience apporte de la crédibilité à une écriture encore en train de se construire. Habituée aux rythmes de la télévision et à l’exigence du cinéma, elle déplace son savoir-faire vers une narration verticale plus brève et plus frontale, où l’interprétation doit être immédiatement lisible, et où chaque intention, chaque regard, chaque silence devient un levier. Magali Semetys s’est construite dans un registre familier au public français, avec des séries populaires au long cours et des rendez-vous réguliers à la télévision, capables d’installer durablement un personnage dans le quotidien des spectateurs. Cette expérience devient un atout particulier lorsque le récit se contracte et que tout doit se jouer plus vite. Le cinéma, de son côté, lui a appris une autre densité : faire exister un rôle sur la durée d’un film, avec une précision différente, qui vise le grand écran. En 2024 et 2025, Magali Semetys a assisté aux deux premières soirées de projection publiques organisées par l’association Studio Phocéen à Paris, qui présentaient ce format pour la première fois en France, le 23 novembre 2024 puis le 14 juin 2025 . Sa présence à ces deux rendez-vous accompagne la mise en visibilité d’un format encore nouveau pour le public français. Aujourd’hui, Magali Semetys participe à deux séries au format Duanju. Dans Miliciens , elle incarne une inspectrice de police chargée d’interroger les héros principaux : un rôle de tension et de confrontation, conçu pour faire surgir rapidement des contradictions, pousser les personnages à se découvrir et faire avancer l’intrigue sous pression. Voir la série : Lien Dans Ambre , elle joue la sœur d’un homme marqué par la disparition de la femme qu’il aimait. Plus ambigu, plus intérieur, ce personnage détient certaines informations sur la disparition et entretient l’idée d’une vérité incomplète. Voir la série : Lien Deux registres différents, mais une même fonction narrative : être un point de bascule, celui qui oblige les protagonistes à se positionner et relance le récit. Pour en savoir plus sur Magali Semetys, découvrez l’interview podcast par Maëlle Billant, où elle revient sur son parcours.
- Shorties Studios, un nouveau studio international dédié au format duanju
Shorties Studios est un nouveau studio international né de l’association de trois professionnels issus de la fiction premium et de la télévision. Leur point commun est d’avoir occupé des postes de direction dans de grandes structures audiovisuelles avant de décider de travailler ensemble sur un projet centré exclusivement sur les séries courtes en format vertical. Le projet réunit Kelly Luegenbiehl, ancienne dirigeante des séries originales de Netflix pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Onur Güvenatam, fondateur du studio turc OGM Pictures reconnu pour l’exportation internationale de ses fictions, et Jon Koa, ex-dirigeant de CBS aux États-Unis. Tous trois ont évolué dans des environnements où la logique de formats, d’audience et de diffusion internationale est centrale. Leur collaboration repose sur une analyse partagée de l’évolution du marché. Ils estiment que la fiction verticale courte ne peut plus être pensée comme une simple adaptation du format long, mais comme un champ narratif autonome nécessitant des méthodes spécifiques de développement et de production. Leur objectif est de réunir l’expertise du streaming mondial, de la fiction internationale et de la télévision américaine au sein d’un même studio. Implanté à Los Angeles, Londres et Istanbul, Shorties Studios se positionne comme un acteur capable de dialoguer avec les plateformes de streaming, les réseaux sociaux et les marques, tout en conservant une logique de production structurée et internationale. Le lancement du studio illustre la manière dont des profils issus de l’audiovisuel traditionnel investissent désormais le microdrama comme un secteur stratégique à part entière. Sources • Deadline , 25 novembre 2025 • C21Media , 26 novembre 2025 • Señal News , 27 novembre 2025 • EpisodeMag , 26 novembre 2025
- Akolade Bamidele : écrire pour le format Duanju, une école de rigueur narrative
La journaliste Blessing Azugama a rencontré Akolade Bamidele, scénariste nigériane qui écrit des fictions en format vertical, pour évoquer ce que le duanju change concrètement dans l’écriture, la manière de capter l’attention et les perspectives qu’il ouvre sur le continent africain. À ses yeux, le duanju n’est pas un simple format contraint par la durée ou par l’écran du téléphone. C’est avant tout une opportunité pour les auteurs qui acceptent d’en respecter les règles. « Si vous savez écrire pour le format vertical, vous êtes prêts à écrire n’importe quel scénario » , explique-t-elle. L’écriture verticale impose une rigueur immédiate : chaque scène doit produire un effet, chaque dialogue doit servir la progression du récit, de l’ouverture jusqu’au suspense final. Écrire pour le mobile commence, selon elle, par une question centrale : que ressent le personnage dans cette scène, et pourquoi le public devrait-il s’y intéresser. Cette réflexion émotionnelle précède toute construction technique. Une fois cette base posée, l’épisode est structuré avec précision, en passant par l’ouverture, la montée de tension, puis le basculement émotionnel qui pousse le spectateur à vouloir voir la suite. Tout ce qui n’apporte rien à l’histoire est éliminé. Cette exigence s’est imposée à elle à travers une expérience déterminante. Sur un scénario de type mafia qu’elle pensait rythmé, les retours ont été sans appel : l’histoire était trop lente et n’avançait pas. Elle a dû reprendre l’écriture depuis le début. « Je pouvais avoir l’impression que l’histoire allait vite, mais si le spectateur n’a pas envie de lancer l’épisode suivant, alors ça ne fonctionne pas » , confie-t-elle. Depuis, elle relit systématiquement ses scènes pour vérifier qu’elles font avancer l’intrigue ou révèlent un élément essentiel des personnages. Dans le cas contraire, elles sont supprimées. Cette discipline narrative n’empêche pas l’ancrage culturel, bien au contraire. Akolade Bamidele insiste sur l’importance d’écrire des histoires connectées aux réalités africaines, aux émotions du quotidien et aux contextes locaux. Pour elle, la créativité consiste à raconter des récits qui parlent directement aux publics, sans chercher à reproduire des modèles extérieurs, mais en adaptant le langage du duanju aux cultures et aux expériences vécues. Elle se montre optimiste quant à l’avenir du Duanju en Afrique. Dans un continent où le téléphone est devenu l’écran principal, le format mobile lui paraît naturellement adapté. « Les gens se réveillent le matin et la première chose qu’ils font est de regarder leur téléphone » , observe-t-elle. Mais pour que ce potentiel se concrétise, elle identifie trois conditions essentielles : former des auteurs capables d’écrire pour le format vertical, attirer des investisseurs et des plateformes prêtes à diffuser ces contenus, et encourager une créativité enracinée dans les cultures locales. Pour Akolade Bamidele, le duanju n’est pas une mode passagère. C’est un terrain d’apprentissage exigeant et une voie crédible pour raconter des histoires africaines. Interview mené par par Blessing Azugama. #BlessingAzugama
- Noah Fearnley : « C’est clairement un format qui est là pour durer »
La journaliste britannique Jen Cooper a rencontré Noah Fearnley, l’un des visages les plus identifiables du Duanju occidental. Derrière une présence devenue familière pour des millions de spectateurs, l’acteur américain livre un témoignage direct sur son parcours, son rapport au travail et sur ce que le format vertical a profondément modifié dans sa vie. Noah Fearnley n’était pas destiné à la comédie. Il grandit dans le Connecticut, passe par plusieurs villes américaines et se projette avant tout dans le football américain, avec l’objectif assumé d’intégrer la NFL. Une blessure au genou met brutalement fin à ce rêve. « Le football américain était toute ma vie. Puis on me l’a enlevé. » Cette rupture marque un basculement. Le mannequinat arrive presque par défaut, puis l’acting, non comme une quête de visibilité, mais comme un espace d’expression inattendu. La cadence du vertical drama s’impose ensuite avec une intensité extrême. Noah Fearnley enchaîne les tournages sur des périodes très longues, parfois plus de quatre-vingt jours consécutifs, jusqu’à cumuler plus de cinquante séries. Ce rythme devient à la fois une opportunité et un danger. « J’ai commencé à me perdre. Je ne savais plus qui j’étais. » Le travail constant agit comme un moteur, mais aussi comme un moyen d’éviter le vide, au point de brouiller la frontière entre le personnage et l’homme. Le public joue alors un rôle central. L’acteur insiste sur le lien direct avec les spectateurs, qui influence désormais ses choix artistiques. Plus que la notoriété ou la quantité de projets, c’est la réception émotionnelle qui compte. Certains rôles deviennent difficiles à porter lorsqu’ils se rapprochent trop de sa propre personnalité, car ils finissent par empiéter sur sa vie personnelle. Cette trajectoire individuelle reflète l’évolution plus large du vertical drama. Noah Fearnley a vu le format passer d’un espace marginal, porté par quelques acteurs et équipes réduites, à une industrie structurée et internationale. « C’est clairement un format qui est là pour durer. » Une croissance rapide qui, selon lui, impose aussi de repenser la place des acteurs et leur équilibre à long terme. Au fil de l’entretien, une idée revient avec insistance : derrière l’accumulation de rôles, il reste un homme en reconstruction. Noah Fearnley parle sans détour de santé mentale, de solitude et de la difficulté à exister en dehors des personnages qu’il incarne. « Je suis encore en train de travailler sur moi-même. » Une phrase simple, qui éclaire l’envers du décor d’un format souvent perçu comme léger, mais profondément engageant pour ceux qui le font vivre. Entretien mené par Jen Cooper, découvrez sa chaine Youtube . #JenCooper
- Selen Bazmanoglu veut ancrer le format Duanju dans les récits turcs
Forte de vingt ans d’expérience dans l’audiovisuel turc, Selen Bazmanoglu explique avoir lancé et développé des chaînes cinéma, TV, jeunesse et lifestyle sur les plus grandes plateformes du pays, puis sous des marques internes, et avoir conseillé des acteurs comme beIN, Turk Telekom et Turksat. Elle poursuit aujourd’hui cette trajectoire dans le vertical drama en tant que responsable du contenu de deux applications au format court, Short & More et WOMOD. Son intervention souligne un repère industriel clair. Elle qualifie la Chine de leader créatif mondial et confirme que ses équipes licencient activement des short dramas chinois, avec l’idée que ces histoires courtes résonnent bien auprès des publics internationaux. Cette référence s’inscrit dans une stratégie de lancement structurée : WOMOD vise les marchés internationaux tandis que Short & More se concentre sur la Turquie, avec une même exigence de récits courts de haute qualité et une combinaison d’originaux et d’acquisitions internationales. Sa vision reste toutefois d’abord turque. Elle insiste sur la solidité des traditions de narration en Turquie et indique que c’est l’une des raisons pour lesquelles Short & More s’appuie sur la production d’originaux. Elle voit un fort potentiel en explorant la romance, les comédies romantiques, le suspense et les récits jeunesse en format vertical. Elle rappelle enfin les défis d’un acteur local en phase de lancement : concurrence élevée, éducation du public et protection anti-piratage. Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan
- Bogdan Nesvit : « Notre objectif est de transformer chaque livre à succès en série verticale »
Invité au Short Drama Forum 2025, organisé par Wenwen Han, Bogdan Nesvit, fondateur et CEO de Holywater (stylisé en HOLYWATER), a présenté sa vision d’un écosystème créatif inédit, où la donnée, l’intelligence artificielle et le format vertical transforment la manière de produire et de diffuser des histoires. De la lecture aux séries verticales « Nous construisons un réseau de divertissement centré sur l’intelligence artificielle, avec plusieurs produits connectés. Au cœur de cet écosystème, il y a notre plateforme de livres, My Passion. Nous créons des centaines de livres exclusifs chaque mois, nous les testons auprès de notre audience, nous recueillons énormément de données, puis nous identifions les histoires les plus prometteuses », explique Bogdan Nesvit. Ces histoires deviennent alors la matière première de MyDrama, la plateforme de streaming vertical de Holywater. « Nous transformons les meilleurs récits issus de My Passion en séries pilotes, souvent produites avec l’aide de l’IA. Les projets qui obtiennent les meilleurs résultats sont ensuite tournés et diffusés sur MyDrama. C’est ainsi que nous assurons un taux de réussite supérieur à la moyenne du marché. » Un positionnement différent Contrairement aux géants asiatiques du duanju, Holywater mise sur la qualité et l’efficacité plus que sur la quantité : « Nous ne pouvons pas rivaliser avec ReelShort ou DramaBox en volume de contenu, car ils disposent de ressources financières et humaines beaucoup plus importantes. Nous devons être plus intelligents, et notre méthode consiste à faire en sorte que la plupart de nos séries deviennent des succès. » Il revendique même une position de leader hors de Chine : « En termes de revenus et d’utilisateurs, My Drama est aujourd’hui la première plateforme de streaming vertical en dehors de la Chine. » Pour Nesvit, le format duanju n’est pas une fin en soi, mais un outil au service d’un ensemble plus vaste : « Le short drama n’est pour nous qu’un format parmi d’autres pour développer les histoires que nous créons. Ce n’est pas notre produit central, mais une composante de notre écosystème. » Chaque récit peut évoluer, d’abord comme livre puis en série courte et au-delà, dans une logique de propriété intellectuelle qui vise à transformer une histoire forte en une marque déclinable. Cette stratégie, fondée sur la donnée et l’intelligence artificielle, consiste à tester en continu, sélectionner les récits prometteurs et investir dans ceux qui ont le plus de chances de devenir des succès : « Notre objectif est de transformer chaque livre à succès en série verticale. » Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan
- DramaShorts, l’ambition du cinéma vertical
Invité au Short Drama Forum 2025, organisé par Wenwen Han, Leonid Ovdiienko, fondateur de l’application DramaShorts, a partagé sa vision d’un marché en pleine effervescence. Leo Ovdiienko a d’abord lancé Alpha Novel, une place de marché dédiée aux romans en ligne. Très vite, il a observé la montée en puissance des micro-dramas, particulièrement sur le marché américain. L’équipe a alors décidé d’adapter ses livres en films courts pensés pour l’écran vertical. DramaShorts a commencé à produire en Europe avant de s’étendre aux États-Unis et en Ukraine. Aujourd’hui, la société revendique un catalogue en croissance rapide et poursuit un objectif clair : atteindre le top 3 mondial des plateformes de short dramas dès cette année. Pour Leo Ovdiienko, le format vertical représente une nouvelle frontière du cinéma : accessible, rapide et mondial. Les productions de DramaShorts misent sur la diversité des équipes et des territoires, afin de séduire un public international. Chiffres de la plateforme au 3 septembre 2025 : l’application DramaShorts dépasse les 500 000 téléchargements sur Google Play. La chaîne YouTube rassemble près de 180 000 abonnés, tandis qu’Instagram en réunit environ 330 000. Sur Facebook, la communauté atteint 340 000 abonnés. Enfin, sur TikTok, le compte principal compte environ 50 000 abonnés. Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan
- Ömer Abacıoğlu, bâtisseur d’un pont entre la Turquie et le monde du Duanju avec ReelPix
Dans un bureau d’Istanbul, Ömer Abacıoğlu parle avec une énergie tranquille de la révolution en cours dans l’audiovisuel. Ce développeur de ReelPix, nouvelle plateforme de courts métrages verticaux, est convaincu qu’un nouveau langage narratif est en train de s’imposer, à la croisée de la télévision turque et de la consommation mobile mondiale. Il s'est exprimé lors d’un entretien avec Wenwen Han dans le cadre d’un événement de la « Short Drama Forum 2025 » . Du parcours télévisuel à l’univers mobile Après plus de dix ans dans l’industrie télévisuelle, avec une expérience solide en Russie et en Turquie, Ömer Abacıoğlu a choisi de mettre son double ancrage culturel au service d’un projet international. Sa vision repose sur une idée simple : relier les codes de la série télévisée traditionnelle à l’exigence d’immédiateté propre aux contenus mobiles. Pour lui, le succès viral des fictions courtes repose sur trois piliers. La psychologie, d’abord, qui transforme chaque épisode en “fast-food pour le cerveau”, offrant une gratification émotionnelle immédiate. La technologie, ensuite, puisque ces formats sont conçus pour être regardés partout, même sans son, sur un simple smartphone. Enfin, l’engagement social, moteur central : les cliffhangers permanents déclenchent conversations, partages et discussions en ligne. Expérimentations en Turquie Avec ReelPix, Ömer Abacıoğlu veut dépasser l’image d’un divertissement léger. Sa nouvelle production turque, New Boss, s’aventure dans le territoire du thriller corporate. Inspirée des feuilletons turcs qui durent parfois deux heures par épisode, la série réinvente cette densité dramatique dans un format vertical et beaucoup plus court. Le pari est clair : démontrer que les spectateurs sont prêts pour des récits plus complexes, portés par une qualité de production élevée. L’ambition d’Ömer Abacıoğlu dépasse la simple adaptation de recettes existantes. À travers ReelPix, il imagine une passerelle entre deux mondes : celui de la télévision classique et celui du mobile-first. Un terrain d’expérimentation où le savoir-faire narratif turc rencontre les nouvelles habitudes d’un public global. Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan
- L’Inde en éclaireur du duanju : le regard de Sanidhya Narain
Lors de la table ronde « Short Drama Forum 2025 » organisée par Wenwen Han, Sanidhya Narain a partagé son expérience et sa vision du marché indien des fictions mobiles. Co-fondateur de Dashverse, un service de divertissement axé sur le mobile avec des produits comme DashReels, il incarne une génération d’entrepreneurs qui façonnent directement l’avenir du format. Un marché colossal et jeune Pour Sanidhya Narain, l’Inde dispose d’un atout incomparable : une population extrêmement jeune, massivement connectée au smartphone. Les habitudes de consommation évoluent vite, et les spectateurs réclament des formats adaptés à un usage quotidien, fragmenté et immersif. Le duanju répond parfaitement à ce besoin. Avec Dashverse et ses déclinaisons comme DashReels, Sanidhya explore déjà de nouvelles manières de raconter. Il insiste sur la capacité des créateurs indiens à tester des narrations inédites, à jouer avec la verticalité et à imaginer des intrigues calibrées pour la vitesse de consommation. Là où certains marchés hésitent, l’Inde ose, cherchant les modèles qui fonctionneront demain à grande échelle. Au-delà du marché intérieur, Sanidhya voit dans le duanju une opportunité de dialogue entre cultures. Les histoires locales, dit-il, peuvent voyager et rencontrer d’autres publics si elles trouvent les bons relais de diffusion. L’Inde, laboratoire narratif, pourrait ainsi devenir un acteur clé dans l’essor international du format. À travers ses propos, c’est le profil d’un entrepreneur passionné qui se dessine, attentif à l’évolution des usages et convaincu que le duanju n’est pas une mode passagère mais une nouvelle grammaire audiovisuelle. Entretien mené par Wenwen Han. Découvrez sa chaine Youtube . #WenwenHan









