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117 résultats trouvés avec une recherche vide

  • VIP 2000 TV et Hemisphere lancent trois séries Duanju pour le public hispanophone

    VIP 2000 TV, basé à Miami, et Hemisphere Media Group ont uni leurs forces pour coproduire trois séries verticales innovantes, marquant une étape majeure dans l'expansion du format court en espagnol. Chaque série comprendra 30 épisodes de 90 secondes, conçus pour les spectateurs privilégiant le mobile sur le marché hispanique américain et en Amérique latine, avec une distribution mondiale en ligne de mire. Cette collaboration audacieuse vise à redéfinir le divertissement en format court « premium » en offrant des histoires qui résonnent profondément tout en s'alignant sur l'évolution rapide de l'industrie vers les formats dits « vertical-first ». Les projets s'inscrivent dans la franchise « Amores Sin Tiempo » (Amours Intemporelles), qui mettra en lumière des romances inoubliables transcendant le temps, la culture et les circonstances. Avec une distribution de stars, les productions doivent commencer à être filmées à Miami le 8 septembre 2025 et seront prêtes pour le marché international d'ici la fin de l'année. Les détails sur les intrigues et l'approche créative seront révélés lors du MIP Cancun 2025, où les deux sociétés prévoient de présenter le projet aux acheteurs mondiaux. Jimmy Arteaga Grustein, CCO d'Hemisphere Media Group, a souligné l'importance de cette initiative : « Chez Hemisphere, notre objectif est de proposer des histoires audacieuses et culturellement pertinentes qui connectent profondément avec les audiences. Ce partenariat avec VIP 2000 TV nous permet de repousser les limites du short-form storytelling, en offrant un contenu frais et original conçu pour les spectateurs d'aujourd'hui qui utilisent le mobile, tout en suivant le rythme d'évolution de l'industrie et des audiences. » Roxana Rotundo, PDG de VIP 2000 TV, a ajouté : « Ce partenariat avec Hemisphere Media Group reflète notre engagement à innover dans l'espace du format court et à fournir un contenu premium qui trouve un écho auprès du public d'aujourd'hui. Nous sommes fiers de garantir que ce contenu porte un objectif fort et significatif. » Cette collaboration met en évidence la demande croissante de séries verticales, les deux sociétés se positionnant stratégiquement à l'avant-garde de l'innovation mondiale en matière de contenu. Article rédigé par Blessing Azugama #BlessingAzugama Source : TTV News , 8 septembre 2025

  • Alipay lance le portail Duanju, atteignant 500 000 utilisateurs

    Alipay, la plus grande application de paiement mobile de Chine, franchit une étape décisive dans le divertissement avec le lancement de son tout nouveau portail de Duanju (mini-séries ou micro-fictions). Officiellement intégrée à la page d'accueil de l'application, cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de plonger directement dans ces courts formats narratifs sans quitter la plateforme. Le public est très réceptif : plus de 500 000 utilisateurs ont déjà testé cette nouvelle fonctionnalité depuis son lancement. Que diffuse-t-on sur Alipay ? Selon l'observation de DataEye sur le marché des courts métrages dramatiques, Alipay a déployé plusieurs titres populaires pour inaugurer le portail. Parmi les premiers succès, on trouve : Tomber amoureux d'un grand patron Peux-tu m'aimer à nouveau ? Ne m'appelle pas beau-frère De plus, Alipay promeut activement les Duanju au sein même de l'application. La version professionnelle d'ADXray montre qu'au cours des sept derniers jours, des clips de promotion tels que « Mme Qin a-t-elle été exposée aujourd'hui ? » ont été diffusés, témoignant d'un engagement fort pour la découverte et la visibilité du contenu. Une poussée de contenu massive Les chiffres de promotion sont tout aussi impressionnants. Rien qu'au cours des 30 derniers jours, l'application Alipay a hébergé 12 068 publicités contenant le mot-clé « courte fiction ». Cette forte hausse illustre la volonté de la plateforme de s'imposer comme un nouvel acteur majeur sur le marché chinois en pleine expansion des micro-fictions. Pourquoi cette stratégie est cruciale Le secteur chinois des Duanju est en plein essor, le public s'intéressant massivement aux récits rythmés, chargés d'émotion et parfaitement adaptés aux appareils mobiles. En intégrant directement ces fictions courtes à son écosystème, Alipay brouille les frontières entre la finance, l'art de vivre et le divertissement, capturant ainsi davantage l'attention des utilisateurs et augmentant le temps passé sur l'application. Avec déjà un demi-million d'utilisateurs à bord et des pipelines de contenu en expansion, le portail de Duanju d'Alipay pourrait devenir une nouvelle puissance, transformant davantage la façon dont le public chinois consomme du divertissement dans ses applications quotidiennes. Article écrit par Blessing Azugama #BénédictionAzugama Sources: Annonce officielle d'Alipay via WeChat Observation du court métrage dramatique DataEye Édition industrielle ADXray

  • L'expansion du Duanju en Inde

    L’Inde entre sous les projecteurs de la vague mondiale du micro-drame, avec des startups locales, des majors du streaming et des investisseurs internationaux qui se ruent tous sur la promesse d’histoires sérialisées, conçues pour le téléphone, racontées en seulement deux minutes par épisode. Ce qui a commencé comme une expérience inspirée par le succès fulgurant de la Chine est en train de devenir l’une des tendances de divertissement à la croissance la plus rapide en Inde. Ces drames courts, parfaits pour le visionnage en rafale, d'une à deux minutes, se terminant par des cliffhangers destinés à accrocher le spectateur à l'épisode suivant, sont devenus un enjeu majeur du marché des contenus. Des startups comme Flick TV, Eloelo, Kuku FM, Chai Shots et ReelSaga construisent des plateformes dédiées à ces histoires, tandis que des acteurs plus importants, notamment Amazon, ShareChat et Zee Entertainment, testent leurs propres offres de micro-drames. Manohar Charan, directeur financier de ShareChat, a déclaré qu'au cours des trois derniers mois seulement, 15 millions d'utilisateurs ont consommé des courts-métrages dramatiques sur Moj et Quick TV, avec plus de 100 millions d'épisodes visionnés quotidiennement. « L'objectif final est d'avoir la plus grande base d'utilisateurs », a-t-il noté, soulignant que la narration sérialisée de qualité professionnelle est ce qui distingue les micro-drames des clips courts et déconnectés qui dominent Instagram Reels et YouTube Shorts. Les investisseurs le remarquent. Flick TV, basée à Bengaluru, a levé 2,3 millions de dollars auprès de Stellaris Venture Partners au début du mois, tandis que ReelSaga a attiré 2,1 millions de dollars en mai auprès de Picus Capital. Chai Shots, basé à Hyderabad, serait sur le point de conclure un cycle de financement de 5 millions de dollars. Mayank Jain de Stellaris explique l'attrait : « Les micro-drames promettent le meilleur des deux mondes, des formats courts qui correspondent à la réduction de la durée d'attention, mais avec un engagement émotionnel et des récits structurés auxquels les utilisateurs s'attachent. » De grands groupes de divertissement se lancent également. Amazon MX Player diffuse déjà MX Fatafat, une série de mini-séries construites autour d'épisodes de deux minutes. Zee Entertainment s'est associé à Bullet, une startup de content-tech, pour lancer une application de micro-drames ciblant les jeunes publics au sein de son écosystème Zee5. Pendant ce temps, Eloelo se prépare à lancer Story TV, et ShareChat a déployé Quick TV comme plateforme payante pour des drames et des films. Kuku FM, mieux connu pour la narration audio, s'est récemment étendu à la vidéo avec Kuku TV. Ces mouvements signalent non seulement une expérimentation, mais les débuts sérieux d'un nouveau marché. La plus grande question est celle de la monétisation. L'industrie indienne du divertissement est confrontée à un faible revenu moyen par utilisateur (ARPU), ce qui rend plus difficile la pérennisation de nouveaux formats. Flick TV mise sur un modèle de micropaiement par épisode avec la possibilité d'évoluer vers des abonnements. ShareChat explore un mélange de publicités et d'abonnements, estimant que les micro-drames pourraient représenter une part « moyenne à élevée » de ses revenus d'ici 18 mois. Les coûts de production chutent considérablement grâce à l'IA générative, qui est désormais utilisée pour le scripting, le storyboarding, le doublage et le montage. ShareChat estime que les coûts ont diminué jusqu'à 75 % en deux ans, rendant l'expérimentation avec le volume et la vitesse plus viable. Pourtant, tout le monde n'est pas convaincu. Des plateformes comme Pratilipi restent en retrait, préférant attendre que le battage médiatique se calme et que le marché se consolide avant de se lancer dans les drames verticaux. Quelle est la prochaine étape ? La scène indienne du micro-drame n'en est encore qu'à ses débuts, mais elle attire déjà des millions de vues quotidiennes, des millions de dollars d'investissement et l'adhésion de startups et de géants des médias. Si l'expérience de la Chine est une indication, la prochaine phase consistera à affiner les modèles commerciaux, à fidéliser les publics et à prouver leur pérennité au-delà du buzz initial. Pour l'instant, l'Inde semble en passe de devenir le prochain banc d'essai majeur mondial pour déterminer si la fiction de deux minutes peut se transformer en une entreprise mondiale durable. Article rédigé par Blessing Azugama #BlessingAzugama Source Economic Times , 17 juin 2025

  • Content London 2025 : La nouvelle économie du contenu

    Les inscriptions sont désormais ouvertes pour Content London 2025, le premier marché de développement, conférence et événement de projections au monde, qui se tiendra du 1er au 4 décembre 2025. L'édition de cette année réunira plus de 3 000 leaders et décideurs de l'ensemble de l'industrie mondiale du contenu, autour du thème central : « Naviguer dans la Nouvelle Économie du Contenu » (Navigating the New Content Economy). L'événement débutera le 1er décembre par une première projection d'ouverture en soirée et les prestigieux Rose d’Or Awards, suivis d'un programme complet de trois jours de conférences, du 2 au 4 décembre. Dans le cadre du programme de cette année, le Vertical Programming and Microdrama Summit (Sommet sur la programmation verticale et le microdrame) mettra en lumière la croissance rapide de la narration courte (short-form storytelling) et les nouvelles opportunités qu'elle crée pour les publics et les producteurs mondiaux. Ce segment devrait fournir des informations précieuses sur la manière dont le microdrame façonne l'avenir de la consommation de contenu. Un nombre limité d'inscriptions de Niveau 3 (Tier 3) sont disponibles à 999 £, conçues pour soutenir de nouveaux partenariats au sein du paysage évolutif du contenu. Les divers intervenants déjà confirmés pour Content London 2025 comprennent : Grâce à son accent sur le développement, les partenariats et les idées progressistes, Content London demeure la plateforme de choix pour les professionnels de l'industrie qui cherchent à définir leur avenir dans un marché en rapide mutation. Parmi les participants confirmés à ce Sommet figurent des leaders de l'industrie tels que : Jana Winograde, Co-fondatrice et PDG de MicroCo, le premier studio basé aux États-Unis et plateforme native IA dédiée aux microdrames. Alexandre Perrin, Co-fondateur de StoryTV, le studio de drama vertical et plateforme de streaming pionnier en France, avec plus de 50 émissions originales et plus de 40 millions de vues mensuelles. Scott Brown, PDG de Second Rodeo, réalisateur et producteur nominé aux Emmy Awards connu pour son travail avec The Rock, MrBeast et Kevin Hart, et désormais concentré sur l'élévation des microdrames verticaux. Jen Cooper, Fondatrice de Vertical Drama Love, une plateforme mondiale de premier plan pour la critique, les revues et l'engagement des fans autour du drama vertical. Pour plus de détails sur les intervenants, l'événement et les informations d'inscription, visitez le site officiel : Content London 2025 . Sources Official Website C21 Media Article written by Blessing Azugama #BlessingAzugama

  • Dailymotion : le parcours combatif de la plateforme française vers l’écran du smartphone

    Dailymotion naît au moment où la vidéo envahit le web. Très vite, la plateforme devient un terrain d’essai à la française : d’abord centrée sur l’UGC, c’est-à-dire des contenus créés et mis en ligne par les utilisateurs eux-mêmes, puis progressivement organisée autour de sélections éditoriales et de partenariats médias. Elle explore aussi la VOD, la vidéo à la demande, et la diffusion sur téléviseurs connectés. Cette chronologie, racontée par les médias année après année, aide à comprendre comment nos usages ont basculé vers l’écran du téléphone. C’est exactement le terrain du duanju, la fiction courte verticale pensée pour le mobile : des épisodes très brefs, plein écran, enchaînés dans un flux continu. Relire l’histoire de Dailymotion, c’est voir se mettre en place, étape par étape, les briques techniques, éditoriales et économiques qui rendent aujourd’hui possible ce nouveau format. 2006 : Dailymotion est présenté par Le Monde comme le “YouTube à la française”. Fondée par Benjamin Bejbaum et Olivier Poitrey, la plateforme mise sur ses propres technologies d’encodage et d’hébergement pour rivaliser avec YouTube, récemment acquis par Google. Elle devient rapidement un acteur central du web 2.0 et de la vidéo en ligne en France. Sources : Le Monde 2007 : Dailymotion affirme son ambition médiatique. Son cofondateur Benjamin Bejbaum présente le programme Motion Maker, destiné à mettre en avant les contenus originaux et à professionnaliser la plateforme. La même année, l’entreprise réalise une levée de fonds de 25 millions d’euros pour accélérer son développement international et proposer son service en quatorze langues. L’association Studio Phocéen présidé par Guillaume Sanjorge, intègre alors ce programme de créateurs et apparaît durablement en première page de la rubrique “les meilleurs de Marseille". Sources : Clubic / Challenges 2008 : Dailymotion échappe à une taxe sur la publicité des services de vidéo à la demande. La même année, l’humoriste Jean-Yves Lafesse l’attaque en justice aux côtés de Google pour l’exploitation de ses vidéos, illustrant les tensions naissantes entre plateformes et ayants droit. Sources : Numerama (taxe ) / Numerama (Lafesse) 2009 : Dailymotion lance sa première offre de vidéo à la demande payante et s’associe à Numericable pour diffuser ses contenus directement sur les téléviseurs, élargissant son modèle au-delà du visionnage sur ordinateur. Sources : Challenges / Première 2010 : Dailymotion poursuit sa diversification et renforce son rôle de diffuseur de contenus. La plateforme signe un accord majeur avec l’INA, qui met en ligne 50 000 vidéos d’archives accessibles aux internautes, marquant l’un des partenariats les plus importants de son histoire. La même année, elle lance DM Kids, un portail spécialement conçu pour les tout-petits, et ouvre une antenne au Maroc, consolidant ainsi sa présence en Afrique du Nord et élargissant sa stratégie hors du marché européen. Sources : 01net / Famili / Le Matin (Maroc) 2011 : Dailymotion connaît un tournant stratégique avec l’arrivée d’Orange à son capital. L’opérateur acquiert 49 % des parts pour 58,8 millions d’euros, valorisant la plateforme entre 120 et 200 millions d’euros. Ce rapprochement marque la volonté d’Orange de renforcer son ancrage dans les contenus numériques, après l’échec des négociations avec TF1 l’année précédente. Le PDG de l’époque, Cédric Tournay, affirme que Dailymotion n’est « pas menacé par YouTube », estimant qu’il y a de la place pour plusieurs acteurs et misant sur une montée en puissance grâce à ce partenariat. Orange s’engage aussi à investir 30 millions d’euros supplémentaires, avec l’objectif de tripler le chiffre d’affaires d’ici 2016 et d’accélérer l’internationalisation (Espagne, Japon, Canada, Brésil). Sources : 20 Minutes / TouteLaCulture / Tradingsat / Challenges 2012 : Orange prépare la prise de contrôle total de Dailymotion, avec une finalisation prévue pour 2013. La plateforme expérimente la vidéo à la demande payante et envisage d’intégrer l’offre OCS. La sortie du film Les Paradis artificiels, déprogrammée après une avant-première gratuite en ligne, relance le débat sur la chronologie des médias. Sources : Europe 1 / Numerama / Les Échos 2013 : Yahoo tente de prendre le contrôle de Dailymotion, mais le ministre Arnaud Montebourg s’y oppose et le dossier est stoppé. Le PDG de la plateforme critique publiquement ce blocage, tandis qu’Orange annonce que le développement se fera « à l’intérieur du groupe », tout en évoquant des pistes de rapprochement industriel avec Vivendi. L’année marque aussi un signal en faveur des créateurs avec l’ouverture d’un studio de tournage de 600 m² à Paris, destiné aux producteurs et vidéastes. À l’international, Canal+ au Canada commence à diffuser des programmes via Dailymotion, signe d’une distribution élargie hors de France. Enfin, un film mis en ligne sur la plateforme est retiré des salles de cinéma, illustrant les tensions persistantes entre nouveaux modes de diffusion et exploitation traditionnelle. Sources : Le Monde (Montebourg)  / Challenges (Orange)  / Challenges (renoncement sous pression)  / Challenges (renoncement Yahoo)  / Challenges (critique PDG)  / La Dépêche  / Le Parisien  / Franceinfo (veto)  / Franceinfo (tacle Montebourg)  / Le Point  / Les Échos (destin contrarié)  / Les Échos (studio décembre)  / Les Échos (studio décembre, bis)  / CNEWS  / Ouest-France  / Le Monde (Orange)  / Le JDD  / L’Express  / La Presse  / Europe 1 (Vivendi)  / Europe 1 (Orange) 2014 : Dailymotion est décrite comme une « start-up aux mille vies » : la plateforme cherche son équilibre entre héritage de contenus produits par les utilisateurs et programmes plus premium. Elle relance sa stratégie sous l’égide d’Orange et prépare de nouveaux partenariats pour repartir à l’international. Dans le même mouvement, Golden Moustache renforce sa présence sur la plateforme, signe d’un recentrage vers les publics jeunes et les formats comédie très identifiés. L’année marque ainsi un repositionnement éditorial assumé et une volonté de s’appuyer sur des labels créateurs forts pour dynamiser l’offre. Sources : Les Échos / Airofmelty 2015 : Dailymotion est désigné « premier site internet français dans le monde », avec 109,5 millions de visiteurs uniques en 2014 et un positionnement de plus en plus tourné vers les usages professionnels. Le 15 janvier, la plateforme lance Dailymotion Games, un service de streaming dédié au gaming, accessible sur le web, mobile et consoles. En parallèle, un « divorce inéluctable » se profile avec Orange, annonçant une recomposition stratégique. Côté contenus, le retour d’Olive et Tom confirme l’attractivité de licences populaires pour la plateforme. Sources : BFM Business (1er site français) BFMTV (Olive et Tom) / BFM Business (Orange) / JDN / RTL 2016 : Un an après le rachat par Vivendi, la « convergence » promise patine : une centaine de départs en un an, un faible apport des contenus Canal+ (autour de 0,1 % de l’audience) et l’absence des catalogues Universal limitent fortement la plateforme. Le 1ᵉʳ avril, une explosion au gaz rue de Bérite à Paris endommage les studios attenants de Dailymotion et fait plusieurs blessés, perturbant immédiatement l’activité. Sources : Le Monde / HuffPost 2017 : Dailymotion relance sa plateforme avec une nouvelle app et un site refondus, centrés sur Actu, Sport, Musique et Divertissement, et se recentre sur des contenus dits premium avec des partenaires médias. La stratégie privilégie l’éditorialisation et des exclusivités plutôt que les stars de YouTube, en visant un public plus adulte. Malgré ce repositionnement, plusieurs analyses décrivent une période difficile et des moyens limités. Sources : Challenges / Megazap / PhonAndroid / Purebreak 2018 : La CNIL inflige à Dailymotion une amende de 50 000 € (délibération du 24 juillet) pour manquements de sécurité, à la suite de la fuite révélée fin 2016. Les médias évoquent des dizaines de millions de comptes touchés (environ 82,5 M d’e-mails et 18,3 M de mots de passe). Sources : Village de la Justice 2019 : Mise à jour de la chaîne Dailymotion sur Neufbox SFR : nouvelle interface noir et jaune, navigation simplifiée, accès direct aux tops et à la recherche. La plateforme met aussi en avant Dailymotion Games avec du live gaming, un chat, une recherche par jeu et une expérience multi-écrans. Sources : Ariase (Neufbox SFR ) / Ariase (Dailymotion Games) 2020 : Dailymotion Advertising lance « Vertical Video », un format publicitaire plein écran pour mobile. La première campagne avec Givenchy en septembre 2020 atteint 76 % de visibilité (pub réellement vue) et 77 % de complétion (pub regardée jusqu’au bout). Sources : L’ADN 2021 : Le retour d’Hello Geekette, web-série emblématique des années 2000 qui a marqué Dailymotion, est annoncé en version animée. La publication débute le 1ᵉʳ octobre, avec la participation vocale de Brigitte Lecordier. Sources : Eklecty-City 2022 : Dailymotion Advertising présente son offre “Green”, une démarche visant à mesurer et réduire l’empreinte environnementale des campagnes publicitaires (éco-conception créative, allègement des fichiers, optimisation des achats et de la diffusion). Sources : The Media Leader 2023 : Dailymotion se relance avec une nouvelle appli et une interface repensée, objectif 1 milliard d’utilisateurs d’ici 2026. Le player reste omniprésent en France : 9 internautes sur 10 l’utilisent, souvent via des sites médias en marque blanche. La plateforme ouvre un programme de monétisation doté de 2 M€ par an pour rémunérer les créateurs. L’app introduit le principe “change ton feed”, permettant d’ajuster l’algorithme pour découvrir d’autres contenus. Sources : CNEWS / BFMTV / Les Gens d’Internet / J’ai un pote dans la com’ 2024 : Dailymotion affine son virage “pro” : un an après sa refonte, la société lance Dailymotion Pro le 28 mars, revendique 3 000 clients avec un objectif de 10 000 d’ici 2028, 400 millions d’utilisateurs actifs mensuels, un temps passé multiplié par cinq et un « nettoyage de l’audience » pour repartir en croissance. La ligne “change ton feed” et la reconquête des jeunes créateurs amorcées l’an passé se prolongent, avec une interface et un positionnement pensés pour l’exploration plutôt que la répétition algorithmique. Côté gouvernance, Vivendi décide le 20 septembre de transférer Dailymotion sous l’égide de Canal+, pour renforcer les synergies de distribution et de régie. Plusieurs médias économiques soulignent en parallèle la cible entreprises et institutions, avec l’ambition de grignoter des parts à Vimeo, JW Player ou Brightcove. Sources : BFMTV / Le Parisien / BFM Business / Les Échos / The Media Leader (jeune) / Ouest-France / Next INpact / The Media Leader (créatrices) / Entreprendre / La Provence / Forbes France 2025 : Dailymotion Advertising décroche le prix « Régie Adtech Pure Player 2025 » lors du Prix Agence Média, organisé par The Media Leader. En février, la plateforme prévient qu’elle va supprimer les vidéos non visionnées depuis douze mois, avec un passage par trois mois d’archivage avant effacement définitif. Le 4 mars, l’arrivée de « TPMP » sur Dailymotion signe un record d’audience en France pour la marque depuis 2015. En mai, Dailymotion annonce l’acquisition de Mojo, application de création vidéo assistée par IA, pour renforcer ses outils face à YouTube et TikTok. Sources : MacGeneration / The Media Leader / BFMTV / Stratégies / Les Échos De « YouTube à la française » à un média européen davantage tourné vers les professionnels, Dailymotion a enchaîné phases d’expansion, contraintes, virages produits et mouvements d’actionnariat. Ses choix récents vont clairement vers le mobile : formats publicitaires pensés pour l’écran vertical, programme de rémunération des créateurs, offres dédiées aux entreprises et institutions. Pour que des séries duanju (fictions courtes et verticales) prospèrent sur Dailymotion, la plateforme doit offrir un cadre local crédible pour produire, distribuer et monétiser : publication en 9:16, enchaînement d’épisodes, régie adaptée et sponsoring. Le nœud reste la découvrabilité (être trouvé facilement) et la sécurité des marques. Mais l’itinéraire français de Dailymotion fournit déjà des appuis concrets aux studios et aux auteurs qui veulent installer, épisode après épisode, des histoires nées pour le smartphone.

  • Le format vertical à l’honneur à Toronto : L’exposition « La Verticale » ouvre une brèche

    C’est une première : à Toronto, l’exposition La Verticale, initiée par Le Labo en partenariat avec le festival Cinéfranco, donne une place centrale au format 9:16. Six artistes francophones y présentent des œuvres pensées pour un écran en hauteur, rompant avec les conventions horizontales du cinéma traditionnel. Du 1er au 9 novembre 2024, le public a découvert des vidéos projetées en studio 277, dans les locaux du Labo, au 401 Richmond Street. Cette initiative, portée par Dyana Ouvrard (directrice générale et artistique du Labo) et Mathilde Rousseau, a permis de faire rayonner une forme d’expression encore marginale : la vidéo verticale. Une autre façon de voir, une autre façon de raconter Pensée comme un volet arts médiatiques du festival Cinéfranco, l’exposition s’écarte du grand écran classique pour explorer les marges et les formats mobiles. Chaque œuvre, de Writer’s Block à Flânerie éphémère, interroge l’intime, la mémoire ou la disparition, faisant du format vertical une contrainte fertile. Au Canada, des recherches conceptuelles et artistiques émergent autour du format vertical, bien au-delà de la seule adaptation aux usages mobiles. • CHOQ FM , 31 octobre 2024 • Le Labo , 22 octobre 2024 • Facebook - Le Labo , 11 décembre 2024

  • Quand la France découvre ReelShort

    En janvier 2024, un nom est apparu dans les colonnes des médias français : ReelShort. Cette application, déjà massivement utilisée aux États-Unis et en Asie, a fait irruption dans le paysage hexagonal comme une curiosité, qualifiée aussitôt de « TikTok des séries ». De La Montagne à Midi Libre, en passant par Stratégies, France Info, La Dépêche, France Inter et Courrier International, tous ont relayé le phénomène. Pour beaucoup, il s’agissait de présenter au public français une nouvelle manière de consommer des récits : des épisodes verticaux d’une à deux minutes, conçus pour défiler sur smartphone, entrecoupés de publicités. Entre fascination et scepticisme Le ton des articles oscille entre étonnement et prudence. Certains soulignent le succès fulgurant de l’application, portée par des téléchargements massifs et des budgets publicitaires colossaux. D’autres rappellent la faiblesse de son catalogue, ses intrigues stéréotypées ou encore son modèle économique basé sur la publicité et les micro-paiements. Le TikTok des séries L’expression s’est imposée partout. Elle traduit bien l’impression d’un format pensé pour capter l’attention, à la frontière entre réseaux sociaux et fiction sérielle. Cette assimilation à TikTok a sans doute facilité la compréhension d’un phénomène encore peu connu du grand public en France : le micro-drama, ou duanju. L’entrée de ReelShort dans l’actualité française marque un tournant : c’est la première fois qu’un format issu de la culture des mini-séries verticales chinoises est couvert de manière coordonnée par la presse nationale. Derrière la curiosité médiatique se profile une mutation plus profonde : la prise de conscience que la fiction mobile ultra-courte ne relève plus de l’anecdote, mais d’un nouveau langage narratif mondial. Sources : • La Dépêche , 1 décembre 2023 • Courrier International , 27 janvier 2023 • France Inter , 1 janvier 2024 • La Montagne , 8 janvier 2024 • Stratégies , 8 janvier 2024 • France Info , 10 janvier 2024 • Midi Libre , 10 janvier 2024

  • Les Duanju visent désormais un public mondial

    Longtemps cantonnés aux plateformes chinoises, les duanju s’installent aujourd’hui sur les écrans du monde entier. Leur diffusion à l’international repose sur une adaptation fine des récits, des visages et des codes narratifs. Des applications comme ReelShort ou DramaBox ne se contentent pas de traduire leurs contenus. Elles adaptent leur offre à chaque marché : casting local, décors familiers, dialogues retravaillés pour mieux coller aux usages culturels. Certaines séries produites aux États-Unis reprennent des codes narratifs locaux : thrillers sentimentaux, romances intenses, drames sociaux. Les plateformes misent aussi sur les réseaux sociaux pour faire circuler les extraits les plus intenses, souvent en quelques secondes. Le bouche-à-oreille numérique joue un rôle central : ce sont souvent des scènes isolées, un regard, une gifle, une déclaration, qui captent l’attention avant d’amener vers la série complète. Sur TikTok, les hashtags #shortfilm et #shortmovie dépassent respectivement 29 milliards et 17 milliards de vues. L’application ReelShort revendique plus d’un milliard de vues mensuelles, dont 62 % proviennent d’utilisateurs de moins de 35 ans. En France, Le Monde observe que ce format ultra-rapide séduit une nouvelle génération d’utilisateurs, habitués à consommer des récits en fragments. Loin d’être un simple produit d’exportation, le duanju devient un langage visuel partagé, capable de toucher des spectateurs aux cultures très différentes. Sources : • The Telegraph , 11 novembre 2024 • 36Kr Europe , 18 avril 2024 • Le Monde , 7 juin 2024 • Radii , 20 février 2025 • Caixin Global , 25 juin 2025

  • Aux origines du Duanju : quand la Chine invente le modèle de la fiction mobile

    Avant de devenir un phénomène mondial, le Duanju est né en Chine à la croisée de la littérature web, des programmes courts, des réseaux sociaux et des usages mobiles. Dès 2002, des plateformes comme Qidian proposaient des romans-feuilletons numériques, lus chapitre par chapitre. Ce mode de lecture épisodique, rapide et addictif a jeté les bases d’un rapport nouveau à la fiction : séquencé, pensé pour être consommé en série. Ce modèle narratif a progressivement migré vers la vidéo. Vers 2010, émergent les premiers micro-films : des vidéos très courtes, autonomes et souvent autoproduites, diffusées sur Tudou ou Sina Video. Narrativement bouclés en un seul épisode, ils marquent une première passerelle entre fiction web et vidéo. En 2013, apparaissent les premiers micro-dramas sur Youku. Contrairement aux micro-films, ils sont épisodiques, structurés en mini-séries. Toujours au format horizontal, ils posent les bases du duanju sans encore s’adresser au mobile. C’est en 2018 que le Duanju adopte sa forme actuelle : vertical, mobile, ultra-rythmé et monétisé. Le smartphone ne devient pas seulement un écran principal, il en est le berceau. Les épisodes, d’une durée de 1 à 6 minutes, défilent comme des stories. L’écriture est concise, marquée par des rebondissements finaux, pour capter l’attention dans un flux continu. Cette période correspond à l’essor d’applications comme Douyin ou Kuaishou, qui popularisent le format auprès du grand public. Par la suite, ce modèle s’exporte et se consolide à travers des plateformes comme ReelShort, DramaBox, ou GoodShort, confirmant l’émergence d’un langage narratif propre aux usages mobiles. En Chine, ces fictions sont souvent désignées sous le terme « duanju vertical payant » (竖屏付费短剧), soulignant leur ancrage dans une culture numérique spécifique et un modèle économique basé sur l’achat d’épisodes ou l’abonnement. En bref, le Duanju n’est pas seulement un nouveau format : c’est une réinvention complète de la narration, issue de la culture numérique chinoise et façonnée par deux décennies d’expérimentations entre texte, image et interaction. Sources : • 中国作家网 / China Writers Association ,  25 decembre 2023 • 澎湃新闻 / The Paper , 11 juin 2024

  • La brièveté comme un incontournable

    Collaborateur de plusieurs revues et observateur des mutations culturelles, Jean-Marie Sanjorge s’approprie le format duanju pour en proposer une lecture plus large. Pour lui, il s’inscrit pleinement dans le mouvement d’accélération qui structure notre modernité. « Beaucoup de choses ont été dites sur le phénomène d’accélération qui a caractérisé la modernité occidentale depuis les deux derniers siècles. Il ne m’appartient pas ici de juger les avantages et les inconvénients de cette situation, mais, conformément au titre de cette page, de la considérer comme incontournable ! On peut naturellement relier cela au phénomène d’accélération qui a caractérisé les cycles politiques, les évolutions sociales, les modes vestimentaires, l’art d’écrire ou, tout simplement, la manière générale de vivre. Ce mouvement étant bien sûr renforcé par l’informatisation totale des modes de communication récents. Nos fictions verticales sont un accomplissement absolu de cette tendance, ce que nous assumons pleinement ! À nous de réfléchir, en liaison avec nos partenaires, pour enrichir encore nos créations et leur donner une dimension nouvelle ! » Dans la continuité de cette réflexion, Jean-Marie Sanjorge rappelle que la brièveté n’est pas qu’une contrainte moderne, mais aussi une tradition esthétique ancienne, comme le Jueju chinois, qui révèle la force des formes très courtes. « Nous pourrions parler des formes brèves utilisées brillamment par des écrivains français mais, en hommage à nos partenaires asiatiques, j’évoquerai ici des textes poétiques courts : très anciens mais toujours pratiqués, ils sont nés du sentiment que quelques mots étaient susceptibles de rassembler l’attention et l’émotion du lecteur, autour d’images immédiatement porteuses d’esthétique ! Par exemple, le poète chinois Du Mu, au IXè siècle de notre ère, en juste quatre vers : Sur une si longue distance, des chants d’oiseaux où le vert illumine le rouge, Villages au bord de l’eau, collines, bannières de vin dans le vent, Centaines de temples du Sud Combien de terrasses noyées dans la brume et la pluie ?  En un seul regard, ces oiseaux dans la brume nous offrent leur beauté… Que dire de plus ? Que nous semblons éloignés ici de nos fictions verticales courantes ! Bien sûr ! Pourtant, gardons à l’esprit l’idée d’une concentration de l’émotion, que nous devons tenter de réanimer, sous une forme évidemment totalement nouvelle ! Nous créerons la surprise… Là est notre défi ! » Entre modernité numérique et héritages poétiques, Jean-Marie Sanjorge voit dans la brièveté un art en soi, une voie stimulante pour les créateurs, au-delà des logiques économiques. #JeanMarieSanjorge

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