Si le cinéma est né en France, le Duanju est né en Chine
- 9 avr.
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Dernière mise à jour : 10 avr.
Dans le sud de la France, à La Ciotat, l’Eden Théâtre, construit en 1889, demeure un lieu à part. Reconnu comme l’un des berceaux du cinéma, il conserve la mémoire des premières images en mouvement et des débuts de l’écriture audiovisuelle.
C’est ici que les frères Lumière, pionniers du septième art, tournent et diffusent, à la fin du XIXe siècle, des séquences de quelques dizaines de secondes qui capturent des moments de la vie quotidienne. Ces films, destinés à capter le réel ou à le mettre en scène, posent les bases d’un langage et explorent les possibilités de la narration visuelle. À cette époque, le cinéma est alors, par nature, un format court.
Dès le début, des cinéastes comme Georges Méliès cherchent à dépasser la simple captation en introduisant des effets visuels, des illusions et une narration transformée, recomposant ainsi le réel. Une logique que prolongent aujourd’hui les technologies numériques et l’intelligence artificielle.
Plus d’un siècle plus tard, un nouveau format court s’impose à l’échelle internationale : le duanju, développé en Chine et souvent désigné sous le terme de « microdrama ». Ce format ne saurait pourtant être réduit à une simple variation technique, par son ampleur, ses modèles économiques et ses modes de diffusion, s’inscrit dans une logique propre, directement adaptée aux usages contemporains, en particulier à l'attention portée à l'écran du téléphone.
Le grand écran a structuré ses récits. Le téléphone construit désormais les siens.
C’est dans ce contexte dynamique que l’Eden Théâtre, toujours en activité et en phase avec les évolutions du monde cinématographique, a récemment accueilli une prise de parole du producteur Guillaume Sanjorge. Investi dans ce format depuis 2023, il y défend l’idée d’une nouvelle étape dans l’histoire des écritures audiovisuelles, à la croisée des usages et des technologies.
Cette réflexion s’inscrit dans une dynamique internationale plus large, notamment à travers le Global Traffic Conference 2026, organisé à Shenzhen les 23 et 24 avril. L’événement réunit les principaux acteurs de ces formats émergents et témoigne de leur structuration rapide à l’échelle mondiale.
Billetterie de l'évènement à Shenzhen : https://baijing.cn/ui6v6




